Le Prix de la critique décerne son palmarès 2018/2019

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Fondé en 1877, le Syndicat professionnel de la critique, également Association professionnelle de la critique de théâtre, musique et danse, regroupe aujourd’hui 145 journalistes ou chroniqueurs de la presse écrite et audiovisuelle, française et étrangère. Chaque année depuis 1963, l’association décerne en juin ses Grands Prix, le fruit du vote de l’ensemble de ses membres, et qui ont pour but d’attirer l’attention sur les réalisations et les artistes qui ont particulièrement marqué la saison.

Le palmarès de cette année vient de tomber et récompense notamment par son Grand Prix la nouvelle production de Beatrix Cenci présentée à l’Opéra national du Rhin dans la mise en scène de Mariano Pensotti  en mars et avril 2019. Notre collègue Emmanuel Andrieu, qui y avait assisté, avait alors souligné les « idées fortes » qui se succèdent, « en des images puissantes ». Le Prix Claude Rostand, qui salue la meilleure création réalisée en région, est pour sa part attribuée à Ariane et Barbe-Bleue, mis en scène par Stefano Poda au Théâtre du Capitole de Toulouse en avril 2019. Sous la baguette de Pascal Rophé, Sophie Koch y campait « une Ariane souveraine » et nous avait éblouis face notamment au Barbe-Bleue inquiétant de Vincent Le texier (lire notre chronique).

L’Opéra de Dijon est récompensé du Prix de la meilleure coproduction lyrique européenne avec Les Boréades dirigées par Emmanuelle Haïm et imaginées par Barrie Kosky qui nous avait nous aussi « soufflé », tandis que le Prix de la meilleure création musicale revient à Trois Contes mis en scène par David Lescot à l’Opéra de Lille en coproduction avec les Opéras de Rouen, Rennes et Angers/Nantes. Un « spectacle à l’humour ravageur » selon notre chroniqueur, mais dont « la mécanique se grippe rapidement ».

Citons également la personnalité de l’année qui revient au ténor Michael Spyres dont nous ne cessons de chanter les louages à chaque écoute, tant sur scène qu’au disque (notamment dans l’enregistrement des Troyens de Berlioz). Avec une prononciation impeccable, un chant parfaitement maîtrisé et une implication scénique notable, difficile en effet de passer à côté de ce chanteur sympathique qui nous a dernièrement ravi dans Le Postillon de Lonjumeau à l’Opéra Comique

N'oublions pas pour finir un prix spécial créé cette année, celui de la meilleure initiative pour le rayonnement musical qui a été décerné à l'Opéra Junior de Montpellier dirigé par Jérôme Pillement au sein de l’Opéra Orchestre National de Montpellier. Une initiative qui tient particulièrement à sa directrice, Valérie Chevalier, ainsi que nous l'avions constaté lors de notre rencontre. Une belle manière d'encourager les iniatives, plus en plus nombreuses, qui visent à rendre l'art lyrique toujours plus accessible au plus grand nombre.

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