Stiffelio - Stiffelio

Informations Description
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Informations générales

  • Compositeur :Giuseppe Verdi
  • Librettiste :Francesco Maria Piave
  • Année de création :1950
  • Lieu de création :Italie
  • Nombre d'acte :3
  • Langue originale :Italien
  • Maison d'opéra de la production originale :Teatro Grande

Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3

        Stiffelio est généralement considéré comme le dernier ouvrage représentatif de ces « années de galère » comme les appelle Verdi, qui commencent en 1842 avec le formidable succès de Nabucco : quatorze ouvrages créés en huit ans seulement! Cette frénésie créatrice lui permet de développer les ressources de son langage musical tout en expérimentant son « métier ». Après avoir exploré les chemins de l’inspiration patriotique, le compositeur se tourne vers l’approfondissement des rapports humains, comme en témoignera magnifiquement Rigoletto dont la création a lieu quatre mois seulement après celle de Stiffelio. Le sujet proposé par le librettiste Francesco Maria Piave était des plus stimulants pour Verdi, séduit d’emblée par une histoire contemporaine réaliste, basée sur un grand conflit passionnel et moral. Cela fait irrésistiblement penser aux enjeux esthétiques et moraux de La Traviata (1853) dont le livret sera aussi de Piave. L’adaptation de la pièce française de Souvestre et Bourgeois mettant en scène un pasteur et sa femme adultère avait de quoi provoquer les foudres de la censure. Une épreuve de force s’engagea qui conduisit Verdi et Piave à gommer une grande partie des éléments de nature à choquer la sensibilité religieuse des autorités et du public. L’efficacité dramatique du livret fut indéniablement compromise par ses changements, mais l’inventivité et la puissance expressive de la partition permirent un beau succès lors de la création. Toutefois Stiffelio ne parvint jamais à s’imposer comme une œuvre marquante. Pour échapper définitivement à la censure Verdi décida d’entreprendre une révision complète de son opéra qui fut créé en 1857 sous le titre nouveau d’Aroldo. Le livret est profondément remanié, les noms et qualités des personnages transposés, mais le succès n’est toujours pas au rendez-vous et l’œuvre nouvelle est immédiatement affublée du sobriquet peu flatteur de « Stiffelio riscaldato » (Stiffelio réchauffé). Il fallut attendre 1968 pour entrevoir à Parme une véritable renaissance. Puis en 1985 Venise tenta de donner simultanément les deux versions, Stiffelio et Aroldo. José Carreras et Placido Domingo furent tentés par le  beau rôle de Stiffelio dont les accents pathétiques annoncent la fureur jalouse d’Otello (1887).

Résumé

Stiffelio, pasteur de la secte protestante des Ashavériens, a pour épouse Lina, fille du comte Stankar. A la suite d’une dénonciation, Stiffelio conçoit des soupçons sur la fidélité de son épouse qui se sent coupable d’avoir trahi son mari durant son absence.  La découverte de sa liaison avec le jeune Raffaele jette Stiffelio dans la fureur, puis l’abattement. Il propose le divorce à sa femme, qui accuse son amant Raffaele d’avoir abusé de sa confiance pour la séduire alors qu’elle aime toujours son mari. Stiffelio veut se venger mais le père de Lina, le comte Stankar, a déjà tué Raffaele. Stiffelio finit par pardonner publiquement l’adultère au cours d’un prêche devant toute sa communauté réunie.

Acte 1

Près de Salzbourg, au XIXème siècle, Stiffelio revient au château du comte Stankar dont il a épousé la fille, Lina. A la suite de la dénonciation d’un batelier, Stiffelio apprend qu’une jeune femme du château entretient une liaison clandestine, mais au nom du pardon chrétien il se refuse à exploiter cet incident. Bouleversée, Lina veut confesser sa trahison à son mari, mais son père l’en dissuade. Cependant, le trouble de sa femme à l’évocation des épouses adultères et l’absence de l’anneau nuptial à son doigt, conduisent Stiffelio à nourrir des soupçons et à s’abandonner à la jalousie (« Vidi dovumque gemere »). Le père de Lina, certain de l’adultère, provoque en duel l’amant de sa fille, Raffaele.

Acte 2

Lina veut empêcher le duel entre son père et son amant Raffaele, auquel elle avoue qu’elle ne l’aime pas. Les deux hommes vont s’affronter quand paraît Stiffelio qui les accuse de profaner le cimetière dans lequel ils se sont donné rendez-vous. Stankar révèle toute la vérité à Stiffelio (« Ah no, è impossibile »). En proie à un douloureux combat intérieur, il s’effondre accablé, en maudissant Lina.

Acte 3

Stankar  songe à se suicider, miné par l’idée du déshonneur qui va frapper sa famille. Il se sent renaître en apprenant que Raffaele a renoncé à fuir (« Oh gioia inesprimibile »). Stiffelio veut mettre à jour les véritables sentiments des deux amants. Il propose le divorce à sa femme, qui s’apprête à l’accepter tout en proclamant qu’elle a été trompée par un séducteur. En demandant à Stiffelio de recevoir sa confession, elle se proclame innocente car elle aime toujours son mari (« Opposto è il calle »). Quand Stiffelio veut accomplir sa vengeance, Stankar lui révèle qu’il a déjà tué Raffaele. Stiffelio se rend au temple où se trouve réunie toute sa communauté. Il ouvre la Bible au hasard et s’arrête sur la parabole de la femme adultère. Lina se jette alors à ses pieds. Stiffelio prêche le pardon et toute l’assistance se joint à lui.

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