Alzira - Alzira

Informations Description
Imprimer
Xl_avatar

Informations générales

  • Compositeur :Giuseppe Verdi
  • Librettiste :Salvatore Cammarano
  • Année de création :1845
  • Lieu de création :Italie
  • Nombre d'acte :3
  • Langue originale :Italien
  • Maison d'opéra de la production originale :Teatro di San Carlo

Description de l'Œuvre

Description Prologue Acte 1 Acte 2

Faut-il définitivement oublier Alzira ? Généralement considéré comme l’ouvrage de Verdi le moins réussi, cet opéra ne suscite guère l’enthousiasme. Il n’a connu que très peu de reprises à notre époque. Quelques années après le demi-échec de la première représentation, Verdi lui-même écrira: « cet opéra est franchement mauvais ».Il appartient à ces fameuses «  années de galère » durant lesquelles le compositeur dut répondre aux nombreuses commandes suscitées par le formidable succès de Nabucco (1842). Tout n’est pas de qualité égale dans cette production à marche forcée mais chaque ouvrage comporte sa part de réussite et d’innovation. Alzira , le plus court de ses opéras , fut composé par un Verdi épuisé, pressé par l’urgence de devoir satisfaire au plus vite l’attente du directeur du San Carlo de Naples qui réclama une ouverture supplémentaire pour étoffer un spectacle jugé trop mince. Conquérir le public de ce magnifique théâtre, considéré par Stendhal comme le plus beau d’Europe, est un défi de nature à stimuler l’inspiration du compositeur. L’orchestration est particulièrement soignée et plus d’une page mérite d’être comparée à celles d’un Berlioz ou d’un Mendelssohn. Alors, à quelle faiblesse doit-on attribuer la tenace réputation d’échec attachée à cet ouvrage ? Sans doute à celle du livret de Cammarano. Auteur de la célèbre Lucia di Lammermoor (1835) de Donizetti, ce brillant librettiste se montrera plus inspiré quand il signera avec Verdi La Bataille de Legnano (1849), Luisa Miller (1849) et surtout, Le Trouvère (1853). Dans Alzira, Cammarano réduit à un simple triangle amoureux la portée philosophique de la tragédie en cinq actes de Voltaire, dont il a fait une peu convaincante adaptation.

Résumé

Alzira, princesse inca, est fiancée à Zamoro qu’on croit mort. Les circonstances l’obligent à épouser contre son gré Gusman, le gouverneur espagnol responsable de la disparition de son bien-aimé. Mais Zamoro est toujours vivant. A la tête de ses hommes, il  tente sans succès de mener  une expédition contre l’occupant espagnol. Il est fait prisonnier. Pour le sauver, Alzira accepte enfin de s’unir à Gusman. Trompant la vigilance de ses gardiens, Zamoro surgit au milieu de la cérémonie nuptiale pour poignarder Gusman qui lui pardonne son geste avant de mourir.

Prologue

Une tribu d’Américains s’apprête à exécuter un prisonnier espagnol, le gouverneur Alvaro. Zamoro, leur chef, que l’on pensait mort, s’interpose pour sauver du supplice Alvaro que doit préserver sa vieillesse. Zamoro explique à ses hommes qu’il a bien été fait prisonnier par son ennemi espagnol, le cruel  Gusman, fils d’Alvaro, mais qu’il a survécu (« Un Inca…eccesso orribile ! »). Zamoro apprend que sa fiancée Alzira est détenue à Lima avec son père. Il crie sa vengeance contre l’oppresseur espagnol contre lequel les tribus américaines sont prêtes à combattre. (Dio della guerra »).  

Acte 1

A Lima, Alvaro cède le pouvoir à son fils, Gusman. Ataliba, vieux chef péruvien, fait allégeance aux Espagnols qui étendent leur domination. Sa fille Alzira, désespérée par la disparition de son fiancé, Zamoro, qu’elle croit mort, résiste à la passion de Gusman (« Eterna la memoria »), qui veut en faire son épouse. Pour lui, les triomphes ne sont rien sans l’amour d’Alzira, obsédée par le souvenir de Zamoro, qui lui apparait en songe. Elle refuse d’épouser Gusman comme son père le lui conseille dans le but de sceller la réconciliation de son peuple avec les Espagnols. Zamoro surgit. Gusman surprend les amants enlacés et veut faire exécuter son rival. Mais le vieil Alvaro intercède pour celui qui lui a sauvé la vie. Gusman cède mais jure de se venger en exterminant ses ennemis au combat.

Acte 2

Les Espagnols ont de nouveau triomphé et Zamoro fait prisonnier va être conduit au bûcher. Pour sauver celui qu’elle aime, Alzira cède au désir de Gusman qui veut l’épouser. Zamoro a pu se procurer un uniforme de soldat espagnol. Il jure de se venger quand il apprend le prochain mariage de sa fiancée avec son ennemi. Gusman s’abandonne au bonheur (« E dolce la tromba »). Au moment où il va s’unir à Alzira, Zamoro le transperce de son poignard. Gusman lui pardonne avant d’expirer en bénissant ses amours avec Alzira.

Commentaires

Loading