Dardanus - Dardanus

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Description de l'Œuvre

Description Prologue Acte 1 Acte 2 Acte 3 Acte 4 Acte 5

Dardanus reçut à sa création un accueil des plus mitigés et relança la guerre entre les « lullystes » et les « ramistes », dont la presse de l’époque répercuta les éclats et les injures, au rang desquelles il faut signaler l’apparition du mot « baroque » utilisé pour la première fois par le dramaturge Jean-Baptiste Rousseau pour fustiger Jean-Philippe Rameau. Dans cette guerre incessante entre les tenants de la musique italienne rassemblés sous la bannière des « lullystes », et les partisans de la musique française, galvanisés par les créations de Rameau, Dardanus se signale par l’exceptionnelle richesse d’une orchestration qui assura longtemps sa survie sous forme de suite orchestrale. La beauté des parties chorales, en particulier dans la scène des Songes, et la puissance dramatique de plusieurs airs remarquables, où se déclinent toutes les nuances de la passion, compensent les incohérences du livret qui furent partiellement corrigées dans une version remaniée en 1744. Ajouts et retraits se succéderont jusqu’à la version définitive de 1760, pour tenter d’atténuer les invraisemblances qui encombrent la conduite de l’intrigue, inspirée de quelques vers de l’Enéide de Virgile.
Dès la version de 1744, le rôle-titre gagne en intensité. Dardanus, captif, bénéficie d’un saisissant monologue dans la solitude de sa prison. Le lyrisme déchirant de son chant douloureux annonce le célèbre monologue de Florestan dans le Fidelio de Beethoven.
La partition tant de fois modifiée offre quelques-unes des plus belles pages de Rameau dont le talent ne se réduisait pas à celui d’un brillant théoricien, symbole parfait de l’esprit classique français aux yeux du philosophe Hyppolite Taine. Principal artisan du renouveau du théâtre lyrique français, Jean-Philippe Rameau s’imposa contre les attaques des partisans de la musique italienne, au nombre desquels se trouvait Jean-Jacques Rousseau, par son sens de la beauté mélodique et sa recherche de « la vraie musique » qui était pour lui « le langage du cœur ».

Résumé

Iphise, la fille de Teucros, le roi de Phrygie, aime l’ennemi de son peuple, Dardanus. La jeune fille, déchirée par cet amour coupable, se désespère de devoir épouser le prince Anténor auquel son père la destine. Croyant se confier au mage Isménor, elle déclare son amour à Dardanus qui l’aime aussi et finira par conquérir le droit de l’épouser après avoir sauvé la vie du loyal Anténor en triomphant d’un monstre.

Prologue

L’Amour apaise la Jalousie qui empêche les Plaisirs de régner. Mais Vénus doit la rappeler avec les Troubles et les Soupçons sans lesquels l’Amour et les Plaisirs s’endorment.

Acte 1

Iphise s’abandonne au désespoir que lui cause son amour pour Dardanus, l’ennemi du peuple phrygien sur lequel règne son père, Teucros. Le roi, déterminé à vaincre son ennemi, a promis la main de sa fille à Anténor. La malheureuse jeune fille décide de chercher conseil auprès du magicien, Isménor.

Acte 2

Dardanus obtient d’Isménor une baguette magique qui lui permet de se faire passer pour le magicien lui-même. Ainsi dissimulé, il reçoit les confidences de son rival Anténor et d’Iphise qu’il aime, lui aussi. Se laissant gagner par la joie de l’amour partagé, Dardanus se fait reconnaître à son amante désemparée et les Phrygiens le font prisonnier.

Acte 3

Tandis que les Phrygiens se réjouissent d’avoir capturé Dardanus, Iphise s’abandonne à son désespoir. Pour punir les Phrygiens qui retiennent prisonnier Dardanus, un fils de Jupiter, Neptune envoie un terrible monstre qui dévaste leur pays. Anténor décide d’aller le combattre.

Acte 4

Dans sa prison, Dardanus, impuissant, médite sur son sort. Vénus le confie aux Songes qui l’enveloppent de leurs charmes en lui dictant sa conduite. Soudain extrait de sa prison, il triomphe du monstre en sauvant Anténor qui allait succomber devant lui. Loyal et reconnaissant, Anténor remet son épée à son sauveur qu’il n’a pas identifié. Il s’engage à exaucer toutes ses demandes.

Acte 5

Les Phrygiens acclament le vainqueur du monstre pensant qu’il s’agit d’Anténor dont la récompense doit être la main d’Iphise. Dardanus se fait reconnaître et Anténor accepte de s’effacer devant son rival. Vénus persuade Teucros qui résistait encore, de donner sa fille à Dardanus.

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