Confinement : pas de festivals en France avant mi-juillet

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Depuis maintenant un mois, la France est soumise à des mesures de confinement afin d’endiguer la propagation du Covid-19. Ce 13 avril, le président Emmanuel Macron s’adressait aux Français, à la fois pour annoncer le prolongement de ces mesures de confinement au moins jusqu’au 11 mai prochain, mais aussi pour évoquer la politique de déconfinement qui sera envisagée ensuite.

On retiendra plus spécifiquement ici que la levée du confinement sera vraisemblablement très progressive et dépendante des évolutions de la pandémie. Dans un premier temps, les lieux ayant vocation à accueillir le public resteront fermés, comme les bars et restaurants, mais aussi les cinémas et les salles de spectacles. Et le monde de la culture est plus particulièrement dans l’expectative, notamment quant aux festivals d’été – évidemment porteurs de lourds enjeux financiers, qui se préparent des années à l’avance, nécessitent plusieurs semaines répétitions et dont l’annulation ou le maintien dépend notamment des annonces gouvernementales et de leurs conséquences en terme d’assurance.

Dans le cadre de son allocution du 13 avril, le chef de l’Etat annonçait une interdiction des grands rassemblements, incluant les festivals, au moins jusqu’à mi-juillet prochain.

Une date qui fait évidemment planer un doute sérieux sur la bonne tenue des festivals lyriques de l’hexagone. Les Chorégies d’Orange sont par exemple prévues du 19 juin au 1er août (la production de Samson et Dalila avec Roberto Alagna et Marie-Nicole Lemieux est annoncée pour le 10 juillet), le festival d’Aix-en-Provence doit se tenir du 30 juin au 18 juillet, le festival de Montpellier est attendu du 10 au 30 juillet...

À ce stade, on ignore encore si ces manifestations pourront se tenir (certains envisagent par exemple de revoir leur jauge à la baisse pour satisfaire aux conditions sanitaires en vigueur et accueillir néanmoins le public) ou simplement si les spectateurs répondront présents dans un contexte évidemment très anxiogène. L’équation est d’autant plus complexe que les engagements d’artistes lyriques sont signés des années à l’avance et souvent difficiles à reporter à une date ultérieure – notamment parce que ces artistes ont déjà d’autres engagements pour les mois et années suivantes.

Si, en France, les festivals peuvent parfois compter sur des subventions publiques significatives (et des « mesures spécifiques », dixit le chef de l'Etat, doivent être annoncées prochainement pour le monde de la culture et du tourisme) et si le ministère de la Culture a d’ores et déjà mis en place une cellule d'accompagnement des festivals 2020 pour les aider à faire face à la crise sanitaire du Covid-19, certains festivals lyriques affichent déjà une santé financière très précaire qui pourrait être d’autant plus mise à mal par les conséquences de la pandémie.

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