Le cadi dupé - Le cadi dupé

Informations Description
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Informations générales

  • Compositeur :Christoph Willibald Gluck
  • Librettiste :Pierre-René Lemonnier
  • Année de création :1761
  • Lieu de création :Autriche
  • Nombre d'acte :1
  • Langue originale :Français
  • Maison d'opéra de la production originale :Burgtheater

Description de l'Œuvre

Description

Opéra composé la même année qu'Orphée pour le Théâtre Français de Vienne, ce vaudeville en un acte reprend un livret de PH Lemonnier, déjà mis en musique par Monsigny quelques mois auparavant. Cet opéra est en outre une "turquerie", genre très à la mode à Vienne à l'époque et qui culminera quelques années plus tard avec l'Enlèvement au Sérail de Mozart. A l'instar de celui-ci, le Cadi Dupé se distingue par une musique très colorée et orientale, selon les clichés de l'époque. Le thème de l'un des meilleurs moments musicaux de l'œuvre, la scène de ménage entre le Cadi et Fatime sera repris presque tel quel dans Iphigénie en Aulide pour l'affrontement entre Achille et Agamemnon. Quant au rôle le plus burlesque de l'œuvre, celui de la fille horriblement laide Ali, il est destiné à une soprano mais peut être également chanté par un ténor pour accentuer l'effet horrible de sa découverte.

Fatime (soprano) se lamente (Air : Ah que le sort d'une femme est à plaindre). Elle est en effet dédaignée par son mari, le Cadi (basse), homme puissant mais volage qui a jeté son dévolu sur une jeune femme nommée Zelmire (soprano), dont il a entendu vanter la grande beauté. Celle-ci ayant opposé une fin de non-recevoir à ses avances, le Cadi pour se venger la poussa à épouser un pauvre mendiant en lui faisant croire qu'il s'agissait d'un riche marchand de Damas. Ce qu'ignorait le Cadi c'est que ce mendiant était en fait Nouraddin (ténor), un jeune homme de bonne famille dont Zelmire était effectivement éprise (Air : Si votre flamme est trahie). Mais le fait d'avoir trompé le Cadi pour parvenir à ses fins n'est pas assez pour Zelmire qui veut se venger de l'affront qui lui a été fait (Duo : "Mon destin est assez doux). Parée de ses plus beaux atours elle se prépare à rencontrer le Cadi (Air : Toi que mon cœur implore). Celui-ci tombe aussitôt sous le charme de la belle qui se présente sous le nom d'Ali, fille du teinturier Omar qui la séquestre en faisant croire à tous qu'elle est d'une laideur effrayante (Duo : Qu'en dites-vous, Monseigneur ?). Le Cadi, fou amoureux, décide alors de répudier son épouse légitime et d'épouser la fausse Ali pour la libérer de son père tyrannique (Air : Ah quel heureux jour pour moi). Lorsqu'Omar (basse) est convoqué par le Cadi il croit tout d'abord être le jouet d'un tour de sa propre épouse (Air : entre ma femme et la table) mais apprenant que le Cadi a jeté son dévolu sur sa fille il tente de le dissuader. Tout d'abord il met en exergue l'épouvantable laideur d'Ali (Air : La pauvre créature), puis voyant que cela ne suffit pas demande alors une énorme dot. Mais le Cadi n'en a cure et paie la dot rubis sur l'ongle. A peine Omar parti chercher sa fille que revient Fatime qui vient implorer son mari de redevenir raisonnable (Air : Ah rassurez mon esprit). Celui-ci, entêté, ne veut rien entendre et menace Fatime de la répudier si elle ne file pas doux, provoquant ainsi la colère de cette dernière (Duo : Perfide cœur volage). Mais voici que revient Omar accompagné de sa fille Ali (soprano ou ténor) qui se révèle bien évidemment être la fille la plus laide du monde (Air : regardez ces traits). Le Cadi est furieux du tour qu'on lui joue et exige qu'Omar lui amène sur le champ la jeune fille si charmante qui l'avait séduit (Air : Comment oses-tu te moquer d'un Cadi !) Omar assure au Cadi que le laideron qui est là est bien sa fille unique, ce que confirme Fatime ainsi que Zelmire qui réapparaît aux côtés de Nouraddin et jette le masque (Air : A votre propre artifice). Le Cadi répudie alors la malheureuse Ali (Air : Adieu donc mon cher poulet), laisse la dot à Omar et promet son pardon à tous pour peu que Zelmire et Nouraddin jurent de garder le silence sur cette histoire. Fatime peut donc récupérer son mari volage qui a bien retenu la leçon (Air : C'est ainsi toutes tant que nous sommes). L'opéra se termine dans la liesse générale (Quatuor : Jouissons désormais sans partage).

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