Les Diables de Loudun - Die Teufel vo...

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Informations générales

  • Compositeur:Krzysztof Penderecki
  • Librettiste:Krzysztof Penderecki
  • Date de création:20/06/1969
  • Lieu de création:Allemagne
  • Nombre d'acte:3
  • Langue originale:Allemand
  • Maison d'opéra de la production originale:Staatsoper Hamburg

Description de l'Œuvre

Description Acte 1Acte 2Acte 3

Sans peur et sans reproche, le compositeur Rolf Liebermann a fait de l’Opéra de Hambourg un haut lieu de création des années 1960. Parmi ses commandes, Les Diables de Loudun, l’opéra du jeune Krzysztof Penderecki répond au goût de son temps pour les œuvres extrêmes – Les Bassarides de Henze datent de 1966, Les Soldats de Zimmermann de 1965.

L’opéra raconte l’histoire réelle des possédées de Loudun, en 1634, d’après une pièce tirée du roman d’Aldous Huxley publié en 1952. Le sujet a tout pour plaire : des nonnes déchaînées, un pouvoir politique implacable, un exorcisme, un bûcher…

Croyant, Krzysztof Penderecki est dès les années 1960 un très actif compositeur de musique religieuse et son opéra est tout sauf un brûlot antireligieux. Le chemin de croix du père Grandier, broyé par la calomnie et par la violence du pouvoir de Richelieu, est pour Penderecki une image de l’oppression totalitaire telle qu’il l’a connue dans son pays natal : la musique est aussi extrême que le sujet, dans la lointaine continuité de l’expressivité absolue d’Elektra tout autant que dans le contexte de l’avant-garde européenne dont Penderecki commence seulement à cette époque à se détourner.

Acte 1

Obsédée par le père Urbain Grandier, la prieure des Ursulines Jeanne lui a demandé d’accepter la direction spirituelle de son monastère. Elle reçoit une lettre de celui-ci qui refuse. Les rumeurs courent parmi les bourgeois de Loudun sur les mœurs de leur curé : non seulement il est plein d’orgueil, mais il aime les femmes, la jeune et riche veuve Ninon par exemple. Le comte de Laubardemont, envoyé par Richelieu, tente de convaincre Grandier de soutenir la destruction des remparts de la ville, trop favorables aux protestants, mais il refuse. Jeanne confie à son confesseur, le père Mignon, avoir des visions dans lesquelles Grandier apparaît comme allié du diable.

Acte 2

Mignon a appelé le père Barré pour exorciser Jeanne, mais son état empire et se propage à tout le monastère. Grandier est informé des soupçons qui pèsent sur lui mais explique qu’il ne connaît pas la prieure. Le juge de Cerisay met un terme aux exorcismes car il ne croit pas plus que l’archevêque à la réalité de la possession. Une jeune femme apprend à Grandier qu’elle est enceinte de ses œuvres ; il la renvoie, mais commence à voir clair dans la persécution. Richelieu a obtenu du roi la destruction des fortifications et Grandier voit dans les persécutions qui s’annoncent contre lui une manière de racheter ses péchés. Les exorcismes reprennent en présence de Laubardemont, les diables s’expriment par la voix des nonnes. Le prince de Condé, envoyé par le roi, met en évidence avec une fausse relique la fausseté des possessions diaboliques ; Grandier est arrêté par Laubardemont sous le prétexte de sa vie dissolue.

Acte 3

Grandier est en prison, la foule attend son exécution. Jeanne est toujours obsédée par l’image de Grandier. Laubardemont vient assister à la torture de Grandier, puis il est condamné sans avoir accepté de signer des aveux rédigés d’avance. Les sœurs empêchent Jeanne de se pendre ; Grandier est à nouveau torturé, sans plus de succès. Grandier est conduit en procession dans la ville, devant son église, puis devant le couvent des Ursulines où il doit demander pardon à Jeanne et aux sœurs ; il est ensuite amené au bûcher qui est allumé par Barré.

Dominique Adrian

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