Lucia di Lammermoor avec Lisette Oropesa pour ouvrir la saison 20-21 de la Scala, « sauf imprevu »

Xl_lisette-oropesa-lucia-di-lammermoor2

Chaque année, l’ouverture de la saison de la Scala de Milan fait figure d’événement – toujours un 7 décembre à l’occasion de la Saint Ambroise, saint patron de la cité italienne, avec une nouvelle production réunissant une distribution d’envergure. Mais au regard du contexte sanitaire que l’on connait actuellement, la saison 2020-2021 de la Scala de Milan s’annonce forcément un peu particulière et le nouvel intendant de la maison, Dominique Meyer, envisage maintenant une « saison réduite ».

Selon la Republica, 2020-2021 pourrait donc s’articuler autour d’une saison qui se tiendrait étape par étape, dont le programme se dévoilerait progressivement chaque trimestre, afin de pouvoir mieux s’adapter aux évolutions de la pandémie de Covid-19. La maison scaligère tend donc à étendre le processus déjà mis en place pour sa « saison d’automne » actuellement en cours : la Scala a rouvert ces portes le mois dernier avec une version de concert de la Traviata, la poursuit actuellement avec une autre version de concert d’Aïda, et espère pouvoir donner La Bohème en novembre, cette fois dans une version scénique (dans la mise en scène de Franco Zeffirelli, aisée à mettre en œuvre).

Cette production de La Bohème prendrait alors des allures de galop d’essai pour l’ouverture de la saison 2020-2021 de la Scala de Milan, avec « sauf imprévu », une nouvelle production de Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti, dirigée par Riccardo Chailly et mise en scène par Yannis Kokkos. Sur scène, on devrait retrouver la soprano Lisette Oropesa (qui a déjà brillé dans le rôle à plusieurs reprises, notamment à Madrid), aux côtés de Juan Diego Flórez. Dans le cadre de la programmation réduite à Milan, cette Lucia pourrait être la seule production d'opéra donnée en décembre à la Scala. 

Le programme des prochains mois de la Scala reste néanmoins conditionné à la fois aux évolutions sanitaires, mais aussi aux contraintes économiques de la maison scaligère. Toujours selon la Republica, en maintenant son activité avec une jauge réduite (la maison peut accueillir 700 spectateurs dans sa salle actuellement), la Scala enregistre des pertes (évaluée à neuf millions d'euros). Il faudrait pouvoir remplir 1200 sièges pour rentabiliser son activité. Dominique Meyer en appelle donc aux autorités italiennes : « Ne nous laissez pas seuls, nous avons besoin de notre public ».

Crédits photo : © Javier del Real | Teatro Real

| Imprimer

En savoir plus

Commentaires

Loading