Jeanne d’Arc - Giovanna d’Arco

Informations Description
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Informations générales

  • Compositeur :Giuseppe Verdi
  • Librettiste :Temistocle Solera
  • Année de création :1845
  • Lieu de création :Italie
  • Nombre d'acte :4
  • Langue originale :Italien
  • Maison d'opéra de la production originale :Teatro alla Scala di Milano

Description de l'Œuvre

Description Prologue Acte 1 Acte 2 Acte 3

Sans doute blessé par l’accueil mitigé que la critique réservait à sa Giovanna d’Arco, Verdi n’hésita pas à soutenir dans une lettre qu’il s’agissait là de « son meilleur opéra ».
Il faut oublier la Jeanne d’Arc à laquelle nous ont habitué les livres d’histoire pour se laisser emporter par une œuvre recelant des pages d’une évidente beauté. Verdi se montre pleinement à la hauteur du surnom que lui donnait le public milanais : « maestro del coro ». Les plus grandes sopranos trouvent en cette Jeanne au destin quelque peu insolite, un rôle d’une exceptionnelle richesse. Renata Tebaldi, Margaret Price, Montserrat Caballé, June Anderson et tout récemment Anna Netrebko, ont permis la résurrection d’une Jeanne livrée aux Anglais par son père tout en étant aimée du Roi de France pour lequel elle meurt au combat !
Le livret de Temistocle Solera est adapté d’une tragédie de Schiller (1759-1805). Verdi était un grand lecteur de l’écrivain et poète allemand qu’on retrouvera à l’origine de trois autres de ses ouvrages : I Masnadieri [Les Brigands](1847), Luisa Miller (1849), et Don Carlos (1867).

C’est à l’occasion de Giovanna d’Arco que Verdi se brouilla avec Merelli, le directeur de La Scala, qui n’avait pas su réunir les meilleures conditions pour assurer le succès du nouvel opéra. Cette brouille entre les deux hommes d’abord unis par le formidable succès de Nabucco (1842), devait conduire à une situation des plus absurdes. Verdi part en claquant la porte et jure qu’il ne confiera plus aucune œuvre nouvelle à ce théâtre ! Il tiendra parole pendant quarante-deux ans. Jusqu’à la création d’Otello en 1887, la plus grande maison d’opéra d’Italie sera boycottée par le plus grand compositeur italien…

Résumé

Giovanna s’est déclarée prête à prendre les armes pour sauver la France de l’envahisseur anglais. Carlo, roi de France, croit en la jeune fille qui remporte une victoire éclatante. Il lui déclare son amour, mais Giovanna sait que le ciel lui a promis un destin héroïque à condition de chasser de son cœur toute passion humaine. Cependant, le père de Giovanna, Giacomo, décide de livrer sa fille aux Anglais car il la soupçonne d’avoir pactisé avec le diable. Quand Giacomo comprend son erreur, il libère sa fille qui se précipite au combat. Mais la victoire est acquise au prix de la vie de Giovanna qui meurt, entourée de son père et de Carlo, célébrée par des chants célestes.

Prologue

Défait par les Anglais, le roi Carlo décide de rendre les armes et d’abdiquer en faveur de l’envahisseur. Il obéit à la Vierge qui lui a ordonné en songe de déposer ses armes. Bravant les superstitions locales, il se rend dans une forêt tenue pour hantée, où il découvre Giovanna endormie dans une chapelle. La jeune fille se sait animée d’une force sacrée pour défendre sa patrie (« Sempre all’alba »), à condition de renoncer à l’amour.  Quand elle s’éveille, elle revêt les armes de Carlo qu’elle invite à l’accompagner. Mais Giacomo, le père de Giovanna, qui a assisté de loin à cette rencontre, croit sa fille ensorcelée et amoureuse du roi. Il la maudit.

Acte 1

Giovanna a triomphé des Anglais. Mais son père convaincu qu’elle est possédée par le diable, décide de la livrer à l’ennemi avant le coucher du soleil  (« Franco son io »).  A Reims où va avoir lieu le couronnement de Carlo, la jeune fille songe à retrouver sa vie d’autrefois (« O fatidica foresta »). Avant la cérémonie Carlo lui avoue son amour et lui demande de rester auprès de lui. Elle est effrayée car elle sait qu’elle ne doit céder à aucune passion humaine.

Acte 2

Devant la cathédrale, le peuple de Reims en liesse, acclame Giovanna. Carlo déclare vouloir lui dédier une seconde cathédrale. Giacomo crie au blasphème et accuse sa fille d’avoir pactisé avec le diable (« No ! Forme d’angelo »). Giovanna ne sait comment se défendre devant cette terrible accusation. Le peuple la maudit (« Fuggi, o donna maledetta »).

Acte 3

Giovanna, prisonnière des Anglais, est prête à monter au bûcher. Elle rêve encore de batailles et adresse une fervente prière à Dieu. Giacomo comprend enfin sa méprise et libère sa fille (« Amai, ma solo un istante »). Giovanna se précipite à nouveau au combat pour sauver le roi. Giacomo supplie Carlo de lui pardonner son erreur. On amène sur un brancard la jeune guerrière mortellement blessée. Elle expire en souriant à l’apparition de la Vierge, au milieu des chœurs célestes, entre son père et Carlo, désespérés.

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