Saison 2020-2021 : le Grand Théâtre de Genève en « réalité augmentée »

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Comme nombre d’autres maisons d’opéra aujourd’hui, le Grand Théâtre de Genève a dû interrompre prématurément sa saison pour se conformer aux mesures de confinement sanitaire. L’institution suisse se renouvelle actuellement sur son site Internet, tantôt pour dévoiler ses coulisses, tantôt pour présenter ses productions, mais aussi pour préparer l’avenir et esquisser une prochaine saison placée sous le signe de la « réalité augmentée ».

Pour sa première saison à la tête du Grand Théâtre, Aviel Cahn avait imaginé une saison 2019-2020 très audacieuse, laissant une large place aux œuvres contemporaines et aux créations. Sa saison 2020-2021 revient manifestement à un répertoire plus classique – la seule création, Le Soldat de plomb d’après Andersen sur une musique de Jérémie Rhorer, est destinée au jeune public.

Dès septembre, la saison s’ouvrira ainsi avec Turandot dans la version complétée par Luciano Berio en 2002 (donnée pour la première fois en Suisse), dans une mise en scène de Daniel Kramer avec le collectif teamLab, très en pointe en matière de technologies visuelles. La direction musicale est confiée à Antonino Fogliani, alors que Ingela Brimberg doit interpréter le rôle-titre aux côtés des Calaf de Teodor Ilincai et Martin Muehle en alternance, et d’Elena Guseva en Liu.
Octobre suivra avec Le Messie de Haendel, proposé dans la production salzbourgeoise donnée en janvier dernier dans la mise en scène de Robert Wilson et dirigée par Marc Minkowski, emmenée notamment par Elena Tsallagova sur scène. Et en mai 2021, Didon et Enée de Purcell sera dirigée par Emmanuelle Haïm et son ensemble d’Astrée, dans une mise de Franck Chartier (de la compagnie Peeping Tom), avec Marie-Claude Chappuis et Jarrett Ott dans les rôles titres, avec Emőke Baráth et Marie Lys.

Au rang des œuvres de répertoire, on retient également La Clémence de Titus avec Bernard Richter, Anna Goryachova et Marie Lys, confiée au metteur en scène suisse Milo Rau et dirigée par le jeune chef Maxim Emelyanychev. Parsifal sera donné dans une production signée Michael Thalheimer et dirigée par Jonathan Nott, avec Daniel Brenna dans le rôle-titre. La metteure en scène allemande Karin Henkel signera une Traviata emmenée par Ekaterina Bakanova aux côtés d’Enea Scala mais aussi de Julien Behr en alternance dans le rôle d’Alfredo Germont.

Mais pour sa prochaine saison, la maison genevoise proposera aussi quelques ouvrages du XXème siècle : dès octobre, L’Affaire Makropoulos de Janacek dirigée par Tomas Netopil et confiée au metteur en scène hongrois Kornel Mundruczo ; suivie du Candide de Bernstein pour les fêtes, revisité par le fantasque Barrie Kosky et sous la direction de Titus Engel ; puis Pelléas et Mélisande dans la production de Damien Jalet et Sidi Larbi Cherkaoui déjà donnée à l’Opéra de Flandre (on en rendait compte), avec Jacques Imbrailo et Mari Eriksmoen dans les rôles titres.

Et pour faire bonne mesure, le Grand Théâtre de Genève servira aussi de cadre à plusieurs récitals alléchants : René Pape ou Matthias Goerne, un concert du Nouvel an avec Gaëlle Arquez, mais aussi Pretty Yende ou Ludovic Tézier.

Si dans le contexte très troublé qu’on connait actuellement, l’avenir s’annonce forcément incertain et fait douter de la bonne tenue de cette prochaine saison dans son intégralité, Aviel Cahn doit « vouloir y croire » ! D'ici là, le détail de la saison 2020-2021 du Grand Théâtre de Genève est disponible sur le site de l'établissement

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