Arabella - Arabella

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Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3 Pour aller plus loin

Dans une lettre datée de 1927, Richard Strauss supplie Hugo von Hofmannsthal de lui écrire un nouveau livret : «  Vous pouvez même me faire un second Chevalier à la rose si vous n’aviez pas de meilleure idée ». Cette demande sera le point de départ d’Arabella, ouvrage avec lequel les deux complices tenteront d’égaler la réussite et le succès du Chevalier. Malheureusement  Hugo von Hofmannsthal meurt brutalement le 15 juillet 1929 avant que leur projet commun ait pu aboutir. Très affecté par la disparition de celui qu’il appelait « son Da Ponte », Richard Strauss attend 1933 pour reprendre la composition d’Arabella dont l’atmosphère décadente, voire corrompue, se teinte d’amertume. Bien loin de l’évocation de la Vienne brillante et insouciante de Marie-Thérèse qui servait d’écrin au Chevalier à la rose (1911), Arabella apparaîtcommeune comédie amère où les rythmes enivrants de la valse peinent à démentir de bien sombres pressentiments face à l’avenir. Reflet de la Vienne de François-Joseph où triomphait la musique d’un autre Strauss célèbre, Johann, auquel il est rendu hommage, Arabella porte aussi les stigmates d’une période sombre qui vient de connaître l’avènement d’Adolf Hitler. Le thème de la métamorphose, si cher à Hofmannsthal, sous-tend le livret empreint de nostalgie.Prisonnière des manigances et des mensonges de ses parents ruinés, Arabella va sortir de sa chrysalide pour devenir une femme lucide et radieuse aux côtés du généreux Mandryka. Zdenka, qui se fait passer pour « Zdenko » le jeune frère de sa sœur Arabella,  doit aussi se libérer pour devenir elle-même en révélant au grand jour la femme dissimulée sous les vêtements masculins. La métamorphose de Zdenka est donc beaucoup plus radicale puisqu’elle se matérialise au dernier acte par la disparition d’un jeune garçon laissant soudainement place à une femme éperdument amoureuse d’un des prétendants de sa sœur. Dans cet ouvrage qui reste un des derniers grands opéras populaires, se déploie la fameuse « conversation en musique » que Richard Strauss porte au plus haut niveau dans des duos d’une exceptionnelle beauté.

Résumé

Le Comte Waldner, joueur impénitent, a ruiné sa famille. Il ne lui reste plus que l’espoir d’un riche  mariage pour sa fille Arabella, tandis que sa deuxième fille Zdenka doit rester déguisée en garçon pour ne pas occasionner de frais inconsidérés à ses parents. La fière Arabella compte sur la venue d’un riche prétendant alors que la tendre Zdenka aime en secret un des prétendants de sa sœur. La situation rendue encore plus complexe par le jeu du travestissement, finira par connaître un heureux dénouement. Les deux jeunes filles pourront se métamorphoseren femmes amoureuses et comblées pour échapper aux faux-semblants d’une société corrompue et décadente. 

Acte 1

Le comte Waldner (basse) et sa femme Adélaïde (mezzo-soprano) sont au bord de la ruine. Leur espoir reste alors de trouver un riche parti à leur fille ainée, la ravissante Arabella (soprano). Une cartomancienne assure à Adélaïde que sa fille ainée épousera un étranger venu de loin. Zdenka (soprano), la cadette, est travestie en garçon, pour éviter de la doter. Elle aime secrètement Mattéo (ténor), un jeune officier qui soupire pour Arabella. Ce dernier est aux anges, persuadé d’avoir reçu une lettre d’amour d’Arabella, qui en fait, a été écrite par Zdenka. Indifférente à tous ses prétendants, Arabella peine à faire son choix, persuadée que la rencontre de l’Amour sera pour elle une évidence. Au demeurant, elle rêve à un jeune et séduisant étranger entraperçu dans la rue.  Le comte, une fois encore a perdu au jeu et se désespère de n’avoir aucune nouvelle de ses amis de régiment, notamment le richissime Mandrika (baryton), qu’il a appelés à son secours. Le neveu et héritier de Mandryka (baryton) est tombé éperdument amoureux du portrait d’Arabella, joint à la lettre du comte. Il arrive chez le comte pour demander sa main.  

Acte 2

Lors d’un bal, Arabella reconnaît en Mandrika, que lui présentent ses parents, l’étranger qui a séduit son cœur. Ils tombent tous deux éperdument amoureux et se jurent fidélité éternelle. Il lui conte la coutume selon laquelle, dans son pays, les femmes tendent à leur futur fiancé un verre d’eau en signe d’engagement. Elle prend congé de ses soupirants dépités, et se lance dans une dernière danse. Le cœur brisé, Mattéo reçoit pourtant de Zdenka une lettre prétendument écrite par Arabella et la clé de la chambre où elle doit lui offrir tout le bonheur qu’il désire. Mandryka, ayant saisit la conversation, plonge alors dans un grand désespoir. 

Acte 3

A l’hôtel de Waldner, Arabella, heureuse et souriante, est surprise par l’ardeur de Mattéo qui s’étonne de sa froideur.  Il vient en effet de passer une nuit d’amour avec Zdenka, que dans l’obscurité, il a pris pour Arabella. A l’arrivée de ses parents, une dispute éclate entre les deux soupirants. Arabella proteste de son innocence et Zdenka révèle à tous être à l’origine du malentendu.  Sa main est enfin accordée à Mattéo. Arabella, devant la mine désemparée de Mandryka lui tend un verre d’eau, signe pour son amant de son engagement éternel. 

Pour aller plus loin

Dans une lettre datée de 1927, Richard Strauss supplie Hugo von Hofmannsthal de lui écrire un nouveau livret : « Vous pouvez même me faire un second ‘Chevalier à la rose’ si vous n’aviez pas de meilleure idée ». Cette demande sera le point de départ d’Arabella, ouvrage avec lequel les deux complices tenteront d’égaler la réussite et le succès du Chevalier. Le compositeur est loin de soupçonner que ce nouvel ouvrage signera la fin de sa collaboration avec celui qu’il appelait « son Da Ponte ». Lire la suite pour aller plus loin...

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