Opéras en streaming à (re)voir cette semaine du 13 juillet 2020

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Le Metropolitan poursuit son planning de diffusions de ses productions, aux accents français en ce début de semaine, tandis que la "scène numérique" du festival d'Aix-en-Provence prend fin. Toutefois, en France, les concerts ne manquent pas, notamment avec le Grand Concert de Paris le 14 juillet, ainsi que les deux concerts exceptionnels proposés par l'Opéra de Paris en hommage aux personnels soignants. Un hommage que l'on retrouve également au travers du concert live via Facebook de l'ensemble Aedes le 15 juillet.

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Metropolitan Opera

Le 13 juillet, c'est avec la France que s'ouvre la semaine, par l'élégante Manon Lescaut de Richard Eyre qui place l'action durant l'Occupation. Cette production, qui fut l'un des temps forts de la saison 2015-2016, est portée par un plateau réunissant Roberto Alagna (qui remplaçait alors Jonas Kaufmann) et Kristine Opolais sous la direction de Fabio Luisi.
Le 14 juillet, place à une pépite du Met avec La Traviata dans une version de 1981 mise en scène par Colin Graham, avec Ileana Cotrubas, poignante dans le rôle-titre, Plácido Domingo en Alfredo passionné, ainsi que Cornell MacNeil en Germont.
Le 15 juillet, la production à couper le souffle de Turandot, signée par Franco Zeffirelli, met en vedette Maria Guleghina dans le rôle-titre, rejointe par Marcello Giordani en Calaf, Marina Poplavskaya en Liu et Samuel Ramey en Timur.
Le 16 juillet, Wozzeck prend place sur vos écrans dans la nouvelle production de 2019-2020 signée par William Kentridge, qui marquait la prise de rôle de Peter Mattei dans le rôle-titre aux côtés d'Elza van den Heever, de Gerhard Siegel et de Christopher Ventris.
Le 17 juillet, c'est à La Cenerentola de ravir le public. Cette production créée en 2009 devait justement être reprise en mars dernier, et nous en rendions compte en anglais en 2015, lors d'une reprise à Zürich. Dans cette captation, nous aurons le plaisir de retrouver Elīna Garanča en Angelina, Lawrence Brownlee en Ramiro, Alessandro Corbelli en Magnifico et Simone Alberghini en Dandini.
Le 18 juillet, nous restons d'humeur légère pour la fin de semaine avec l'élégante production de Richard Eyre des Noces de Figaro créée en 2014. Ildar Abdrazakov est l'ingénieux Figaro, Marlis Petersen est Susanna, Amanda Majeski et Peter Mattei forment le couple Almaviva tandis qu'Isabel Leonard est Cherubino.
Parallèlement, ce jour marque également le début d'une nouvelle série de concerts du Met, "Met Stars Live in Concert" avec, pour ce coup d'envoi, un récital de Jonas Kaufmann depuis la Bavière.
Le 19 juillet, La Bohème sensationnelle imaginée par Franco Zeffirelli, reprise de nombreuses fois avec de grands noms, mais présentée ici avec sa première distribution de 1982 : la touchante et fragile Teresa Stratas incarne une Mimi mourante face à son amant passionné qu'est José Carreras. Richard Stilwell est pour sa part Marcello, Renata Scotto, Musetta, et James Morris, Colline.

» L'ensemble de la programmation est disponible ici.

Festival d'Aix-en-Provence

• Le 13 juillet, la "création en Méditerranée" s'invite au festival, avec une interview de Stéphanie d'Oustrac en matinée permettant d'introduire la Carmen de Dmitri Tcherniakov que nous avions vue en 2017 sans être convaincu par la proposition scénique. Heuresement, il en était tout autre de la distribution vocale réunissant non seulement Stéphanie d'Oustrac pour le rôle-titre, mais également Michael Fabiano en Don José, personnage ici central, ou encore Elsa Dreisig (Micaëla).
• Le 14 juillet, rendez-vous à 19h avec Sabine Devieilhe pour un récital piano-voix, suivi à 21h par le Requiem de Mozart dirigé par Raphaël Pichon, sûblimé et transcandé par la mise en scène de Roméo Castellucci. Les solistes nous ont également ravis, entre Sara Mingardo, Siobhan Stagg, Martin Mitterrutzner et Luca Tittoto.
• Le 15 juillet marque la fin de la "scène numérique" sous le thème de "construire l'avenir" en proposant un concert symphonique à 19h en compagnie du London Symphony Orchestra dirigé par Duncan Ward. A 21h, le festival nunmérique se cloture donc par l'Elektra de 2013, signée par Patrice Chéreau, dirigée par Esa-Pekka Salonen, et avec Evelyn Herlitzius dans le rôle-titre.

