Richard Wagner

Informations Biographie et œuvres
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Informations générales

  • Date de naissance :22/05/1813
  • Date de décès :13/02/1883
  • Nationalité :Allemagne

Biographie

Richard Wagner (Leipzig, 1813 - Venise, 1883) est un compositeur allemand, issu d'une famille de la petite bourgeoisie saxonne, proche du milieu littéraire et musical de l'époque.
Son père, greffier de police et comédien à ses heures perdues, meurt six mois après sa naissance. Sa mère se remarie peu de temps après avec l'acteur Ludwig Geyer (dont Wagner affirmera plus tard être le fils naturel, bien qu'aucun fait historique ne l'atteste catégoriquement) qui connait lui même une fin prématurée en 1821.

Cadet d'une famille de neuf enfants, dont quatre furent chanteurs et comédiens, Wagner est dès l'adolescence baigné dans la musique et la culture classique, notamment sous la tutelle de son oncle Adolf Wagner, fin lettré.
Elève de la Kreuzschule de Dresde puis de la Nikolaïzschule de Leipzig, il développe une passion pour Weber et plus particulièrement pour Beethoven (1827) qui l'engagent sur les voies de la composition musicale. Il s'essaie ainsi à la composition poétique et musicale tout d'abord en autodidacte, écrivant alors sa première pastorale, et continue son initiation technique et harmonique de manière plus sérieuse sous la direction du Cantor Théodore Weinlig. Il écrit alors essentiellement pour le piano, sur le thème de sa propre jeunesse, et déjà certaines de ses œuvres sont exécutées publiquement.

Il rentre alors à l'âge de 20 ans dans la vie musicale active, tout d'abord en tant que maître de chœur à Würzburg (1833), puis comme chef d'orchestre à l'opéra de Magdebourg (1834) où il compose son premier opéra, Les Fées (dont il n'obtient pas de représentation), puis un deuxième, La Défense d'aimer (1835) qui connait un certain échec et entraîne sa démission.
Des années sombres commencent alors pour Wagner. D'abord chef d'orchestre à Riga (1837-1839), il doit embarquer pour Paris, sous la menace de ses créanciers. Son voilier essuie une tempête le long des côtes de Norvège et son voyage s'éternise. C'est lors de ce périple que naît l'idée de son œuvre dramatique Le Vaisseau fantôme, à partir des récits contés par les marins de l'équipage.

Inconnu à Paris où il reste trois ans, il se résigne aux plus basses besognes pour gagner sa vie dès lors que les théâtres lui ferment leurs portes, et achève l'écriture de Rienzi et du Vaisseau fantôme. Après une brève rencontre avec Heine, Liszt et Berlioz, il décide de repartir à Dresde où triomphe alors Rienzi (1842).
Il est ensuite nommé maître de chapelle à la cour de Saxe, mais endure un nouvel échec avec Le Vaisseau fantôme (1843), et un connait un succès très mitigé avec Tannhaüser (1845).
Il achève Lohengrin et entame la composition des Maîtres chanteurs de Nuremberg (1848).

Depuis toujours empli d'idées libérales quant à la jeunesse allemande, et excédé par les provocations dont il est l'objet en Saxe, il prend vivement part aux combats du printemps 1849. Cependant, l'échec du soulèvement populaire l'oblige à quitter Dresde pour rejoindre Liszt à Weimar, puis il se refugie à Zurich (1849) pendant dix ans, tout en voyageant en Europe.
C'est durant cette période de reclusion, plongé dans une amertume et un pessimisme profond, qu'il rédige ses premiers écrits théoriques, fondations de toute son œuvre future. Il associe alors philosophie et musique, dénonce les conventions de l'opéra actuel et définit le drame musical à la manière des grandes œuvres de la Grèce antique où musique et poésie ne font qu'un, afin de représenter au mieux l'expression de l'action purement humaine ainsi que les conflits intérieurs de l'homme.
La Tétralogie (L'Anneau du Nibelung, L'Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried, Le Crépuscule des dieux) prend sa source durant cette période, où l'on découvre un Wagner plein de contradictions : tour à tour socialiste et anarchiste, païen et chrétien, pessimiste et optimiste.
C'est durant ces années que nait Tristan et Isolde (1859), témoignage de sa relation avec Mathilde Wesendonk.

Wagner tente à nouveau de conquérir Paris avec Tannhäuser (1861), un nouvel échec retentissant, boycotté par ses rivaux allemands et les membres du Jockey Club. Il en gagnera cependant le soutient de quelques notables de l'époque, parmi lesquels Baudelaire ou encore Tolstoï.
Le roi Louis II de Bavière, dont Wagner était l'idole, lui permet de remonter certaines de ses œuvres à Munich sous la gouverne de H. von Büllow. Cette rencontre donne lieu à une idylle entre la femme de ce dernier, Cosima, et Wagner. Cette intimité fait scandale et Wagner est contraint de quitter Munich pour Triebschen en Suisse, où Cosima le rejoint. Ils se marient en 1870. Ce sont alors les plus belles années de la vie du compositeur.
De cet amour fécond, Wagner achève la Tétralogie, inspirée de la mythologie slave et germanique ainsi que des contes médiévaux. Louis II fait représenter à Munich les deux premieres parties qui connaissent un succès fracassant.

Après une nouvelle période littéraire (autobiographique et pamphlétaire), Wagner fait aboutir le projet qui lui tenait le plus à cœur : il fait construire une salle (Festspielhaus) à Bayreuth, où aura lieu un des plus grands festivals lyriques jamais donnés jusqu'alors. En effet, la quasi totalité de ses œuvres y sont représentées et le festival est un immense succès.  L'inauguration est faite en présence de Guillaume 1er, empereur d'Allemagne.
Cette inauguration marque l'apothéose de Wagner, dont la vie se termine dans un optimisme affirmé, avec Parfsifal (1882). Il meurt au cours d'un séjour en Italie, à Venise en 1883.

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