Béatrice et Bénédict - Béatrice et Bé...

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Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2

Bien que Béatrice et Bénédict soit le dernier ouvrage lyrique composé par un Hector Berlioz (1803-1869) malade et prématurément vieilli,  il serait vain d’y chercher une quelconque dimension testamentaire. Oscillant entre mélancolie et insouciance, gravité et légèreté, l’ouvrage est atypique à plus d’un titre. Comment devons-nous aborder ce que le compositeur lui-même qualifie de  « caprice écrit avec la pointe d’une aiguille » ? C’est le seul opéra de Berlioz à n’avoir rencontré aucun obstacle pour être représenté. Répondant à une commande d’Edouard Bénazet, directeur du casino et du théâtre de la célèbre station thermale de Baden-Baden, Berlioz reprend un projet qu’il caresse depuis une trentaine d’années. En fervent admirateur de Shakespeare, le musicien a envisagé dès 1833 d’adapter Beaucoup de bruit pour rien. De cette comédie qui manque déjà d’unité, Berlioz va tirer un livret dont la trame dramatique est des plus minces. Nous assistons aux brillantes joutes oratoires qui opposent Béatrice et Bénédict, deux jeunes gens à l’esprit caustique qui refusent avec obstination de reconnaître qu’ils sont amoureux l’un de l’autre. Si l’ouvrage remporte un incontestable succès à sa création, il peine ensuite à s’imposer. Le mélange de musique et de théâtre parlé, le schématisme des personnages, la fin heureuse sans aucune surprise et la dimension parodique peu compréhensible aujourd’hui, ne sont certainement pas des atouts. Reste l’essentiel, la musique de Berlioz. L’Ouverture, qui se nourrit des principaux thèmes de l’ouvrage, est une pièce brillante souvent donnée en concert. Elle nous introduit dans l’univers léger et fantasque d’un opéra-comique empreint d’une sentimentalité nostalgique, portée par le constant raffinement de l’écriture orchestrale. Le Nocturne sur lequel se referme le premier acte est la page la plus célèbre de l’ouvrage. Ce duo d’une irrésistible poésie fait naître une belle émotion. Il résume bien les paradoxes de cet opéra-comique : une poignante mélancolie émane d’une scène qui n’a aucune justification dans le déroulement d’une intrigue peu captivante.

Résumé

Les troupes de Léonato reviennent auréolées de gloire après leur victoire sur les Maures. Héro, la fille de Léonato, se réjouit de pouvoir enfin épouser Claudio qui s’est vaillamment battu alors que Béatrice, sa cousine, pense uniquement à se moquer d’un bonheur si simple. Béatrice n’a d’autre obsession que d’affronter un autre ennemi du mariage, Claudio. Les deux jeunes gens se lancent dans de brillantes joutes verbales pour mieux se dissimuler à eux-mêmes qu’ils sont amoureux l’un de l’autre.
 

Acte 1

A Messine, au XVIème siècle, Léonato savoure la victoire du général Don Pedro sur les Maures qui ont tenté d’envahir la Sicile. Héro, la fille de Léonato, retrouve avec joie Claudio qu’elle doit bientôt épouser. Le jeune homme s’est brillamment illustré au combat ainsi que Bénédict, qui pourrait lui aussi suivre son exemple en se mariant après une si belle victoire. Mais Bénédict est résolument opposé au mariage. Il est en conflit perpétuel avec la nièce de Léonato, Béatrice, qui l’accueille à son retour du combat avec des discours pleins de dédain. Bénédict surprend bientôt une conversation entre Léonato et Claudio qui lui laisse entrevoir que la fureur de Béatrice n’est qu’un leurre : elle dissimule en réalité la passion qu’elle éprouve pour lui. Bénédict est bouleversé ; il se jure d’aimer Béatrice. Héro et sa suivante Ursule ont de leur côté joué un petit tour à Béatrice pour la persuader de l’amour que Bénédict ressent pour elle.

Acte 2

Dans le palais de Léonato on prépare le mariage de Claudio et Héro. Somarone, le maître de chapelle, est déjà passablement éméché tandis que Béatrice est en proie à une vive agitation : elle réalise qu’elle aime Bénédict. Héro et Ursule prennent plaisir à pousser la jeune fille dans ses retranchements. Béatrice restée seule est profondément émue par les chants d’hyménée qui commencent à retentir. Cependant le jeu des piques acerbes reprend bientôt entre Bénédict et Béatrice jusqu’à l’arrivée du cortège nuptial. Héro et Claudio signent leur contrat de mariage mais on apprend qu’un second contrat a été préparé ; il  n’attend plus que  la signature de Béatrice et Bénédict ! Réconciliés pour un temps, les deux amants consentent à se marier en célébrant l’amour « un feu follet qui vient on ne sait d’où ». Ils s’accordent enfin en reconnaissant que « folie, après tout, vaut mieux que sottise ».

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