Carlo Bergonzi

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Informations générales

  • Nom :Bergonzi
  • Prénom :Carlo
  • Date de naissance :13/07/1924
  • Date de mort :25/07/2014
  • Nationalité :Italie
  • Tessiture :Tenor

Biographie

Carlo Bergonzi est l’un des quatre grands ténors italiens qui ont marqué le milieu du XXème siècle. Comme ses trois compatriotes, Mario Del Monaco, Giuseppe Di Stefano et Franco Corelli, il a triomphé durant toute cette période sur les plus grandes scènes internationales et particulièrement sur celle du Metropolitan Opera de New-York où il s’est produit plus de trois cents fois. Maître incontesté dans l’art de chanter Verdi, le ténor s’appuie sur une remarquable maîtrise du souffle pour dominer comme personne la technique du rubato verdien. Et si Carlo Bergonzi ne s’imposait guère par ses talents de comédien, il possédait au plus haut point le don de construire un personnage en exploitant toutes les ressources de sa voix veloutée qui séduisait autant par sa souplesse enveloppante que par sa parfaite élégance. Comme pour compléter ces qualités rarement réunies chez le même interprète, le ténor italien semble avoir dédié à Verdi les moindres circonstances de sa vie. Né près de Busseto, la ville natale du compositeur, Carlo Bergonzi s’y était installé pour fonder une académie de chant et exploiter un hôtel-restaurant portant le nom de l’un des premiers opéras de Verdi, I due Foscari


Ettore Campogalliani ; © DR

Edmondo Grandini ; © DR

Carlo Bergonzi est né le 13 juillet 1924, à Vidalenzo, une commune située non loin de Bussetto. Dès son enfance, il se passionne pour le chant qu’il commence à étudier en tant que baryton au Conservatoire Arrigo Boito de Parme où il bénéficie de l’enseignement d’Ettore Campogalliani (1903-1992), professeur de Renata Tebaldi, Mirella Freni et Luciano Pavarotti, pour ne citer que quelques-uns de ses élèves les plus célèbres. C’est donc comme baryton que Carlo Bergonzi fait ses débuts en 1947, après avoir passé une partie de la guerre en captivité en Allemagne. Mais à l’automne 1950, le jeune chanteur prend la décision d’abandonner un répertoire dans lequel il ne se sent plus à l’aise, bien décidé à retravailler sa voix dont la tessiture n’a fait que monter. Carlo Bergonzi remet tout à plat à partir de l’enseignement qu’il avait reçu du baryton Edmondo Grandini et c’est comme ténor, qu’il débute à nouveau le 12 janvier 1951, à Bari, dans le rôle-titre dAndré Chénier de Giordano. Bientôt, la RAI l’engage pour participer aux cérémonies commémorant le cinquantième anniversaire de la mort de Verdi. Le nouveau ténor s’impose dans La Force du destin, Simon Bocccanegra et deux ouvrages de jeunesse rarement donnés, Giovanna d’Arco et I due Foscari. La carrière de Carlo Bergonzi est lancée sous l’égide du maestro Verdi. En 1953, il triomphe au Stoll Theater de Londres dans La Force du destin grâce à l’un de ses rôles de prédilection, Alvaro. En 1955, il débute aux Etats-Unis, au Lyric Opera de Chicago, dans deux ouvrages véristes, Il Tabarro de Puccini et Cavalleria Rusticana de Mascagni. Le 13 novembre 1956, il fait ses premiers pas au Metropolitan Opera de New-York en Radamès dans un grand Verdi, Aïda. Dans les années suivantes, il se produit sur toutes les scènes les plus prestigieuses : à Vérone en 1958, au Staatsoper de Vienne en 1959, à Covent Garden en 1962… Pendant une trentaine d’années, Carlo Bergonzi sera une star incontournable. Il aura en commun avec Mario Del Monaco, puis Franco Corelli et Luciano Pavarotti, le privilège d’avoir reçu le titre de « ténor italien du Met ». Et, durant plus de vingt saisons, il sera régulièrement ovationné par le public des Arènes de Vérone. La carrière discographique du ténor italien offre autant de succès et si elle est, elle aussi, largement dominée par Verdi, elle fait également la part belle à d’autres compositeurs comme Donizetti, Puccini ou Mascagni.   

Les années 1980-1990 marquent la fin progressive de la brillante et longue carrière de Carlo Bergonzi. C’est dans Lucia di Lammermoor de Donizetti qu’il fait ses dernières apparitions à Covent Garden, en 1985, puis au Met et au Statsoper de Vienne, en 1988. Le ténor donne ensuite plusieurs récitals d’adieux dans différentes villes d’Europe et il se produit encore à l’occasion d’événements marquants comme le concert fêtant les vingt-cinq ans de James Levine au Met en 1996. En 2001, affichant une stupéfiante santé vocale, il chante de nouveau à Covent Garden pour le centenaire de la naissance de Verdi.

Après avoir, durant ses dernières années, donné des cours de chant à de jeunes artistes impressionnés de rencontrer un tel maître, et après avoir accueilli tant de passionnés de chant et de cuisine dans son joli restaurant de Busseto, où l’on pouvait régulièrement le voir attablé, acceptant avec affabilité de parler avec tel ou tel admirateur de passage, Carlo Bergonzi s’est éteint le 25 juillet 2014. Il demeure un des plus grands chanteurs du XXème siècle et il est une référence absolue pour l’interprétation de Verdi, qu’il a su si bien servir avec une intelligence musicale rarement égalée.    

Catherine Duault

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