Le Viol de Lucrèce - The Rape of Lucr...

Informations Description
Imprimer
Xl_avatar

Informations générales

  • Compositeur :Benjamin Britten
  • Librettiste :Ronald Duncan
  • Année de création :1946
  • Lieu de création :Royaume-uni
  • Nombre d'acte :2
  • Langue originale :Anglais
  • Maison d'opéra de la production originale :Glyndebourne House

Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2

Créé un an après le triomphe mondial de Peter Grimes (1945), Le Viol de Lucrèce est le premier de ce que Britten nommait lui-même ses « opéras de chambre ». Cette forme très resserrée convenait parfaitement aux dimensions de Glyndebourne.
Interrompu depuis 1939, le Festival de Glyndebourne reprend avec cet ouvrage au langage puissamment dramatique illustrant parfaitement la volonté de Britten d’épurer au maximum son écriture musicale : « La musique pour moi, c’est la précision. Ma technique, c’est de supprimer tout ce qui est en trop, de parvenir à une parfaite clarté dans l’expression... Je veux créer une nouvelle forme d’art (opéra de chambre ou ce qu’on veut) qui sera parallèle au grand opéra, tout comme le quatuor l’est à côté de l’orchestre ». L’effectif de l’œuvre se compose de huit chanteurs et de treize instruments. Cet orchestre réduit permet de tirer parti des contrastes de timbre ou de matériau sonore d’une manière plus directe et plus souple. Le compositeur joue avec virtuosité de la variété de couleurs que lui offre le groupe des vents face à la harpe, au piano, aux percussions et au quatuor des cordes. Lors de la création, la direction était assurée par Ernest Ansermet qui alternait au pupitre avec Reginald Goodall, le chef de Peter Grimes. Le rôle-titre était tenu par une jeune alto anglaise révélée trois ans auparavant, Kathleen Ferrier. Elle marquera durablement ce rôle dont Janet Baker sera également une grande interprète.
Malgré cette prestigieuse distribution Le Viol de Lucrèce reçut un accueil mitigé. On salua la beauté orchestrale et la puissance vocale de cet « opéra de chambre », mais on critiqua vivement le livret dont les intentions furent mal comprises. Le viol de Lucrèce par Tarquin (509 avant J-C), détermina la chute de la monarchie étrusque et l’instauration de la République romaine. La tentative de replacer cette tragédie dans une perspective chrétienne laissa les spectateurs perplexes. L’ambiguïté née de l’introduction de sentiments chrétiens au cœur d’un des épisodes fondateurs de l’histoire de Rome ayant eu lieu bien des siècles avant l’avènement du christianisme a sans doute nui à cet ouvrage qui n’est jamais parvenu à s’imposer au répertoire.

Résumé

Dans l’atmosphère corrompue de la dynastie des Tarquins, la fidélité des Romaines laisse beaucoup à désirer. Seule Lucrèce, l’épouse de Collatinus, paraît irréprochable. C’est sans compter sur Tarquin, le fils du roi, qui accepte de relever le défi : il parviendra à passer la nuit avec Lucrèce qui préférera se poignarder après avoir confié sa honte et son désespoir à son époux.

Acte 1

Les « chœurs » masculin et féminin, constitués d’un seul et d’une seule chanteuse, commentent la dépravation de Rome gouvernée par un roi étrusque dont le fils, Tarquin « traite la fière cité comme si elle était sa putain ». Trois généraux romains boivent en commentant l’infidélité des épouses romaines dont les incartades ont été découvertes par leurs maris. Toutefois, la vertueuse Lucrèce, la femme de Collatinus, semble échapper à la règle commune. Junius met Tarquin au défi : peut-il détourner Lucrèce de la vertu ? Tarquin fait seller son cheval et part immédiatement pour Rome où il demande l’hospitalité à Lucrèce qui ne peut lui refuser.

Acte 2

Tarquin parvient à se glisser dans le lit de Lucrèce qui croit être en présence de son mari. Elle essaie de résister dès qu’elle prend conscience de sa méprise, mais ses efforts sont vains. Les « chœurs » masculin et féminin commentent la scène dans une perspective chrétienne. Collatinus rentre chez lui et ne tarde pas à deviner le drame qui s’est joué sous son toit. Malgré le pardon de son mari, Lucrèce ne peut survivre à sa honte et choisit la mort. Les chœurs mettent cette tragédie en perspective en délivrant un message chrétien qui invite au pardon et à l’espoir.

Commentaires

Loading