L'Opéra de Vienne met en vente ses costumes de scène

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Les costumes sont évidemment partie intégrante de la magie d’une mise en scène d’opéra, qu’ils aient été dessinés par de grands créateurs de mode ou dans les ateliers de l’Opéra. Mais que deviennent ces costumes dès lors qu’une production n’est plus donnée sur scène ? Certains sont recyclés, d’autres intègrent des musées ou des collections privées. D’autres encore peuvent trouver une seconde vie auprès de particuliers, comme ceux que l’Opéra de Vienne propose actuellement à la vente dans le cadre d’enchères publiques.

Jusqu’au 29 juin prochain, plus de 70 costumes issus des productions de la maison viennoise font l’objet d’une vente aux enchères en ligne, permettant donc aux amateurs d’art lyrique et aux collectionneurs d’acquérir les tenues portées par les membres des chœurs ou des seconds rôles, mais aussi par les plus grands interprètes ayant foulé la scène de l’Opéra de Vienne – d’Anna Netrebko à Roberto Alagna, Rolando Villazón, Plácido Domingo ou Piotr Beczala, entre autres.

Comme autant de petits témoignages de l’histoire de l’opéra, on y trouve par exemple les costumes de la Madame Butterfly emblématique du metteur en scène Josef Gielen créée en 1957, portés successivement par Leontyne Price ou Renata Scotto et jusqu’à Olga Guryakova et Kristīne Opolais – le costume de Cio-Cio San dessiné par Tsugouharu Foujita est régulièrement renouvelé et confectionné au Japon par des artisans spécialisés dans la confection de kimonos.
De même pour la robe ensanglantée de Lucia di Lammermoor portée par Edita Gruberova, Diana Damrau ou Anna Netrebko ; la tenue de la Carmen de Franco Zeffirelli endossée par Elīna Garanča, Waltraud Meier ou Béatrice Uria-Monzon ; ou encore le costume de Rigoletto revêtu par Leo Nucci ou Dmitri Hvorostovsky...

Selon les commissaires de la maison Dorotheum en charge de la vente, les costumes les plus simples sont estimés à quelques centaines d’euros, quand les prix des costumes les plus riches peuvent atteindre quelque 5500 euros. Des montants élevés loin d’être accessibles au plus grand nombre, mais pour la bonne cause : ces pans du passé de l’Opéra de Vienne financeront l’avenir de la maison viennoise. L’intégralité des fruits de la vente financera « le travail de l’Opéra de Vienne à destination des jeunes talents » et des « projets devant contribuer à inspirer les nouveaux publics ». Les enchères en ligne sont d’ores et déjà ouvertes et seront clôturées ce 29 juin à 15h.

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