Don Carlos - Don Carlo

Informations Description Commentaires
Imprimer
Xl_avatar

Informations générales

  • Compositeur :Giuseppe Verdi
  • Librettiste :Camille du Locle
  • Année de création :1867
  • Lieu de création :France
  • Nombre d'acte :5
  • Langue originale :Français
  • Maison d'opéra de la production originale :Opéra de Rouen Haute-Normandie

Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3 Acte 4 Acte 5

Don Carlos, d’après un drame de Friedrich Schiller que lui même appelait « tableau de famille d’une maison royale », fut composé par Verdi dans le style « Grand Opéra » français tout comme l’avait été auparavant « Les Vêpres Siciliennes ».
Plusieurs fois remaniée, la version définitive en cinq actes et en italien date de 1886.
Don Carlos n’est pas un opéra historique en ce sens que toute l’intrigue est fausse mais se veut néanmoins une œuvre politique, métaphore de l’opposition entre les aspirations idéalistes à la liberté de Rodrigue et Carlos face à l’autoritarisme,  à la rigidité du roi et à la domination implacable de l’église en la personne du Grand Inquisiteur.
Mais, à l’image d’autres opéras de Verdi, Don Carlos est aussi un drame de la jalousie, une tragédie passionnelle où règne mort et trahison.
Une des singularités de cette œuvre est d’utiliser la voix de baryton pour incarner un homme naïf et généreux, plutôt qu’un traître comme Verdi le faisait jusqu’alors. 
Don Carlos est enfin une fresque grandiose, où l’importance des rôles de basses de Philippe II et du Grand Inquisiteur est sans précédent dans l’œuvre du compositeur,  notamment le monologue de Philippe II de l’acte IV suivi de l’extraordinaire duo avec le Grand Inquisiteur, véritable morceau d’anthologie où s’exprime toute la profondeur de l’âme humaine. Don Carlos est une œuvre magistrale, tant elle mêlent à la perfection, tensions et retenues, profane et sacré, condamnation et rédemption sur fond de rivalités amoureuses, amicales et politiques.

Résumé

L’infant Don Carlo et Elisabeth de Valois d’abord promis l’un à l’autre voient leur amour devenir impossible à la suite d’un nouveau projet de mariage de la jeune fille avec Philippe II, le propre père de l’infant. Don Carlo, désespéré par cette nouvelle alliance politique qui fait de son aimée, sa belle-mère, se confie à son ami, le marquis de Posa. Philippe II dont la jalousie est attisée par la vindicative Princesse Eboli, commence à nourrir des soupçons à l’égard de son épouse et de son fils, qui l’affronte violemment en plaidant la cause des Flamands persécutés par l’Inquisition. Le loyal Posa prend parti pour Philippe II à la stupéfaction générale. Mais la terrible machine de l’Inquisition est en marche : Posa y perdra la vie et Don Carlo, menacé à son tour, disparaîtra mystérieusement entraîné par le spectre du grand Charles Quint. 

Acte 1

Au cours d’une chasse, dans la forêt de Fontainebleau, Elisabeth de Valois (soprano) et Don Carlos d’Espagne (ténor) se rencontrent et tombent follement amoureux. D’abord fiancée à Don Carlos, Elisabeth se voit contrainte par la raison d’état d’épouser son père, Philippe II d’Espagne (basse). 

Acte 2

Dix ans plus tard,  au monastère de Saint Just, Carlos se recueille auprès du tombeau de Charles Quint, son grand père. Prisonnier de son amour perdu, il confie son désespoir à son ami Rodrigue, marquis de Posa (baryton) qui lui conseille de partir avec lui défendre la cause des flamands, et lui obtient une entrevue avec la reine afin qu’elle persuade le roi de l’envoyer en Flandre. A la porte du couvent, la princesse Eboli (mezzo-soprano), dame d’honneur de la reine, et les suivantes attendent la sortie d’Elisabeth. La rencontre de cette dernière avec Carlos laisse éclater l’ardeur toujours brûlante de leur bonheur passé. Mais l’arrivée du roi provoque la fuite de Carlos. Le souverain resté seul avec Rodrigue le met en garde contre le Grand Inquisiteur et lui confie ses doutes sur les sentiments qui lient sa femme et son fils.

Acte 3

La princesse Eboli a donné rendez-vous à Carlos, dont elle est éprise, dans les jardins de la reine. Voilée, elle trompe l’infant qui, croyant reconnaître Elisabeth, lui déverse les torrents de son amour. Libérée de la mantille, elle comprend l’amour de Carlos pour la reine, et folle de jalousie menace de les perdre. Rodrigue, arrivé sur les lieux, demande par précaution à Carlos de lui confier tous les documents compromettants.
Quelques mois plus tard, à l’occasion d’un autodafé où des Flamands luthériens doivent périr, Carlos s’en prend ouvertement à son père qui le fait arrêter.

Acte 4

Méditant sur le châtiment qu’il réserve à son fils, Le roi, triste et sans amour, a sollicité le Grand Inquisiteur qui approuve la sentence et réclame aussi la tête de Rodrigue. Mais le roi refuse de sacrifier son conseiller. L’Inquisiteur s’emporte et le quitte  sous les menaces. Survient la reine, affolée par la disparition de sa cassette dans laquelle se trouve un portrait de Carlos. Le roi la lui restitue non sans avoir accusé Elisabeth d’adultère. Elle s’évanouit ; Eboli accourt et restée seule avec la reine, lui avoue avoir non seulement volé le coffret, mais avoir été la maîtresse de Philippe. Chassée, elle n’a le choix qu’entre l’exil et le couvent. Elle se jure alors de tout faire pour sauver Carlos.
Rodrigue a rejoint l’infant dans sa prison et lui révèle qu’il a utilisé les documents compromettants pour se faire accuser de trahison. Frappé d’une balle, il s’effondre, après lui avoir signifié que la reine l’attend le lendemain au couvent St Just. Une rébellion du peuple, fomentée par Eboli tourne court à l’apparition du Grand Inquisiteur.

Acte 5

L’ultime duo entre Elisabeth et Carlos est interrompu par l’arrivée du roi et du Grand Inquisiteur, venus les punir. Carlos est entraîné alors par le moine empereur Charles Quint, son grand père, vers les profondeurs du Cloître où il a trouvé asile. Don Carlos par son renoncement et son humilité oblige le roi et l’église à se soumettre ainsi devant la puissance de Dieu. 

Commentaires (1)

Loading