Amadis de Gaule, première en France depuis... 1779

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Tiré d’un roman de chevalerie espagnol datant de 1508, l'opéra « Amadis de Gaule » est né d’une commande passée à Johann Christian Bach (1735-1782), alors invité à Paris pour composer une oeuvre inspirée du livret de Quinault, déjà mis en musique par Lully un siècle plus tôt.

Tragédie lyrique en trois actes, Amadis de Gaule offre l’un des visages les plus surprenants de la modernité de l’opéra français à la fin du XVIIIème siècle. Première en France, l’Opéra Royal de Versailles lui servira d’écrin les samedi 10 et lundi 12 décembre 2011, avant d'être repris à l'Opéra Comique en janvier 2012, les lundi 2, mercredi 4, vendredi 6 (à 20h), puis le dimanche 8 janvier à 15h. Créé à l'Académie Royale de musique le 14 décembre 1779 - et parfaite illustration de la renommée du « modèle » français dans toute l’Europe à la veille de la Révolution - cet ouvrage n’avait en effet jamais été repris depuis.

Installé en Angleterre depuis 1762, J.-C. Bach est, à l’époque, une personnalité incontournable qui obtient le poste convoité de maître de musique de la Reine Sophie Charlotte et qui joue avec Mozart alors âgé de huit ans. Ultime opéra du compositeur, Amadis peut être considéré comme son testament lyrique.
Revu par l’esprit des Lumières, le paladin Amadis (dit Chevalier du Lion ou Beau ténébreux, fils de Périon, roi fabuleux de France) s’érige en modèle de fidélité amoureuse et de courage chevaleresque découvrant qu’éveiller l’humanité dans des cœurs dominés par la haine est plus glorieux que vaincre la vengeance aveugle dans le fracas des armes.

Jérémie Rhorer (directeur du Cercle de l’Harmonie), Marcel Bozonnet (metteur en scène) et une distribution choisie contribuent à cette redécouverte majeure de notre répertoire, la seule écrite en français par le « Bach de Londres ». Sur scène, on retrouve Philippe Do dans le rôle-titre Amadis, Hélène Guilmette en Oriane, Franco Pomponi en Arcalaüs, Julie Fuchs en Urgande, Allyson McHardy en Arcabonne, Barbara Sorc dans le rôle de la Discorde ou encore Peter Martincic incarnant La Haine.

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