Amneris en 2021 et Kundry en 2022 pour Elina Garanca

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Fort de déjà vingt ans de carrières, Elina Garanca a enchainé les prises de rôles ces dernières années. Pour autant, quelques-uns doivent encore être ajoutés à son répertoire. Celui de Didon, par exemple, dans Les Troyens, qu’elle devait interpréter à la Deutsche Oper Berlin en 2013 avant de finalement y renoncer pour cause de grossesse – et qu’elle chantera néanmoins finalement en février prochain à l’Opéra de Paris dans une nouvelle production mise en scène par Dmitri Tcherniakov.
Mais c’est manifestement surtout le rôle d’Amneris, dans Aïda, que la soprano lettone entend ajouter à son répertoire : elle l’évoque de très longue date (le rôle est au moins partiellement à l’origine de sa carrière de chanteuse) et le projet se concrétisera finalement en 2021 à Las Palmas de Gran Canaria, avant qu’elle ne s’attaque également au rôle de Kundry dans Parsifal l’année suivante. Elle le précise dans les colonnes de Platea Magazine.

« J’ai les deux rôles d’Amneris et de Kundry inscrits à mon agenda. Je les interpréterai en 2021 et 2022. En fait, j’étudie déjà le rôle d’Amneris petit à petit. Je le chanterai à la Grande Canarie, avant de le reprendre à Paris, puis à Vienne. Mon répertoire s’est étendu au fur et à mesure que ma voix s’est élargie et maintenant, je veux profiter de tous ces nouveaux rôles pendant un moment. C’est pourquoi après Amneris et Kundry, je ne me focaliserai plus sur les prises de nouveaux rôles. Après tout, après Verdi, le vérisme et Wagner, que puis-je faire d’autres ? (rires)
C’est une sensation étrange, vous savez : Amneris est l’un des rôles qui m’ont décidée à me lancer dans une carrière professionnelle de chanteuse. C’est un rôle que je rêvais de chanter un jour et ce rêve va maintenant bientôt se concrétiser. C’est comme si j’atteignais finalement ce sommet que je vise depuis que je suis jeune et qu’il faut maintenant réfléchir à ce qui peut suivre après cet aboutissement. Mais selon mon expérience, il est judicieux d’interpréter un rôle pendant quelques années : les premières fois, vous le chantez davantage avec votre cœur et les fois suivantes, un peu plus avec votre tête. (rires)
 »

Si la cantatrice souhaite approfondir les rôles qu’elle interprète déjà, elle n’en formule pas moins de nouvelles envies pour l’avenir. Le rôle de Vénus dans Tannhäuser pourrait l’intéresser aussi avec les bons partenaires (le chef Kirill Petrenko, par exemple) et en fonction des évolutions de sa voix, mais aussi Azucena, dans Le Trouvère, mais pas avant quelques années quand Elina Garanca aura l’âge du rôle, ou encore le répertoire straussien.

À plus court terme, on retient les projets de disques de la cantatrice : elle prépare un premier enregistrement dont la principale thématique sera « le Sud », intégrant « des références espagnoles, italiennes et françaises » auxquelles s’ajouteront des inspirations venant d’Amérique du Sud, après un voyage au Mexique. Et Elina Garanca prépare un second enregistrement de Lieder, cette fois, « probablement avec des morceaux de Schumann, Brahms et Rachmaninov ». Un emploi du temps chargé, donc.

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