Le Chevalier à la rose - Der Rosenkav...

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Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3

Avec ses parfums capiteux et son manteau scintillant, l’orchestre de Richard Strauss nous convie dès le prélude à une ivresse des sens : gorgé de sève, avec ses cordes caressantes, ses cuivres gonflés d’ardeur, il exprime jusque dans ses soupirs les plaisirs de la nuit enflammée que vient de vivre la Maréchale et son jeune amant Octavian. Mais pour ce jeune homme rapide, l’amour, le vrai, est ailleurs, et attend l’arrivée de la ravissante Sophie, que Strauss pare d’aigus éthérés et de sonorités de cristal. Sur le ton d’une brillante conversation musicale, la comédie de Strauss et Hofmanstahl rend hommage à la Vienne de Marie-Thérèse autant qu’à l’esprit et à la grâce de Mozart. Au-delà du tourbillon de scènes où les rebondissements vont bon train, le temps s’arrête parfois, et musique et mots se parent d’une saveur évanescente : autour du portrait tout en nuances de la Maréchale, la comédie se mue alors en une réflexion douce-amère sur la vie, la fugacité du temps et l’impalpable nostalgie de l’amour.

Résumé

A Vienne, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Alors que la Maréchale se réveille d’une nuit passionnée avec son amant Octavian, son cousin le Baron Ochs vient la déranger pour lui annoncer ses fiançailles avec la jeune Sophie : il faut, selon les traditions, qu’un chevalier aille porter à la fiancée une rose d’argent avant le mariage. Octavian est choisi pour être le porteur de la rose. Toutefois, lorsqu’il vient présenter cette rose à Sophie, les deux jeunes gens succombent à un coup de foudre immédiat. Désormais, Sophie n’est plus guère pressée d’épouser Ochs, aussi pleutre et grossier que prompt à s’encanailler avec la première femme de chambre venue. Le piège tendu par Octavian se refermera sur lui, et le Baron Ochs, surpris en galante compagnie, n’aura plus qu’à renoncer à ses noces, et à s’effacer devant l’amour solaire de Sophie et Octavian – cause de quelques larmes chez la Maréchale.

Acte 1

En l’absence de son mari, la Maréchale a passé la nuit avec son jeune amant Octavian. Survient le Baron Ochs, cousin peu distingué de la Maréchale, qui vient lui annoncer ses fiançailles avec Sophie Faninal ; Ochs vient surtout quérir un chevalier qui, selon la tradition, sera chargé de porter à sa fiancée une rose d’argent. Mais sur le moment, le bon gros Ochs s’intéresse surtout à la petite Mariandel… qui n’est autre qu’Octavian déguisé en bonne ! C’est une véritable valse de valets et de servantes qui passe dans la chambre de la Maréchale, sans oublier le concert du matin donné par un ténor italien… bruyamment interrompu par le Baron.

Après toute l’agitation, la Maréchale se retrouve seule : elle ne cache pas son mépris pour ce cousin bouffi d’orgueil, puis, rattrapée par les souvenirs, se laisse aller à la mélancolie, évoquant l’irrémédiable course du temps.

Acte 2

La Maréchale, qui sait qu’il faudra un jour prochain s’éloigner d’Octavian, l’a néanmoins choisi pour aller remettre la rose d’argent à la future mariée, Sophie. Mais lorsque cette dernière, impatiente de l’arrivée de son époux, reçoit la visite de ce Chevalier à la rose nommé Octavian, elle ne voit soudain plus que lui et les deux jeunes gens s’éprennent immédiatement l’un de l’autre.

A peine entré chez les Faninal, le Baron Ochs traite grossièrement Sophie : comment pourrait-elle avoir envie d’épouser ce hobereau lourdaud, de surcroit après son coup de foudre pour Octavian ? Alors qu’ils sont en tendre conversation, Ochs les surprend : le ton monte vite et les voici qui se battent ! La petite égratignure infligée au Baron suffit à le faire hurler à la mort. Il geint, entouré de mille soins, mais une carafe de vin lui fait oublier ses déboires ; Ochs reçoit alors une lettre de la petite Mariandel, rencontrée chez la Maréchale, qui lui fixe un rendez-vous galant – un traquenard d’Octavian dans lequel Ochs plonge les yeux fermés.

Acte 3

Dans une auberge de mauvaise réputation, Ochs tente de séduire Mariandel, mais se fait prendre la main dans le sac, lorsque Sophie et son père, discrètement conviés par Octavian, le découvrent en galante compagnie. Ochs quitte les lieux, confondu, tandis que la Maréchale, venue apaiser la situation, retrouve Octavian passionnément épris de Sophie. Un sublime trio les réunit : la Maréchale y chante un adieu résigné à son amour, tandis que Sophie et Octavian s’émerveillent du sentiment qui les a envahis, promesse d’heureux lendemains.

Extrait : « Marie Therese »

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