Les Boréades - Les Boréades

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Description de l'Œuvre

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Difficile de réunir autant de mystères non élucidés autour de circonstances aussi exceptionnelles ! Les fées qui se sont penchées sur le « berceau » des Boréades étaient sans doute inspirées par l’esprit de leur compositeur. Bien qu’octogénaire, Rameau continue de suivre son chemin loin des règles de la « tragédie lyrique » inventant une musique pleine d’originalité, débordante d’imagination et riche d’imprévisibles séductions. Peu d’ouvrages ont vu leur création retardée de deux siècles ! Rameau entreprend en 1763 l’écriture des Boréades qui sera son dernier opéra. Mais pour quelle raison les répétitions en sont-elles bientôt interrompues ? L’esprit subversif du livret attribué à Louis de Cahusac, l’incendie du Palais-Royal, l’hostilité de Mme de Pompadour, sont autant d’éléments à verser au dossier de cette ténébreuse affaire musicale ! Quoi qu’il en soit, Rameau meurt avant d’avoir entendu son ultime chef-d’œuvre dont la partition sombre dans l’oubli de la Bibliothèque nationale jusqu’en 1964, année du bicentenaire de la mort du musicien. C’est l’occasion de donner à la radio encore appelée ORTF, une version abrégée de cette œuvre au destin si singulier dont la résurrection scénique sera dirigée par John Eliot Gardiner en 1982 dans le cadre du Festival d’Aix-en-Provence.
« Le bien suprême, c’est la liberté ! » proclame une Nymphe. Liberté pour la reine Alphise de se choisir un époux contre la volonté du puissant Borée. Liberté d’Abaris, simple mortel de prétendre à l’amour d’Alphise. Liberté pour Rameau de sortir des cadres de la tragédie lyrique en imposant le flot irrésistible de ses suites de danses. Liberté pour un musicien maîtrisant parfaitement son « langage » de s’abandonner de manière jubilatoire à la variété et à la fraîcheur de son inventivité sans limiter son inspiration.

Résumé

La reine de Bactriane, Alphise, doit respecter la tradition qui veut que son futur époux soit un descendant de Borée, le dieu du vent du nord. Mais Alphise refuse les deux prétendants désignés, les Boréades Borilée et Calisis, car elle aime Abaris, protégé du grand-prêtre Apollon, dont on ignore malheureusement les origines. Grâce au secours d’une flèche magique que lui donne le dieu Amour, Alphise parviendra à vaincre l’hostilité de ses prétendants secondés par Borée pour épouser le courageux Abaris, qui se révèlera être le propre fils d’Apollon.

Acte 1

Dans son palais Alphise confie à Sémire qu’elle n’aime aucun des deux princes boréades, Calisis et Borilée, qui espèrent l’épouser comme le veut la coutume. A ces deux prétendants, elle préfère un étranger, Abaris, dont elle entend bien faire son époux quitte à braver la colère de Borée, protecteur des deux boréades.

Acte 2

Dans le temple d’Apollon, le grand-prêtre Adamas prédit la victoire à Abaris s’il reste fidèle à son amour malgré les obstacles. Adamas connaît le secret de la naissance d’Abaris, qui est le fils du dieu Apollon (« J’aperçois ce mortel »). Alphise arrive au temple, bouleversée par un horrible songe dans lequel Borée menaçait son royaume de destruction. Abaris lui promet son secours. Les deux amants s’avouent leur amour (« Moi! Vous haïr, ah dieux ! »). L’arrivée des princes boréades vient troubler leurs transports passionnés. Au terme d’une célébration en l’honneur d’Apollon (« C’est la liberté qu’il faut que l’on aime »), le dieu Amour descendu du ciel, remet une flèche d’or à Alphise en l’assurant de son soutien.

Acte 3

Alphise oscille entre la terreur suscitée par son cauchemar (« Songe affreux ») et la joie de l’amour partagé. Abaris est désespéré de devoir renoncer à la reine car il n’est pas boréade. Alphise déclare qu’elle renonce à la couronne pour épouser Abaris auquel elle remet la flèche magique donnée par Amour. Les princes boréades, furieux, en appellent à Borée qui déclenche une formidable tempête au cours de laquelle Alphise est enlevée (« Vole, punis leur injustice »).

Acte 4

Au milieu d’un paysage dévasté (« Nuit redoutable ! Jour affreux ! »), Abaris s’abandonne au désespoir. La reine a disparu et Borilée triomphe. Abaris veut se transpercer avec la flèche d’or, mais Adamas l’en empêche et l’incite à partir à la conquête du royaume de Borée avec l’aide de la muse Polymnie (« Commandez aux tendres Zéphirs »).

Acte 5

Dans son royaume, Borée ne parvient plus à se faire obéir des vents qui s’apaisent, calmés par la voix d’Abaris (« Obéissez, quittez vos cavernes »). Borée décide de se venger sur Alphise en la torturant en présence de ses deux prétendants boréades. (« Eh ! Pourquoi me laisser la vie ? »). Abaris arrive enfin à son secours et envoûte Calisis et Borilée grâce à la flèche magique (« Trop superbes rivaux »). Apollon apparaît et dévoile qu’Abaris est son fils et celui d’une nymphe, descendante de Borée. Avec sa flèche magique, Abaris rompt l’enchantement qui frappait les deux princes. Le mariage des deux amants est célébré dans la liesse générale.

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