Une aide de 432 millions d'euros annoncée pour le spectacle vivant

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Ainsi que l'a déjà annoncé Jean Castex mercredi, le secteur culturel français devrait bénéficier d'une aide de deux milliards d'euros. Hier soir, la Ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a indiqué que dans cette enveloppe budgétaire, 432 millions d’euros seront alloués au secteur du spectacle vivant, public et privé. Une décision prise à l'issue des rencontres annoncées précédemment avec différents représentants de ce secteur « dévasté » par le contexte sanitaire.

Selon le Premier Ministre via son compte Twitter : 

« Les professionnels du spectacle vivant ont été et sont très fortement impactés par la crise du #COVID19. Ils attendaient des actes forts et un soutien durable de la part du Gouvernement. Avec Roselyne Bachelot, nous apportons aujourd’hui une réponse concrète, puissante et immédiate :
 - une prolongation de l’activité partielle jusqu’au 31 décembre 2020
 - une prolongation du crédit d’impôt pour le spectacle vivant et du crédit d’impôt phonographique jusqu’au 31 décembre 2024 ainsi qu’un assouplissement temporaire des paramètres du crédit d’impôt spectacle vivant
 - la mise en place d’un nouveau mécanisme de compensation pour encourager la reprise d’activité des exploitants des salles de spectacle : une provision de 100 millions d'euros permettra de le financer dès septembre 
»

Il s'agit là, selon les mots de la Ministre de la Culture, « d'un effort sans précédent que je piloterai pour sauver un secteur dévasté ». Sur cette somme, 200 millions d’euros seront fléchés à destination du spectacle vivant public et répartis entre grands opérateurs comme l’Opéra de Paris, la Comédie-Française et les organismes en région, et de 220 millions pour le théâtre privé. Un effort salué par ailleurs par les différents représentants du secteur du spectacle vivant, mais qui ne suffit pas à calmer leurs craintes. 

En effet, la problématique de limitation de la jauge en zone rouge reste sujet à inquiétude pour certains, qui estiment qu'appeler les spectateurs à revenir dans les salles de spectacles tout en réduisant de moitié la jauge envoie un message contradictoire et peu rassurant au public. De son côté, Olivier Darbois (qui est à la tête du Prodiss, le Syndicat national du spectacle musical et de variété), se dit « plutôt satisfait » par les mesures annoncées, mais rappelle que « le chiffre d’affaires (du secteur) a chuté de 84%, soit 2,3 milliards d’euros de pertes en 2020 dans le spectacle vivant privé ». L'inquiétude demeurent également quant aux incertitudes qui perdurent : « un spectacle, une tournée, constituent une production complexe qui exige anticipation, investissements, prises de risques et une logistique conséquente, avec des semaines et des mois de travail avant la diffusion devant un public », a-t-il également rappelé. Il faudra manifestement du temps, avant que le secteur du spectacle vivant retrouve une activité normale. 

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