Une Bohème de science-fiction à l'Opéra de Paris : rencontre avec Claus Guth

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La Bohème, par Claus Guth

À compter de ce soir, l’Opéra de Paris donne une nouvelle production de la Bohème, de Puccini, qui suscite au moins la curiosité, voire un certain enthousiasme, à double titre : d’abord pour la distribution de son quatuor, qui réunit sur scène la Mimi de Sonya Yoncheva (en alternance avec Nicole Car) et Aida Garifullina, aux côtés du Rodolfo d’Atalla Ayan (en alternance avec Benjamin Bernheim) et Artur Ruciński, tous confiés à la baguette du bouillonnant Gustavo Dudamel dans la fosse. Mais la production intrigue aussi et surtout pour la mise en scène de Claus Guth, qui prend ses distances avec la vie de bohème parisienne du XIXème siècle pour transposer l’œuvre de Puccini dans un vaisseau spatial en perdition, composant un décor de toute beauté, confrontant ses habitants (des cosmonautes) tantôt à leur passé, tantôt à leurs illusions face à un monde réel qui se meurt au même rythme qu'eux.
Une mise en scène qui pourrait prendre des allures de « choc » pour le spectateur, selon Claus Guth, mais qui se veut fidèle à l’esprit de l’œuvre et à sa musique, et dont ile metteur en scène nous livre surtout les clefs de compréhension dans un long entretien vidéo, à voir ci-dessous.

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La nouvelle production de La Bohème à l’Opéra de Paris sera retransmise en direct dans les cinémas UGC de France et de Belgique le mardi 12 décembre. A cette occasion, j’ai rencontré le célèbre metteur en scène allemand Claus Guth durant les dernières répétitions, afin de l’interroger sur sa vision tout à fait personnelle du chef-d’œuvre de Puccini. Une partie de cette interview sera diffusée dans les salles de cinéma le 12 décembre, juste avant le lancement de l’opéra : mais c’est l’intégralité de cette interview que peuvent découvrir ici, en avant-première, les internautes fidèles d’Opera Online.

Je veux à nouveau saluer Stéphane Lissner et l’Opéra de Paris avec lesquels s’est noué ce partenariat fructueux entre le premier Opéra national et UGC, une des plus grandes maisons de production et de distribution cinématographique française, son président Guy Verrecchia et son directeur général Alain Süssfeld. Cette saison, ce seront ainsi cinq productions de l’Opéra de Paris qui seront diffusées en direct dans les cinémas UGC. Cette programmation, sous le label Viva l’opéra, permet aujourd’hui à un public de plus en plus nombreux d’accéder aux trésors de l’art lyrique international – car, outre les productions de l’Opéra de Paris en direct, je propose aux spectateurs de cette saison 2017/2018 des spectacles filmés à Barcelone, Munich, Monte-Carlo, Londres, Venise, Amsterdam, Baden-Baden…

Mais l’événement que représentent les retransmissions en direct de l’Opéra de Paris s’appuie de surcroit sur le travail d’un des meilleurs producteurs français dans le domaine de l’opéra et de la danse, la société Fraprod, fondée par le réalisateur François Roussillon. Sous la conduite de David Kulas, un des responsables de Fraprod, avec une équipe rôdée au délicat travail à l’intérieur d’une maison comme l’Opéra de Paris, sont ainsi filmées les présentations que j’assure ainsi que les interviews des artistes que je recueille durant les répétitions ou aux entractes, ce qui dynamise les retransmissions proprement dites des ouvrages et permet au public d’avoir vraiment le sentiment de chaque fois participer à l’événement. Merci à tous.

Alain Duault

 

L'entretien avec Claus Guth est réalisé en allemand, mais les sous-titres peuvent être activés dans les options de la vidéo (en bas à droite du lecteur de la vidéo). 

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