La Périchole - La Périchole

Informations Description
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Informations générales

  • Compositeur :Jacques Offenbach
  • Librettiste :Ludovic Halevy
  • Année de création :1868
  • Lieu de création :France
  • Nombre d'acte :3
  • Langue originale :Français
  • Maison d'opéra de la production originale :Théâtre des Variétés

Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3

Avecla Périchole Jacques Offenbach commence à s’éloigner de l’univers de l’opérette pour explorer les chemins qui le conduiront aux Contes d’Hoffmann. Celui qui s’est fait une spécialité de mettre le rire en musique sait aussi aborder les rivages du lyrisme avec une histoire d’amour contrariée par les affres de la misère et l’odieuse oppression d’un pouvoir arbitraire. Les caractéristiques de l’opéra bouffe offenbachien évoluent dans cette œuvre où les protagonistes échappent à la dérision née de situations purement bouffonnes. De la tendre mélancolie nourrie par les inquiétudes et les tourments de la Périchole et de son amant Piquillo, nait une émotion nouvelle qui nimbe et transforme le rire de la satire. C’est pourquoi le public fut déstabilisé par cet ouvrage qui se rapprochait plus du style de l’opéra-comique que du tourbillon satirique de la Belle Hélène ou de la Vie parisienne.
Ce fut la plus mauvaise performance du trio Offenbach, Meillac et Halévy. Il faudra attendre 1874, pour que La Périchole renaisse dans une version remaniée en trois actes qui s’imposera comme la version définitive. La célèbre Hortense Schneider fut la créatrice de la Périchole, actrice et maîtresse du vice-roi du Pérou dont l’existence est attestée et dont Prosper Mérimée s’était déjà inspiré dans sa pièce, Le Carrosse du Saint-Sacrement. La « petite sœur de Carmen » comme la définissait, Jane Rhodes, une autre de ses fameuses interprètes, reviendra au cinéma dans le Carrosse d’or de Jean Renoir, en 1953, sous les traits d’Anna Magnani.

Résumé

À Lima, au XVIIIème siècle, une chanteuse des rues, la Périchole et son amant Piquillo, mènent une existence misérable. Le Vice-Roi Don Andrès de Ribeira qui participe incognito à une fête populaire remarque la jeune femme épuisée par la faim et lui propose de l’emmener à la Cour. La Périchole accablée par la misère finit par accepter et laisse une  touchante lettre d’adieu à Piquillo. Mais une dame de la Cour se doit d’être mariée et l’amant délaissé est choisi par hasard pour être l’époux complaisant de la nouvelle favorite du vice-roi. Piquillo, parfaitement ivre,  épouse donc sa maîtresse sans en avoir conscience. Quand il recouvre sa lucidité, il ne peut que dénoncer avec fureur la trahison de sa perfide maîtresse. Pour punir cet éclat, il est jeté au cachot des « maris récalcitrants ». Après une série de quiproquos, il parviendra à s’échapper avec la Périchole qui n’a pas cessé de l’aimer. 

Acte 1

À Lima, sur une petite place devant le cabaret des Trois Cousines, on célèbre la fête du vice-roi, réjouissance imposée et surveillée par le gouverneur et le premier gentilhomme de la cour, déguisés comme le vice-roi lui-même pour prendre la mesure de la ferveur du peuple sans se faire remarquer. Pourtant tout le monde reconnait les trois hommes au milieu de la fête qui bat son plein.
Après leur départ, arrivent la Périchole et Piquillo, un couple de chanteurs des rues dont la prestation ne rencontre aucun succès. Les deux amants sont découragés. La Périchole, épuisée, s’endort, tandis que Piquillo s’éloigne dans l’espoir de récolter quelque argent. C’est alors que le vice-roi découvre la belle endormie et, tout à fait séduit, lui propose de l’accompagner à la cour où il en fera une demoiselle d’honneur. Vaincue par la faim, la Périchole accepte la proposition dont elle perçoit bien les implications. Elle rédige une touchante lettre pour son amant, signée : « la Périchole qui t’aime, mais qui n’en peut plus ». Mais il faut que la nouvelle favorite du vice-roi soit mariée. Le pauvre Piquillo qui a tenté de se suicider après avoir lu la fameuse lettre d’adieu, est choisi par hasard pour faire office de mari. Il résiste jusqu’à ce qu’on le fasse copieusement boire. Le mariage a lieu avec deux notaires titubants, un Piquillo ivre, une Périchole un peu grise mais consciente et heureuse d’épouser ainsi son amant…

Acte 2

À la Cour, objet de toutes les railleries, Piquillo comprend qu’il a été marié à la  nouvelle maîtresse du vice-roi mais il ne sait toujours pas qui est cette Comtesse de Tabago, Marquise de Mançanarez dont il doit faire la présentation officielle. Soudain, il réalise que c’est la Périchole, elle-même, magnifiquement habillée. Il laisse éclater sa fureur malgré les efforts de sa maîtresse qui essaie de le convaincre des avantages de cette nouvelle situation. «  Mon dieu que les hommes sont bêtes ! » se désole la récente Marquise. Le scandale que provoque Piquillo est tel qu’il lui vaut d’être jeté dans « le cachot des maris récalcitrants ».

Acte 3

Dans son cachot, Piquillo finit par s’endormir en méditant sur son triste sort. La Périchole vient le retrouver pour le consoler (Je t’adore, brigand, j’ai honte à l’avouer). Elle veut l’aider à fuir avec la complicité du geôlier achetée au moyen des diamants offerts par le vice-roi. Hélas, ce geôlier n’est autre que Don Andrès, le vice-roi, encore une fois déguisé. Les deux amants sont maintenant enchaînés aux murs du cachot. Toutefois, Don Andrès promet de venir délivrer la Périchole si elle revenait à de meilleurs sentiments à son égard ; il lui suffirait de fredonner un air pour le prévenir et regagner sa liberté.
C’est alors que surgit devant les deux amants un vieux prisonnier qui assure avoir mis douze ans pour percer le mur de son cachot avec un petit couteau. Encore douze ans  pour percer un autre mur et ils seront libres tous les trois. La Périchole a un plan plus rapide : faire sauter leurs chaînes avec le petit couteau, attirer le vice-roi avec une de ses chansons, le ficeler et lui prendre les clefs du cachot.  Le stratagème réussit et assure la fuite des prisonniers qui se réfugient au cabaret des Trois Cousines. Devant l’incapacité de ses hommes à rattraper les trois fuyards, le vice-roi entre dans une grande fureur. La Périchole et Piquillo, accompagnés du vieux prisonnier, se présentent revêtus de leurs costumes de chanteurs des rues et implorent le pardon de Don Andrès avec une complainte intitulée « le pardon d’Auguste ». Emu, le vice-roi pardonne et laisse même à la Périchole les diamants qu’elle s’apprêtait à lui rendre.

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