L'Opéra de Vichy esquisse son premier festival d'été

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« Comme chaque année, l’été à Vichy va se décliner sous des couleurs solaires, sportives et musicales. Navire amiral de la culture vichyssoise, l’Opéra va s’ébrouer au son de partitions classiques ou contemporaines pour le plus grand plaisir de son public fidèle et des nouveaux venus attirés par une programmation riche et variée ». Ainsi débute l’introduction rédigée par Frédéric Aguilera (maire de Vichy) et Charlotte Benoit (sa première adjointe) dans le cadre de la présentation du premier festival d’été de l’Opéra de Vichy, véritable « joyau à nul autre pareil » et « trésor patrimonial classé monument historique ».

Le nouveau directeur Martin Kubich (que nous interviewerons prochainement) a en effet décidé d’abandonner l’ancien calendrier mettant en place une saison hivernale et une autre estivale, de mai à septembre, pour créer un nouveau festival d’été qui se tiendra du 14 juillet au 15 août (une période chargée touristiquement). Selon les mots du jeune directeur : « A un rythme effréné, tambour battant, l’Opéra déroule le tapis rouge à un programme pétillant, revigorant, où les musiques plurielles s’expriment sans retenue, le savant s’entremêlant au traditionnel et au populaire ». La programmation s’adresse ainsi au plus grand nombre et sera donnée non seulement dans la prestigieuse salle Art Nouveau de mille quatre cent places, mais aussi un peu partout en ville. L’orchestre de chambre Les Forces Majeures serviront ainsi ce nouveau festival, tant dans que hors les murs de l’opéra. Il sera dirigé par quatre jeunes chefs : Raphaël Merlin, Clément Ducol, Pierre Dumoussaud (l’un des vainqueurs du premier concours international de chefs d'orchestre de Liège) et Nicolas Altstaedt.

Le 22 juillet, c’est une version de concert de Werther qui ouvrira les réjouissances côté lyrique, servie par une distribution francophone de haute volée : Jean-François Borras tiendra le rôle-titre face à la Charlotte de Karine Deshayes. A leurs côtés, Jean-Sébastien Bou sera Albert, Vincent Le Texier, le Bailli, et Florie Valiquette, Sophie. Le Barbier de Séville suivra, dans une « mise en scène virevoltante à l’ambiance sixties » confiée à Pierre Thirion-Vallet, le directeur du Centre lyrique Clermont-Auvergne. Les personnages évolueront dans des décors kitsch (très) années cinquante et Rosina (alors personnage central de la comédie) aura des allures de Brigitte Bardot et sera interprétée par Eduarda Melo. Peter Kirk sera pour sa part Almaviva et c’est Viktor Korotych qui tiendra le rôle de Figaro.

Enfin, le concert lyrique du 14 août clôturera cette première édition par des extraits de la « trilogie populaire » de Verdi composée de La Traviata, le Trouvère et Rigoletto. Cette fois, c’est Francesco Pasqueletti qui dirigera l’Orchestre d’Auvergne, paré pour l’occasion d’un effectif symphonique, ainsi que les talentueux solistes que sont Gabrielle Philiponet, Aude Extrémo, André Heyboer et François Lis.

Toutefois, ce festival sera également l’occasion d’entendre des œuvres entièrement musicales, un « festival musette », des « tentatives d’explication » pour introduire les œuvres données, des ateliers autour des trois dates lyriques… Un premier festival plein de promesses multiples et variées qui devrait ravir un public large et pourquoi pas lui donner envie de revenir durant la saison 2018-2019 ?

Plus d'informations disponibles sur le site officiel de l'Opéra de Vichy.

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