Fortunio - Fortunio

Informations Description
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Informations générales

  • Compositeur :André Messager
  • Librettiste :Robert de Flers
  • Année de création :1907
  • Lieu de création :France
  • Nombre d'acte :4
  • Langue originale :Français
  • Maison d'opéra de la production originale :L'Opéra Comique

Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3 Acte 4

Fortunio  est l’unique succès que remporta André Messager dans le domaine de l’opéra. Ce compositeur, aux grands talents de chef d’orchestre, s’est essentiellement consacré à l’opérette, genre dans lequel il est passé maître, comme en témoigne le succès durable de Véronique (1898). Il fut aussi un des premiers « pèlerins » de Bayreuth, tout en composant des fantaisies burlesques sur des thèmes wagnériens. Directeur musical de l’Opéra-Comique de 1898 à 1904, il y dirigea en 1902 la création de Pélléas et Mélissande de Debussy. La dédicace de l’œuvre mentionnait « en témoignage de profonde affection à André Messager ». La rédaction du livret de Fortunio, fut confiée à deux auteurs qui allaient devenir les rois du théâtre de boulevard, De Flers et Caillavet. Les deux complices se lancent dans l’adaptation de la pièce de Musset, Le Chandelier (1835), qui avait déjà inspiré à Offenbach, La Chanson de Fortunio (1861). Très satisfait du travail de ces brillants librettistes, Messager compose une musique pleine d’élégance, de tendresse et de fluidité qui en fait un digne héritier de Massenet comme en témoigne l’air célèbre de Fortunio : « Si vous croyez que je vais dire ». Commentant cette « comédie lyrique » légère et spirituelle, Robert de Flers déclare : « On dirait que la musique est de Musset lui-même ». Fortunio est un bel exemple de la fameuse clarté orchestrale qui caractérise la musique française. Le succès fut immédiat mais après la création Messager repris sa partition et ramena l’ouvrage de cinq à quatre actes. Fortunio fut donné à L’Opéra-Comique jusqu’en 1953 ; il connut ensuite quelques reprises dans les années 1980 à Bordeaux et à Lyon avant d’être de nouveau à l’affiche en 2009 à Paris.


Résumé

Le capitaine Clavaroche a pour maîtresse Jacqueline, la jeune femme du notaire Maître André. Pour détourner les soupçons de son mari, Clavaroche conseille à Jacqueline de trouver un « chandelier », c’est-à-dire un soupirant officiel qui attire sur lui l’attention de Maître André tandis que le véritable amant restera insoupçonnable. Le choix de Jacqueline se porte sur le timide Fortunio qui est déjà tombé follement amoureux d’elle. L’ironie du sort fera que la sincérité et l’innocence du jeune homme finiront par lui valoir l’amour de la coquette Jacqueline qui trompera pour lui son mari et son amant.

Acte 1

Dans une petite ville de province, le dimanche matin, on déambule devant l’Eglise. Maître Subtil et son neveu Fortunio arrivent de la campagne. L’oncle veut faire entrer son neveu dans l’étude de Maître André. Un régiment passe avec à sa tête le capitaine Clavaroche, en quête d’aventures féminines. Il jette son dévolu sur Jacqueline, la jeune femme de Maître André. Le mari lui ouvre imprudemment les portes de sa maison, tandis qu’ébloui à son tour par la beauté de Jacqueline, Fortunio se laisse convaincre de devenir clerc de notaire chez Maître André.

Acte 2

Maître André  veut savoir qui est l’homme qu’on lui a dit être entré nuitamment dans la chambre de sa femme. Jacqueline nie les faits en reprochant à son mari sa jalousie. Mais, après le départ de son époux, Clavaroche sort de l’armoire où il s’était caché. Les deux amants cherchent une solution pour tromper la vigilance du mari soupçonneux. Clavaroche conseille à sa maîtresse de trouver un « chandelier », c’est-à-dire un soupirant officiel qui servira de leurre. Jacqueline jette son dévolu sur l’innocent Fortunio dont les déclarations enflammées ne la laissent cependant pas insensible.

Acte 3

Tandis que les clercs se moquent des infidélités de Jacqueline comme de la naïveté de Fortunio, Maître André accepte la présence du jeune soupirant de sa femme pour montrer qu’il n’est pas jaloux. Tout pourrait fonctionner à merveille si Jacqueline n’était pas en train de se laisser conquérir par la sincérité et la véritable passion de Fortunio. Ce dernier surprend une conversation entre Clavaroche et sa maîtresse qui l’éclaire définitivement sur le rôle de « chandelier » qu’on veut lui faire jouer. Clavaroche compte tendre un piège à Fortunio en faisant partie d’une petite troupe chargée par Maître André de surprendre sa femme en galante compagnie.

Acte 4

Fortunio annonce à Jacqueline qu’il est prêt à se jeter volontairement dans le guet-apens ourdi par Maître André et Clavaroche. Jacqueline avoue alors à Fortunio  que c’est lui qu’elle adore. Elle le dissuade de se laisser volontairement surprendre. Quand le jour se lève, Maître André qui n’a vu personne grimper par la fenêtre de sa femme, vient lui présenter ses excuses. Clavaroche constate quant à lui que personne n’est caché dans l’armoire. Jacqueline peut donc les renvoyer tous les deux en tendant à Clavaroche un chandelier pour éclairer leur chemin. Elle reste seule avec Fortunio…

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