La Répétition d’opéra, en création française à l'Angers-Nantes Opéra pour un nouveau festival numérique

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Il n’aura échappé à personne que le 8 mars est la journée des droits des femmes. C’est ce jour qu’a symboliquement choisi l’Opéra d’Angers-Nantes pour annoncer la création française de l’opéra-comique Die Opernprobe (La Répétition d’opéra), du compositeur allemand Albert Lortzing.

Face aux annulations des productions initialement prévues (comme notamment Lucia di Lammermoor du 9 au 16 mars), l’Opéra d’Angers-Nantes a décidé de proposer une œuvre méconnue du public français, puisqu’il s’agira là de sa création française. Die Opernprobe (La Répétition d’opéra), sur un livret de Friedrich Jünger, est inspirée de la pièce éponyme de Philippe Poisson. L’opéra met à l’honneur une servante, endossant le rôle de chef d’orchestre pour une commande lyrique passée par un Comte mélomane à la toute fin du XVIIIe siècle. Ainsi, la place de la femme qui passe de servante à chef est au cœur de l’intrigue, de même que celle du changement de condition, sur fond de rêve de liberté et de pouvoir des « petites gens » face à une aristocratie qui s’effondrera bientôt.

Afin de découvrir cette œuvre dont la musique oscille entre Mozart, Rossini et Weber, la maison lyrique diffusera sa production en ligne (sur sa chaîne YouTube et sa page Facebook) le 10 avril à 20h, en direct du Théâtre Graslin d’après le site internet de l’Opéra, mais après avoir été captée les 12 et 13 mars prochains selon le communiqué – mais direct ou adaptation, cela n’a finalement ici que peu d’importance. La mise en scène est confiée à Eric Chevallier et la direction à Antony Hermus, qui sera à la tête de l’Orchestre National des Pays-de-Loire. Les décors et les costumes seront réalisés en deux semaines seulement, tandis que les chœurs et les musiciens auront également un délais somme toute assez court pour se familiariser avec cette partition méconnue. Quant aux solistes, ils ont été réunis en un temps éclair et compte notamment deux artistes en résidence : Marie-Bénédicte Souquet et Marc Scoffoni.

Enfin, selon le site internet de l’Opéra, cette production s’intègre dans un mini festival lyrique numérique qui courra durant le mois prochain, en proposant deux autres temps forts : la rediffusion du ciné-concert Le Fantôme du Moulin-Rouge, film muet de René Clair sur une musique originale du groupe de rock Living Ruins, le samedi 17 avril à 18h, ainsi que Les Fourberies de Figaro, ou le Barbier de Séville raconté aux petits et aux grands (à partir de six ans), le dimanche 25 avril à 16h.

© Angers Nantes Opéra

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