» L'ensemble de la programmation est disponible ici.

Opéra National de Paris

Le 13 juillet, la maison propose de (re)voir Moses und Aron donné dans ses murs en 2015, dans une mise en scène de Romeo Castellucci, donnée alors pour la première fois. Sous la direction de Philippe Jordan, le Moïse de Thomas Johannes Mayer se confronte au Aaron de John Graham Hall pour un résultat resté dans les annales.
• Les 13 et 14 juillet, l'Opéra propose deux concerts solidaires afin de "rendre hommage au dévouement et au courage du personnel soignant et de tous ceux qui ont œuvré en faveur de la collectivité au cours des derniers mois". Ils réunissent Julie Fuchs, Stéphane Degout, l’Orchestre de l'Opéra national de Paris sous la direction de Philippe Jordan ainsi que les Chœurs de l’Opéra national de Paris, sous la direction de José Luis Basso. Pour les voir, rendez-vous sur la page Facebook ou la chaîne YouTube de l'Opéra.

Teatro alla Scala

Le 13 juillet, la maison milanaise poursuit sa réouverture avec un concert de "jeunes talents" et d'anciens élèves de l’Académie de la Scala. Parmi les noms présents, citons Irina Lungu, Szilvia Vörös, Raffaele Abete ou Jongmin Park qui se retrouverons autour de Mozart, Verdi, Massenet, Rossini, Puccini et Gounod.

Royal Opera House

Jusqu'au 3 août, il est possible d'écouter l'Elektra captée dans la production de Charles Edwards avec Christine Goerke dans le rôle-titre, Adrianne Pieczonka (Chrysothemis) ou encore Michaela Schuster (Klytemnestre).
Jusqu'au 8 août, Le Barbier de Séville est disponible à la réécoute sous la baguette de Henrik Nánási. Vito Priante est Figaro, Daniela Mack, Rosina, Javier Camarena, le comte Almaviva, et Jose Fardilha, le Dr Bartolo.
Du 17 au 30 juillet, c'est au Faust signé par David McVicar (que nous avions vu en 2014) de prendre place, avec Michael Fabiano, Irina Lungu et Erwin Schrott sous la baguette de Dan Ettinger.

Festival de Glyndebourne

Du 19 au 26 juillet, la production proposée cette semaine par le festival est celle du Barbier de Séville imaginée par Annabel Arden en 2016 et à laquelle nous avions alors assisté. Sous la direction dynamique d'Enrique Mazzola, "Bjorn Bürger est un Figaro modèle" face à la Rosina de Danielle de Niese, le comte Almaviva de Taylor Stayton et le Bartolo d'Alessandro Corbelli.

Théâtre Mariinsky

• Le théâtre permet encore de (re)voir Ivan le terrible dirigé par Valery Gergiev le 12 juillet, avec Olga Borodina, Yulia Matochkina et Mikhail Petrenko
• A côté de cela et du festival "Stars of the white nights", le théâtre continue de proposer différents streamings via sa chaîne Youtube, dont Iolanta.

Arte Concert

Le 16 juillet, à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, Barbara Hannigan donne autant de la baguette que de la voix dans un programme réunissant Britten, Haydn et Stravinsky.

OperaVision

Le 17 juillet, c'est une oeuvre peu banale qui est proposée avec Infinite Now capté à l'Opéra de Flandres en 2017 (et qui fut reprise en version de concert à la Philharmonie de Paris la même année). Selon la présentation du site, "la sublime œuvre de Chaya Czernowin, Infinite Now, entrelace deux histoires qui, en apparence, ne semblent pas liées – la pièce de théâtre FRONT de Luk Perceval inspirée du roman À l'Ouest, rien de nouveau d'Erich Maria Remarque ainsi que la nouvelle Homecoming de Can Xue – qui évoquent toutes deux la condition humaine de l'enfermement et de la nudité existentielle, et au-delà, la volonté de survivre".

Ensemble Aedes

• Les maisons ne sont pas les seules à proposer des enregistrements en direct via les réseaux sociaux. C'est le cas de l'ensemble Aedes qui, fort de son partonariat avec l’association Tournesol, Artistes à l’Hôpital, propose le 15 juillet à 15h30 un Concert Live afin de "renouer le lien entre la musique et l’hôpital en proposant un concert unique, disponible en live et en replay, qui puisse être diffusé dans les structures hospitalières qui le souhaitent". Capté sans public avec moins de 20 chanteurs, le programme propose de mêler Poulenc avec un répertoire plus popluraire et des chansons de Barbara et de Brel.

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