Saison 2018-19 : renouveau du répertoire et des distributions au Théâtre du Capitole de Toulouse

Xl_theatre-capitole-toulouse-2018-2019 © DR

« Les théâtres ont ce miraculeux savoir-faire de redonner vie aux chefs-d’œuvre. » Ce sont par ces mots que Christophe Ghristi, directeur artistique du Théâtre du Capitole de Toulouse, introduit sa saison 2018-2019 tout juste dévoilée sur un site officiel qui vient de faire peau-neuve. Et « redonner vie aux chefs-d’œuvre » est manifestement le maître-mot de cette nouvelle saison lyrique toulousaine, puisqu’elle sera non seulement l’occasion de (re)découvrir des opéras rarement donnés dans la ville rose (et au-delà) mais aussi de les entendre dans des distributions d’artistes laissant la part belle aux prises de rôles et aux jeunes interprètes.

Le Théâtre du Capitole programme ainsi huit productions d’opéras au cours de sa prochaine saison, qui s’ouvrira avec la Traviata, qui n’avait plus été donnée à Toulouse depuis près de vingt ans. Christophe Ghristi la confie Pierre Rambert pour sa première mise en scène lyrique – on le connaissait jusqu’alors comme danseur, musicien et passionné d’opéra, mais aussi ancien directeur artistique du Lido. Sur scène, la maison toulousaine annonce une double distribution en alternance pour les huit représentations : Anita Hartig et Polina Pastirchak dans le rôle-titre, aux côtés des Alfredo d’Airam Hernandez ou de Kevin Amiel (jeune ténor originaire de Toulouse) et Nicola Alaimo ou André Heyboer en Germont.

Le Théâtre enchaine ensuite avec quatre nouvelles œuvres inscrites à son répertoire. D’abord deux œuvres rares du XXème siècle : La Ville Morte d’Erich Wolfgang Korngold dans la mise en scène de Philipp Himmelmann et confiée à la baguette de Leo Hussain pour la première fois à Toulouse (avec sur scène notamment le ténor allemand Torsten Kerl et Evgenia Muraveva découverte à Salzbourg) et Kopernikus de Claude Vivier, qui sera l’occasion pour la maison toulousaine d’accueillir l’enthousiasmant metteur en scène Peter Sellars pour la première fois. Le Théâtre poursuit avec Lucrezia Borgia (dans la mise en scène d’Emilio Sagi) qui sera l’occasion d’entendre pour la première fois Annick Massis dans le rôle-titre. Même renouveau pour Ariane et Barbe-Bleue, programmé en avril 2019, où Sophie Koch interprétera sa première Ariane aux côtés de Vincent Le Texier, dans une nouvelle mise en scène de Stefano Poda, et dirigé par Pascal Rophé.

Si Ariadne auf Naxos a déjà été donné à Toulouse, on retient néanmoins l’alléchante nouvelle production programmée par le Théâtre du Capitole en mars 2019. Non seulement parce que la mise en scène en est confiée à Michel Fau (évidemment homme de théâtre, comédien et tragédien qui devrait trouver à s’exprimer pleinement au travers du double sens de l’opéra de Strauss, en plus d’être passionné d’opéra à la ville comme au cinéma, notamment dans Marguerite dont il partageait l’affiche avec Catherine Frot), mais aussi parce que la production sera l’occasion de trois prises de rôle : Catherine Hunold en Ariane, Stéphanie d'Oustrac dans le rôle du Compositeur et Jessica Pratt en Zerbinetta.
En mai 2019, le Théâtre du Capitole fera également le pari de la légèreté et de l’opérette avec Mam'zelle Nitouche, d’Hervé, dans une mise en scène de Pierre-André Weitz et accueillant notamment sur scène Olivier Py pour incarner le personnage Loriot mais aussi le rôle (travesti) de La Supérieure. Enfin, la saison se conclura en juillet avec la reprise du Werther mis en scène par Nicolas Joel, et réunissant sur scène Jean-François Borras dans le rôle-titre et Karine Deshayes en Charlotte.

En outre, le Théâtre du Capitole de Toulouse revendique sa vocation de service public et d’accessibilité de la culture au plus grand nombre en programmant aussi, parallèlement à ses opéras mis en scène, une cohorte de récitals permettant d’entendre les plus grands interprètes des scènes lyriques à prix modique (les places sont vendues entre 15 et 30 euros). En octobre 2018, le Théâtre accueillera ainsi le contre-ténor Max Emmanuel Cencic et la contralto Marie-Nicole Lemieux, puis les barytons Christian Gerhaher en novembre, Matthias Goerne en janvier 2019 et Stéphane Degout en février, suivi de Stéphanie d’Oustrac en mars et de Béatrice Uria-Monzon en juin.
De quoi parachever une saison lyrique 2018-2019 enthousiasmante à Toulouse, dont on trouve le détail sur le site officiel de la maison. 

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