Une « fréquentation record » pour l’Opéra de Paris en 2012

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Entre autres mission, un opéra d’Etat a notamment vocation à faire vivre la culture nationale, parfois au risque de faire montre de peu d’audace et de subir les foudres d’une critique sévère. Pour autant, le meilleur juge de la qualité d’une saison est sans doute le public et manifestement, il répond présent dans les salles du double établissement parisien.

En 2012, les 370 représentations du Palais Garnier et de l'Opéra Bastille (dont 199 représentations lyriques) ont attiré 856 581 spectateurs (soit une progression de 7,7% par rapport à l’année précédente), pour un taux de remplissage de 96% (contre 94% en 2011). Un public plus nombreux encore lorsqu’on compte les spectateurs assistant aux retransmissions cinématographiques des opéras de l’établissement : ils étaient quelque 40 000 à avoir suivi, en direct dans les 70 salles de cinéma partenaires d’UGC, les représentations des Contes d'Hoffmann ou de Carmen.
Par voie de communiqué (sans doute pas totalement anodin puisque le mandat du directeur Nicolas Joel n’est pas renouvelé et qu’il cédera sa place à Stéphane Lissner en 2015), l’Opéra de Paris souligne par ailleurs que six des vingt opéras donnés en 2012 ont fait salle comble : Rigoletto, Don Giovanni, Carmen, la Veuve Joyeuse, Capriccio et La Cenerentola. Un succès populaire précisément attribué aux choix de programmation de Nicolas Joel se voulant en phase avec les attentes du public (mais peut-être un peu moins de la critique) ou des têtes d’affiches attractives.
Et en période de crises où les fonds publics font l’objet d’une attention toute particulière, l’Opéra revendique un chiffre d'affaires « record » établi à 65,33 millions d'euros, en progression de 15% par rapport à 2011. Une croissance bienvenue alors qu’entre 2013 et 2015, l’établissement devra compter avec une réduction annuelle de 2,5% de ses subventions publiques.

Ce qui n’empêche pas l’établissement parisien de proposer quelques projets d’envergure (et très coûteux) dans les mois à venir. 2013 est évidemment l’occasion de célébrer le double bicentenaire « des deux grands réformateurs de l’opéra au XIXe siècle que sont Wagner et Verdi ». L’Opéra de Paris rend donc hommage au compositeur allemand avec L’Anneau du Nibelung, dans une production élaborée par le directeur musical Philippe Jordan et portée vocalement par les wagnériens Torsten Kerl, Sophie Koch ou Hans Peter König, mais aussi à Giuseppe Verdi avec Falstaff. De quoi, selon Nicolas Joel, « entretenir la flamme et l’esprit de cette maison incomparable » et surtout « susciter la curiosité et la passion de notre public toujours plus nombreux ».

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