Une saison 2012 rare et originale pour la Maison lyonnaise

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De nouvelles productions, des originalités scéniques, des oeuvres rares ou contemporaines mais aussi des chefs-d’oeuvre reconnus du grand répertoire ponctueront la saison 2011-2012 de l’Opéra de Lyon. En porte-parole sensible et cultivé, Serge Dormy présente cette programmation comme étant « le fruit du travail et des investissements des équipes artistique, technique et administrative » de l’établissement qu’il dirige.

Le Nez, oeuvre de jeunesse de Chostakovitch composée en 1926, ouvrira la saison en octobre prochain. Une soixantaine de personnages animeront la mise en scène de William Kentridge à partir d’un univers magique et simple, le papier découpé.
En novembre, l’Opéra de Lyon reprend La vie parisienne de Jacques Offenbach. L’action se déroule dans un Paris d’aujourd’hui où milliardaires chinois et traders succèdent aux aristocrates du 19ème avec cette même quête frénétique de la fête, pourtant porteuse de solitude. On retrouvera J. Offenbach en mai dans Mesdames de la halle, oeuvre à la dimension profondément humaine.
Parsifal, ultime partition de Richard Wagner, opéra adulé ou décrié par les compositeurs comme par les critiques sera présenté en mars 2012. Il revient sous la direction musicale de Kazushi Ono, chef permanent de l'Opéra de Lyon. Le cinéaste québécois François Girard mettra en scène cette quête du Graal dont la dernière apparition à Lyon remonte à 35 ans.
Simultanément, Jérôme Combier et Atiq Rahimi livreront Terre et Cendres en première mondiale. Un opéra-théâtre sur l'atrocité de la guerre mais aussi sur la dignité humaine.
La nouvelle saison accorde une importante place aux enfants avec Douce et Barbe bleue, d’Isabelle Aboufker. Suivra L'Enfant et les sortilèges (Maurice Ravel) où l’enfant méchant devient sage. En contraste à ce parcours initiatique, drôle et féérique, sera présenté Le Nain, d'Alexander von Zemlinsky.
L’établissement lyonnais donnera aussi et surtout une Carmen « rouge et sulfureuse », clôturant la saison en apothéose en juin 2012, dans une mise en scène inédite d’Olivier Py dont le travail ne laisse jamais indifférent, dirigé par l’enthousiasmant Stefano Montanari. Et si la production marque la prise de rôle de José Maria Lo Monaco dans le rôle-titre, Yonghoon Lee, en Don José chevronné, lui donnera la réplique.

Parallèlement, début 2012, le Festival annuel de l'Opéra de Lyon a choisi de mettre Puccini en point d’orgue avec le Festival Puccini Plus. Présenté sous cette forme pour la première fois, Il Trittico (Le Triptyque) est un cycle de trois opéras en un acte conçu pour être représenté dans la même soirée. L'oeuvre fut créée au Metropolitan Opera de New York en décembre 1918.
« Les théâtres choisissent l’une ou l’autre de ces oeuvres comme nous l’avons fait en 2007 avec Il Tabarro, mais elles sont rarement jouées ensemble. En janvier et février prochains, le Triptyque sera présenté intégralement, en cohérence musicale et dramaturgique comme le souhaitait Puccini » souligne Serge Dormy. Il Trittico est composé d'Il tabarro (La Houppelande), Suor Angelica (Sœur Angélique) et Gianni Schicchi qui, des trois, a obtenu le succès le plus vite, reléguant les deux autres volets à des représentations plus épisodiques.
« Pourquoi un Festival Puccini Plus ? Parce qu’il y a un plus », explique encore le directeur de l’Opéra. « Nous avons voulu que ces ouvrages soient mis en résonnance avec des oeuvres rares, contemporaines et issues du monde germanique ». Ainsi, Il Tabarro sera présenté avec Von heute auf morgen, l'unique comédie de Schönberg. Suor Angelica, avec Sancta Suzanna de Paul Hindemith. Gianni Schicchi avec Une tragédie florentine d’Alexander Von Linsky. Une soirée contrastée qui, selon Serge Dormy, sera servie par une scénographie unique.

La saison 2012 de l'Opéra de Lyon se dévoile plus complètement sur le site de l'établissement. 

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