A l'Opéra de Dijon, une saison 2022-2023 sous le signe de l’excellence et de la diversité des formes artistiques

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Pour 2022-2023, l’Opéra de Dijon nous « invite à un voyage à travers les plus grandes œuvres lyriques » grâce à une programmation « placée plus que jamais sous le signe de l’excellence et de la diversité des formes artistiques ».

Le Chant de la Terre ouvrira la saison dans une mise en scène et une scénographie de Philippe Quesne, qui livrera « un de ces panoramas scéniques dont il a le secret ». L’œuvre de Mahler lui a inspiré une « vibrante méditation sur l’avenir de notre planète » dont la direction musicale sera confiée à Emilio Pomàrico, tandis que Christina Daletska et Maximilian Schmitt se retrouveront sur scène.

En novembre, le Stiffelio imaginée par Bruno Ravella que nous avions vu à l’Opéra national du Rhin en 2021 arrivera à Dijon sous la direction de Debora Waldman. Stefano Secco tiendra le rôle-titre face notamment à la Lina d’Erika Beretti, avant qu’Antoinette Dennefeld ne revienne pour sa part dans la maison dijonnaise pour tenir le rôle-titre de La Périchole signée par Laurent Pelly et créé un peu plus tôt au Théâtre des Champs-Elysées. Philippe Talbot interprètera Piquillo, Rodolphe Briand, le Comte Don Miguel de Panatellas, et Lionel Lhote, Don Pedro de Hinoyosa. Chloé Briot, Alix Le Saux, Valentine Lemercier et Natalie Perez viendront compléter la distribution. Ce sera là une belle façon de débuter l’année.

Le 1er février, Dafne de Wolfgang Mitterer sera proposé dans une scénographie d’Aurélien Bory, sous la direction de Geoffroy Jourdain, avec notamment Adèle Carlier, Jeanne Dumat ou encore Constantin Goubet. Le même mois, Dominique Pitoiset mettra en scène Le Tour d’écrou, sous la direction d’Elizabeth Askren. Jonathan Boyd tiendra le rôle-titre face à la gouvernante de Marianne Croux.

Le Journal d’un disparu signé par Ivo van Hove, dont nous rendions compte en 2018, arrivera à Dijon, avec cette fois Ed Lyon et Marie Hamard, que nous avions justement entendue dans ce rôle à Lyon. Puis La Petite Boutique des horreurs proposée en 2022 à l’Opéra Comique dans la mise en scène de Valérie Lesort et Christian Hecq, avec Judith Fa, Lionel Peintre ou encore Damien Bigourdan.

Retour ensuite dans un registre plus classique avec une nouvelle production d’Armide, mis en scène par Dominique Pitoiset. Stéphanie d’Oustrac y reprendra la rôle-titre qu’elle connaît bien face au Renaud de Cyril Auvity, sous la baguette de Vincent Dumestre. Le plateau réunira également Tomislav Lavoie, Marie Perbost, ou encore Eva Zaïcik, ce qui promet une belle expérience et devrait en faire l’un des temps forts de la saison.

Benoît Rameau interprètera à nouveau Zylan en mai dans Zylan ne chantera plus de Diana Soh, créé à Lyon en 2021, avant que la saison ne se clôture par Le Cabaret du Faune, de Romie Estèves et Nicolas Krüger. L’œuvre « offre la rencontre inattendue de l’univers de Debussy et de la forme du cabaret : un spectacle musical, chanté, théâtral et dansant porté par un désir de fluidité et de métamorphoses ».

Enfin, parmi les différents concerts proposés en parallèle, citons ceux de Stéphanie d’Oustrac, qui proposera « des chansons des Années folles en écho à des airs Baroques », de Lea Desandre autour d’Amazone, son dernier disque que nous avons beaucoup aimé, ou encore de Patricia Petibon et Cyrille Dubois aux côtés de l’Orchestre National de France dirigé par Enrique Mazzola. Le public aura également le plaisir d’entendre Mariana Flores et Julie Roset sous la direction de Leonardo García Alarcón autour d’un programme reprenant celui de leur disque Lamenti & Sospiri qui fut une très belle découverte lors de sa sortie. Delphine Galou se produira elle aussi à Dijon, en compagnie de l’Accademia Bizantina et dans un programme autour de Vivaldi, Porpora et Jommelli.

Plus d’informations sont disponibles sur le site officiel de l’Opéra.

Elodie Martinez

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