Falstaff - Falstaff

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Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3

Après le succès d’Otello (1887), le brillant librettiste Arrigo Boito parvient à convaincre Verdi de se remettre au travail avec enthousiasme pour une nouvelle collaboration au moment même où le maestro se laissait envahir par le spleen de la vieillesse.  Le projet d’un ouvrage sur un sujet comique était de nature à intéresser Verdi, même s’il gardait le  douloureux souvenir de l’échec qu’avait rencontré au début de sa carrière son unique « opera buffa » intituléUn giorno di regno (1840). L’attrait exercé depuis toujours sur Verdi par les comédies de Shakespeare et l’émulation que pouvait entraîner la récente incursion de Wagner dans l’univers comique avec ses Maîtres chanteurs, ont aussi joué leur rôle dans la genèse de ce dernier ouvrage, qui vient clore par un éclat de rire un ensemble essentiellement tourné vers le tragique. Cependant Falstaff, opéra testamentaire, est plus qu’un simple retour à l’« opera buffa ».  Comme le soulignait le chef d’orchestre Carlo Maria Giulini : « Si les situations sont comiques, les personnages, eux, ne le sont pas ». L’écriture musicale, d’inspiration mozartienne, s’accompagne d’audacieuses ouvertures sur la modernité. Ainsi, par exemple, cette partition exceptionnelle est traversée par des moments de pure « conversation en musique », si chère, plus tard, à Richard Strauss. Faux-semblants et complots, déguisements et manipulation s’enchaînent entre allégresse et mélancolie au cours d’une folle journée culminant avec une fugue finale, forme académique par excellence, utilisée avec brio dans un esprit burlesque. La comédie douce-amère s’achève ainsi dans une sorte d’apothéose musicale où la vérité éclate enfin : « Le monde entier est une farce, et l’homme est né bouffon ». Falstaff  rencontra d’emblée un immense succès à travers toute l’Europe. Au cours du XXème siècle, l’ouvrage sera moins présent, essentiellement en raison de la difficulté liée à l’extrême virtuosité de la partition qui nécessite une importante distribution de tout premier plan.

Résumé

Sir John Falstaff, dit aussi «  il Pancione » (Le ventru), doit  trouver rapidement de quoi régler ses dettes à l’auberge de la Jarretière où il mène une vie de sybarite sans en avoir les moyens. Le chevalier décide de séduire deux  riches bourgeoises en leur adressant une lettre d’amour aussi ridicule qu’enflammée. Alice Ford et Meg Page, ses victimes potentielles, veulent tirer vengeance de cette supercherie qu’elles n’ont pas tardé à découvrir.  De faux-semblants en déguisements, le pauvre Falstaff va devenir le jouet de ces rusées commères, habiles à lui tendre un piège tout en contribuant à l’union de deux jeunes amoureux qu’un père autoritaire cherche à séparer.

Acte 1

Falstaff est attablé à l’auberge de la Jarretière quand le Dr. Cajus l’interpelle pour se plaindre des deux serviteurs, Bardolph et Pistol, qui l’ont escroqué au jeu. Falstaff rejette cette plainte avec sarcasme et fait dégager l’importun visiteur.
Il est comme de coutume à cours de moyens, et pour remédier à cette situation est en train d’écrire deux lettres d’amour identiques aux deux riches bourgeoises Alice Ford et Meg Page. Quand l’aubergiste lui présente la note, qu’il ne peut pas honorer, il accuse ses deux serviteurs de l’avoir volé. Quand les deux valets refusent en plus de porter les lettres d’amour aux destinataires, il les chasse de l’auberge. C’est alors son page Robin qui portera les lettres.

Alice Ford et Meg Page, qui ont pris connaissance des lettres, en font part à madame Quickly et décident ensemble de faire payer le chevalier pour son audace.
Ford, le mari d’Alice, apprend par Fenton, l’amoureux de sa fille Nanette, l’entreprise de Falstaff, alors que le Dr. Cajus, le fiancé de Nanette, est informé du plan de Falstaff par les serviteurs Bardolph et Pistol. Ensembles, ils entendent tendre un piège à Falstaff. De leur côté, les femmes décident de donner rendez-vous à Falstaff chez Alice. Pendant que les deux groupes mettent en œuvre leurs plans, Fenton déclare de nouveau son amour à Nanette.

Acte 2

Falstaff est ravi car ses serviteurs sont revenus et madame Quickly vient de lui faire porter un pli l’invitant chez Alice. De plus, quand monsieur Ford, qui se présente déguisé et sous un faux nom, lui demande de courtiser Alice pour faciliter son propre approche, il est aux anges – d’autant plus que cette demande surprenante est accompagnée d’une bourse d’or. Pendant que Ford fulmine en apprenant que Falstaff est déjà invité par sa femme, ce dernier revêt ses plus beaux habits pour le rendez-vous.

Chez les Ford, tous s’affairent et Alice reçoit le chevalier. Quand ce dernier commence à se montrer un peu trop entreprenant, madame Quickly annonce le retour du maitre de maison. Ce dernier, fou de jalousie, entre en compagnie de plusieurs personnes, mais ne découvre pas Falstaff caché derrière un paravent et fouille sans succès le gros panier à linge... Quant ils ressortent pour examiner les autres pièces de la maison, les femmes cachent Falstaff dans le gros panier déjà fouillé. De nouveau, Fenton et Nanette sautent sur l’occasion de s’embrasser à l’abri du paravent. Quand Ford revient dans la pièce avec sa troupe, il entend des bruits suspects derrière le paravent et pense avoir débusqué Falstaff. À son grand mécontentement, il découvre seulement Fenton et Nanette, qu’il a promise au Dr. Cajus contre le grès de sa femme.
Alice donne alors l’ordre aux serviteurs de vider le panier à linge dans lequel se trouve Falstaff, par la fenêtre dans la Tamise. Pour l’amusement de tous, Falstaff se trouve plongé dans l’eau froide du fleuve.

Acte 3

Falstaff se trouve de nouveau dans l’auberge de la Jarretière, avec une choppe de vin chaud, méditant sur la cruauté du monde. Il reçoit de nouveau une invitation d’Alice par l’intermédiaire de madame Quickly. Le rendez-vous est fixé à minuit, dans le parc de Windsor, près du grand chêne, déguisé en cerf. Echaudé, il hésite mais accepte néanmoins l’invitation, au grand plaisir des conspirateurs qui écoutent en cachette.
Dans le même temps, Ford voudrait saisir l’occasion de marier Nanette au Dr. Cajus, alors que son épouse Alice tente de rapprocher sa fille de son amoureux, Fenton.
Falstaff accueille Alice plein de passion. Soudain, des voix mystérieuses se font entendre : des Esprits, des Elfes et des Gnomes entrent en scène, terrorisant Falstaff qui s’effondre au sol, demandant grâce en se repentant.

Le vacarme prend fin quand Bardolph perd sa capuche. Tous se démasquent et se moquent du chevalier dupé.

Deux couples se présentent alors voilés en demandant la bénédiction de Ford : un premier couple masqué réunissant la reine des Fées et le Dr. Cajus et second déguisé en habits de moines.
Quand les masques tombent, Ford s’aperçoit affolé qu’il vient de donner sa fille Nanette à Fenton et son ami le Dr. Cajus au serviteur Bardolph. Ford, alors, se résigne et reconnait d’avoir été battu par les femmes. Falstaff n’est plus fâché non plus, d’autant qu’il est invité au mariage. Après la réconciliation générale, il se console avec les mots : « Tout n’est que farce sur Terre, nous sommes tous des fous… »

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