Une saison 2021-2022 rassurante à l'Opéra de Marseille

Xl_saison_2021_2022_op_ra_de_marseille

« Après de longs mois de confinement et un quotidien profondément bouleversé, le rideau peut enfin se lever sur une nouvelle saison artistique », pour reprendre les mots Benoît Payan, maire de Marseille. Il faut avouer que l'Opéra de Marseille fait effectivement partie des tous derniers à annoncer sa saison 2021-2022 qui reprendra de grands titres du répertoire, servis par des habitués – et quelques non habités – de la scène marseillaise. Une saison rassurante donc pour le public.

Tout d’abord, Guillaume Tell ouvrira le bal en octobre, marqué par les prises de rôles d’Alexandre Duhamel (Guillaume Tell) et d’Angélique Boudeville (Mathilde). Cyril Roveryque nous avions rencontré en début d’année – incarnera le terrible Gessler sous la direction musicale de Michele Spotti dans cette nouvelle production signée par Louis Désiré. Enea Scala sera par ailleurs Arnold lors de cette production, avant d’enchaîner le même mois en Rinaldo face à l’Armida de Nino Machaidze dans l’œuvre éponyme de Rossini, qui sera ainsi donnée pour la première fois à Marseille.

Les fêtes de fin d’année seront l’occasion de l’arrivée dans la citée phocéenne de la nouvelle production du Voyage dans la Lune qui a pris son envol en décembre 2020 à Montpellier, où nous l'avions vue. Nous avions particulièrement apprécié la mise en scène d’Olivier Fredj qui « sans jamais vouloir transposer systématiquement les choses à notre époque contemporaine, (a travaillé) à ce que les échos contemporains soient perceptibles sans jamais être expliqués ». Pour l'occasion, Pierre Dumoussaud reprendra la baguette, et nous retrouverons sur scène plusieurs noms déjà présents à Montpellier, comme Violette Polchi, Sheva Tehoval ou Ludivine Gombert, mais aussi de nouveaux comme Cécile Galois.

La Walkyrie proposée en février devrait ravir les amateurs de Wagner avec la venue de Petra Lang en Brünnhilde face à Sophie Koch et Béatrice Uria-Monzon qui prendront leur rôle en Sieglinde et Fricka. Nikolaï Schukoff servira le rôle de Siegmund, Samuel Youn, celui de Wotan, et Nicolas Courjal prêtera sa voix puissante à Hunding sous la direction de Lawrence Foster et dans la mise en scène de Charles Roubaud.

La production suivante sera une reprise du Werther de Bruno Ravella créé à Nancy en 2018 et repris dernièrement à Montpellier. Après Stéphanie d’Oustrac et Marie-Nicole Lemieux, toutes deux pour des prises de rôle, ce sera à Antoinette Dennefeld d’incarner Charlotte face au Werther de Thomas Bettinger et à l’Albert de Marc Scoffoni.

Paolo Arrivabeni dirigera ensuite L’Enlèvement au Sérail, une nouvelle production en coproduction avec l’Opéra de Monte-Carlo où nous avons pu la voir en 2019, dans la mise en scène de Dieter Kaegi. Le plateau réunira Amélie Robins (Blonde), Serenad (Burcu) Uyar (Constanze), Julien Dran (Belmonte), Loïc Félix (Pedrillo) ou encore Patrick Bolleire (Osmin). Nous retrouverons ensuite le chef pour l’ultime production de la saison, Don Carlo, dans la mise en scène de Charles Roubaud déjà vue in loco en 2017, ainsi qu’à Bordeaux lors de sa création. Les voix masculines promettent d’être puissantes, entre le rôle-titre tenu par Marcelo Puente, le Filippo II de Nicolas Courjal, ou encore le Rodrigo de Jérôme Boutillier. Côté féminin, nous pourrons compter sur Chiara Isotton en Elisabetta ainsi que sur le timbre sombre et profond de Varduhi Abrahamyan en Eboli.

Ainsi, en proposant des titres généralement connus et des noms que le public a pour la plupart déjà pu entendre sur sa scène, la maison marseillaise se veut rassurante après cette longue période agitée et auprès d’un public qui a hâte de retrouver son Opéra.

Plus d’informations sont disponibles sur le site officiel de l’Opéra de Marseille.

Elodie Martinez

| Imprimer

En savoir plus

Commentaires

Loading