Une saison 2022-2023 riche de nouvelles productions à l'Opéra de Nice

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La saison 2022-2023 ne comptera pas moins de sept nouvelles productions à l’Opéra de Nice, entre reports et nouveautés, tandis que l’opéra italien sera à l’honneur avec quatre productions.

C’est La Sonnambula qui ouvrira la saison, dans la mise en scène de Rolando Villazón que nous avions vue en 2021 au Théâtre des Champs-Elysées avec qui la maison niçoise est en coproduction. Sara Blanch proposera sa première Amina et fera également ses débuts sur cette scène. Face à elle, Edgardo Rocha interprètera Elvino sous la baguette de Giuliano Carella. En février, la nouvelle production de Lucia di Lammermoor – initialement prévue pour 2020 – sera finalement présentée au public dans la mise en scène de Stefano Vizioli, qui aura le plaisir d’entendre Kathryn Lewek dans le rôle-titre, aux côtés d’Oreste Cosimo (Edgardo), Maurizio Pace (Artuto) ou encore Philippe Kahn (Raimondo).
Suivra une autre nouvelle production, celle de Falstaff, en coproduction avec le Théâtre Anthéa d’Antibes dont le directeur, Daniel Benoin, signera la mise en scène. Il poursuit ainsi la collaboration entre les deux maisons après le Macbeth de la saison dernière. Daniele Callegari, chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Nice, dirigera la fosse, ainsi qu’un plateau comprenant Alexandra Marcellier pour ses débuts à l’Opéra de Nice dans le rôle d’Alice Ford. Roberto De Candia reprendra le rôle-titre qu’il connaît déjà pour l’avoir interprété sur les plus grandes scènes italiennes. Ils seront rejoints notamment par Rocío Pérez (Nannetta), Davide Giusti (Fenton), ou Vladimir Stoyanov (Ford). Le dernier opéra italien mis à l’honneur cette saison est un classique parmi les classiques, puisqu’il s’agit de La Bohème, autre nouvelle production prévue à l’origine pour 2021. La mise en scène est signée Kristian Frédric, qui, en « transposant à notre époque tout ce petit monde de liberté, d’audace artistique, sociale, sexuelle aussi, (…) choisit de remplacer la phtisie, cette maladie courante au XIXe siècle, par son équivalent actuel, le VIH, qui véhiculait dans les années 1980 la même sorte de stigmatisation sociale – et entraînait la même fin, inéluctable ». Le plateau sera porté par la Mimi de Cristina Pasaroiu et le Rodolfo de Luciano Ganci, mais aussi par le Marcello de Serban Vasile ou encore la Musetta de Melody Louledjian.

Outre ce répertoire italien, le public pourra découvrir les Fiancés en herbe de Joris Barcaroli, une opérette pour jeune public d’après une pièce de jeunesse de Feydeau « où deux enfants se réfugient dans leurs rêves pour échapper à l’angoisse de leur salle de classe ». Léo Warynski surprendra dans un répertoire où on ne l’attend pas forcément, puisqu’il dirigera Orphée aux Enfers, dans la nouvelle production signée par Benoît Bénichou (qui a déjà régalé le public avec sa Veuve joyeuse l’an passé). Pour l’occasion, la distribution sera entièrement francophone, avec Pierre-Antoine Chaumien (Orphée), Perrine Madoeuf (Eurydice), Jérémy Duffau (Aristée-Pluton), Philippe Ermelier (Jupiter) ou encore Héloïse Mas (L’Opinion publique). Les Fêtes de fin d’année promettent donc de bons moments.

En janvier, place à Fidelio, nouvelle production en coproduction avec l’Opéra Comique (où nous l’avons vue en 2021), le Collectif MxM, et l’Opéra de Dijon. Sous la baguette de Marko Letonja, ce n’est ni plus ni moins que Gregory Kunde qui offrira son premier Florestan, aux côtés d’Angélique Boudeville dans le rôle de Leonore. Enfin, Eric Oberdorff mettra en scène le dernier opéra de la saison, L’Arche de Noé de Britten, qui sera également une nouvelle production. Sous la direction musicale de Frédéric Deloche, l’œuvre sera proposée dans sa traduction française et offrira une matière idéale pour l’opéra participatif de la maison et « permettra en outre aux jeunes artistes du CFA de Nice de faire leurs premiers pas » sur la scène niçoise.

Plus d’informations sont disponible sur le site officiel de l’Opéra de Nice.

Elodie Martinez

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