Double visage pour Le Démon de Bordeaux

Xl_cavallier © DR

Evénement de la saison bordelaise, le très rare Démon d'Anton Rubinstein (1829-1894) sera présenté du 29 janvier au 9 février prochains. Le huitième opéra du pianiste visrtuose et compositeur, destiné à l'origine au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg où il fut créé le 25 janvier 1875, est l'un des opéras les plus authentiquement romantiques du répertoire russe et traite du démon de l'obsession amoureuse.

L'Opéra de Bordeaux reprendra la mise en scène de Dmitry Bertman donnée au Gran Teatre del Liceu en avril et mai 2018, alors avec Egils Silins dans le rôle-titre. Nous avions pu apprécier cette production dont on rendait compte en anglais, notamment grâce à un dispositif scénique articulé autour d'un tube reliant le ciel, la terre et l'enfer, d'une énorme sphère mobile ainsi qu'un vidéoprojecteur utilisant la sphère comme écran. La production affichait une incroyable puissance visuelle, et l'on ne pouvait que se réjouir de la voir arriver en France, d'autant que le rôle-titre devait être tenu par Nicolas Cavallier, baryton-basse français dont nous avons maintes fois vanter les mérites et que nous avions eu l'opportunité de rencontrer en 2017.

Malheureusement, le chanteur doit renoncer aux deux première dates, les 29 et 31 janvier, pour des raisons de santé. Il sera remplacé par le baryton russe Aleksei Isaev, et c'est donc son interprétation qui devrait être captée par France Musique le soir de la Première avant d'être diffusée le 28 mars 2020 à 20h dans l’émission « Un samedi à l’Opéra ». Sous la direction de Paul Daniel, il rejoindra ainsi Evgenia Muraveva, Alexey Dolgov ou encore Alexandros Stavrakakis et Ray Chenez.

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