Boris Christoff

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Informations générales

  • Nom :Christoff
  • Prénom :Boris
  • Date de naissance :18/05/1914
  • Date de mort :28/06/1993
  • Nationalité :Bulgarie
  • Tessiture :Basse

Biographie

Durant toute la période du « rideau de fer », Boris Christoff a incarné pour le public occidental le chanteur slave par excellence. Il a chanté tous les plus grands rôles de basse du répertoire et de nombreux enregistrements restituent l’intensité de sa voix aux couleurs sombres, déployant tout le potentiel émotionnel des mots que ce soit dans les opéras et les mélodies de Moussorgski ou dans les grands ouvrages de Verdi, ou de Wagner. Pendant une quarantaine d’années, Boris Christoff a rayonné sur les scènes les plus prestigieuses dans les répertoires et les idiomes les plus variés. A l’instar du légendaire Fiodor Chaliapine (1873-1938), la basse bulgare pouvait concilier chant et puissance dramatique grâce à de précieux talents de tragédien. Son imposante stature et son visage aux traits énergiques convenaient parfaitement aux héros tragiques comme Boris Godounov de Moussorgski, qu’il a chanté près de 600 fois, ou encore Ivan Soussanine, dans Une vie pour le tsar de Glinka. Après l’avoir entendu chanter le grand air de Soussanine à la Scala, un critique italien déclara : « ce n’était plus lui que l’on écoutait, mais le chant même transformé en poésie ». Chanteur exceptionnel, doublé d’un acteur au tempérament de feu, Boris Christoff avait dans la vie une personnalité assez explosive, ce qui lui vaudra de nombreux conflits aussi bien avec ses partenaires qu’avec les metteurs en scène, et les chefs d’orchestre. Il était par ailleurs le beau-frère du baryton italien Tito Gobbi.

Boris Christoff est né le 18 mai 1914 à Plovdiv, la deuxième ville de Bulgarie. Son père et son grand-père chantaient en amateurs. Il commence par étudier le droit et entre dans la magistrature. Parallèlement, il prend des cours de chant et développe les chaudes harmoniques de son timbre dans le chœur de la cathédrale Alexandre-Nevski et dans celui de la Chapelle royale de Sofia. En 1942, enthousiasmé par ce jeune talent, le Tsar Boris III lui accorde une bourse pour aller travailler à Rome. Boris Christoff passe une audition devant deux célèbres ténors, Aureliano Pertile et Beniamino Gigli puis devient l’élève d’un grand baryton verdien, Riccardo Stracciari. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il se rend en Autriche pour parfaire sa connaissance du répertoire germanique. Après la guerre, il rentre en Italie où il donne le 28 décembre 1945 un concert à l’Académie Sainte-Cécile de Rome. Cette date marquera toujours dans son esprit le début officiel de sa carrière. En 1946, il débute à l’opéra à Reggio di Calabria dans le rôle de Colline de La Bohème de Puccini. C’est un triomphe qui l’amène à trisser l’air célèbre « Vecchia zimarra ! ». En 1947, il est pour la première fois à l’Opéra de Rome et à la Scala où il chante Pimène dans Boris Godounov. 1949 marque le début de sa riche carrière internationale : il participe au Festival de Salzbourg, puis se produit à Covent Garden, en Boris Godounov. En 1950, il inaugure deux rôles auxquels il reste associé, Méphisto dans Faust de Gounod et Philippe II dans Don Carlo de Verdi. Les années 1950-60 le voient au sommet de son art. Il se produit aux côtés des plus grands artistes de son époque, Maria Callas, Renata Tebaldi, Franco Corelli ou encore son beau-frère Tito Gobbi. Les soirées d’exception, dont certaines ont été captées, s’enchaînent, des Vêpres siciliennes avec Callas à Florence en 1951 à Don Carlo dirigé par Carlo Maria Giulini et mis en scène par Visconti à Londres en 1958 ou à La force du destin à Naples avec Renata Tebaldi et Franco Corelli en 1958.

Traité comme un paria par le régime communiste qui sévit dans son pays natal, il ne sera autorisé à y revenir qu’en 1967 pour les obsèques de sa mère.  Il devient un des artistes officiels de la firme EMI qui lui permet de réaliser des enregistrements de légende comme ses deux intégrales de Boris Godounov, ou celles du Prince Igor de Borodine et d’Une vie pour le Tsar de Glinka, témoignages d’un art supérieur.

Répertoire

Interprété dans

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