Madame Butterfly - Chorégies d'Orange (2016) - Madama Butterfly - Chorégies d'Orange (2016)

Informations Description Médias
Imprimer
Xl_avatar © Copyright all right reserved

Informations générales

Description

Nouvelle production

Au cours de l’été 1900, Puccini tomba en admiration devant une pièce de David Belasco, Madame Butterfly, adaptée d’une nouvelle d’un avocat américain, John Luther Long, un plagiat du roman de Pierre Loti, Madame Chrysanthème. Les librettistes attitrés de Puccini, Illica et Giacosa, transposèrent pour l’opéra ce drame exotique. Le compositeur tenait pour un drame en deux actes, mais Giacosa était persuadé qu’une articulation en trois actes était préférable. Puccini l’emporta et l’opéra en deux actes lors de sa création à la Scala de Milan en février 1904, fut le four le plus retentissant que connut Puccini, fruit d’une cabale peut-être. L’œuvre disparut corps et biens sous les coups de boutoir de la critique. Puccini, ulcéré, tint compte néanmoins des reproches - formels surtout - qui lui étaient faits, remania son opéra, le découpant en trois actes et le présenta dans sa version révisée en mai 1904 à Brescia où il connut cette fois un triomphe qui ne s’est plus démenti depuis.

L’histoire que conte cet opéra est d’une grande simplicité. Un officier de marine américain, Pinkerton, profite d’une escale de son navire à Nagasaki, au Japon, pour épouser, en dépit de la mise en garde du consul des Etats-Unis, Sharpless, selon les rites locaux, une jeune geisha du nom de Cio-Cio-San et surnommée Butterfly (papillon). Pour Pinkerton, c’est un jeu, mais non pour Cio-Cio-San que renie sa famille pour avoir trahi la religion ancestrale. Trois années se sont écoulées après la nuit de noces et Cio-Cio-San -Madama Pinkerton- attend vainement le retour de son époux américain dont elle a eu un enfant. Elle repousse les avances du prince Yamadori, persuadée de voir un jour prochain revenir le navire de son époux. Le consul Sharpless sait que Pinkerton s’est marié aux Etats-Unis et voudrait persuader Cio-Cio-San de renoncer à lui. Soudain, le canon annonce l’arrivée du navire américain et la jeune femme, avec sa suivante Suzuki, prépare la maison pour accueillir son mari. Pinkerton, non sans quelque émotion, se rend auprès d’elle. Il veut recueillir l’enfant que la geisha a eu de lui et que son épouse américaine élèvera. Cio-Cio-San, qui enfin comprend tout, pare son petit garçon, lui dit adieu et se suicide.

Puccini a su revêtir cette œuvre d’une musique d’une grande richesse, non seulement sur le plan mélodique qui traduit admirablement les sentiments des protagonistes et singulièrement ceux de la jeune femme sur qui l’œuvre repose tout entière, mais également sur le plan orchestral : il a composé là une partition d’un raffinement extrême après s’être penché sur les musiques orientales dont il s’est inspiré tout en les transcendant, mais aussi sur la langue et les mœurs nipponnes. Depuis sa création ratée à Milan et triomphale à Brescia, Madama Butterfly a fait le tour du monde. Cet opéra sera donné dans une nouvelle production pour la seconde fois sur la scène du Théâtre antique national d’Orange en 2016.

Philippe Gut

Plus d'informations sont disponibles sur le site officiel des Chorégies d'Orange.

Dates de représentations

09 juillet 2016 21:45:00

12 juillet 2016 21:45:00

La distribution

Nadine Duffaut

Mikko Franck

Ermonela Jaho

Bryan Hymel

Marie-Nicole Lemieux

Marc Barrard

Carlo Bosi

Wojtek Smilek

Valentine Lemercier

Christophe Gay

Pierre Doyen

Personnages de l'œuvre

Metteur en scène

Chef d'orchestre

Cio-Cio San (Madame Butterfly)

Pinkerton

Suzuki

Sharpless

Goro

Le Bonze

Kate Pinkerton

Yamadori

Le commissaire impérial

Medias

Xl_bryan-hymel-ermonela-jaho-madama-butterfly-2016-orange
Mode immersif

Commentaires

Loading