Mefistofele - Mefistofele

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Description de l'Œuvre

Description Prologue Acte 1 Acte 2 Acte 3 Acte4 Epilogue Pour aller plus loin

« Ouvrage curieux d’un homme qui cherche à être original », c’est ainsi que Verdi juge Mefistofele, « l’opéra-manifeste » de l’ambitieux Boito qui, après avoir tant combattu l’esthétique du maestro, collabora avec lui en écrivant le livret de ses deux derniers chefs-d’œuvre, Otello et Falstaff. La création de ce Faust italien qui reste l’unique tentative musicale de restitution des deux Faust de Goethe, se déroula dans une agitation telle que la police dut intervenir. Le public milanais accueillit sous les huées et les sarcasmes, l’œuvre de ce jeune compositeur de 26 ans, lié à l’avant-garde littéraire, « la Scapigliatura », dont l’objectif était bien de révolutionner l’art lyrique italien, avec ce qui s’apparente à une grande fresque métaphysique sous forme de tableaux successifs, dans le sillage de La Damnation de Faust de Berlioz. Malgré cet élan novateur marqué par de fulgurantes intuitions et des contrastes déstabilisants pour l’auditeur, la partition recèle de nombreuses influences, à commencer par celles de Gounod et Wagner. L’esthétisme du grand opéra à la Meyerbeer et l’écriture mélodique profondément italienne encore proche du bel canto, estompent la volonté réformatrice du compositeur. Durant les sept années suivant la création, Boito, très meurtri par son échec, tira les leçons de l’incompréhension du public en remaniant profondément son livret qu’il allégea. La nouvelle version de Mefistofele, donnée en 1875 à Bologne, ville favorable à Wagner, connut enfin un succès qui perdure même si l’ouvrage n’est jamais entré dans le grand répertoire. Le rôle de Mefistofele, d’une puissance saisissante, fut chanté par les plus grandes basses : ainsi Fiodor Chaliapine fit ses débuts à la Scala en 1901 en incarnant le maléfique Mefistofele aux côtés de Caruso, en Faust, sous la direction de Toscanini.

Résumé

Mefistofele parie qu’il parviendra à corrompre le vieux savant Faust, donné comme un exemple de vertu et de sagesse en lui proposant un pacte. Faust lui donnera son âme en échange d’un instant de bonheur d’une intensité unique. Le diable favorise la rencontre du vieux philosophe miraculeusement rajeuni avec la jeune et innocente Marguerite, puis il le fait participer à une nuit de sabbat. Marguerite, abandonnée par son amant, est jetée en prison pour avoir empoisonné sa mère et noyé son enfant. Son âme est sauvée quand elle implore Dieu en reniant son amour pour Faust qui est entraîné par Mefistofele en Grèce où il déclare sa flamme à la belle Hélène. Redevenu vieux, Faust médite avec amertume sur son expérience. Mefistofele, sentant qu’il lui échappe, essaie à nouveau de le tenter ; mais Faust meurt réconcilié avec Dieu, tandis que le démon disparaît en reconnaissant sa défaite.

Prologue

Dans le ciel, Mefistofele parie avec Dieu qu’il peut faire perdre son âme au vieux savant Faust.

Acte 1

Le soir du dimanche de Pâques, Mefistofele se présente à Faust d’abord sous l’apparence d’un moine gris, puis en habit de seigneur. Il propose un pacte au vieux philosophe. Il s’engagera à le suivre dans l’au-delà en lui abandonnant son âme, s’il parvient à lui faire connaître un moment de joie suprême capable de lui arracher l’exclamation : « Arrête-toi, tu es beau ! ». Faust signe le pacte.

Acte 2

Grâce aux pouvoirs de Mefistofele, Faust, rajeuni, fait la connaissance de la jeune Marguerite qu’il séduit. Pour faciliter une rencontre nocturne, Faust confie à la jeune fille un somnifère destiné à endormir sa mère. Le temps a passé. Faust assiste à une nuit de Sabbat au cours de laquelle Mefistofele est couronné roi de l’univers par les sorcières déchaînées. Soudain, apparaît la silhouette de Marguerite, enchaînée. Faust veut aller la rejoindre.

Acte 3

Marguerite délire dans son cachot où elle expie deux meurtres ; celui de sa mère, empoisonnée par le somnifère et celui de son enfant qu’elle a noyé. Faust essaie de la convaincre de s’enfuir. La jeune fille apercevant l’horrible Mefistofele, repousse son amant et donne son âme à Dieu. Elle expire, sauvée, au milieu des chœurs célestes, tandis que Faust est entraîné par le démon.

Acte4

Dans la Grèce antique, sur les eaux du fleuve Pénée, passe la barque d’Hélène, la plus belle femme du monde, encore hantée par la chute de Troie. Faust l’admire et lui déclare sa passion qu’elle partage dans un duo extatique.

Epilogue

A nouveau dans son laboratoire et redevenu vieux, Faust médite amèrement sur son existence. Son amour pour la jeune Marguerite s’est achevé dans la souffrance et sa passion pour la belle Hélène, n’était qu’un songe. Mefistofele, sentant sa proie lui échapper, le tente une dernière fois avec des sirènes. Mais Faust, s’emparant de l’Evangile, meurt, sauvé, en prononçant la phrase que le diable n’a pas su lui arracher : « Arrête-toi, tu es beau ! ». Assailli par un essaim de mille angelots, Mefistofele capitule.

Pour aller plus loin

« Ouvrage curieux d’un homme qui cherche à être original », c’est ainsi que Verdi juge Mefistofele, « l’opéra-manifeste » de l’ambitieux Boito qui, après avoir tant combattu l’esthétique du maestro, finit par collaborer avec lui en écrivant le livret de ses deux derniers chefs-d’œuvre, Otello et Falstaff. « Ouvrage curieux » peut-être, mais destinée assurément très singulière que celle de ce Faust italien qui reste l’unique tentative musicale de restitution des deux Faust de Goethe.
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