Iris - Iris

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Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3

Pietro Mascagni (1863-1945) a laissé son nom à la postérité avec un seul chef-d’œuvre Cavalleria rusticana (1890), fer de lance du « vérisme musical » qui puise son origine dans la littérature italienne de la fin du XIXème siècle. L’opéra se donne une nouvelle finalité en restituant « une tranche de vie », loin des sujets nobles fournis par l’histoire, la mythologie ou la tragédie. En dehors de l’emblématiqueCavalleria rusticana, Mascagni a connu quelques succès d’où se détachent l’Amico Fritz (1891) et Iris, qui témoignent de la grande variété de son inspiration. Typique de l’engouement engendré par la « découverte » du Japon au milieu du XIXème siècle, Iris aurait pu n’être qu’un ouvrage de circonstance exploitant les ressorts et les charmes d’un exotisme de pacotille. C’était sans compter sur le talent du grand librettiste Luigi Illica (1857-1919) qui livre  une vision pleine de poésie d’un Japon mystérieux et intemporel. S’inspirant d’une légende qu’il a trouvée dans une anthologie française, Le Livre de jade, Illica construit subtilement son intrigue en ayant recours au procédé de la mise en abyme. Le tragique destin de l’héroïne semble s’annoncer dès le premier acte à travers une représentation donnée par des comédiens ambulants.  La collaboration entre le librettiste et le musicien devait se révéler si fructueuse qu’elle donna naissance à une longue amitié scellée par deux autres ouvrages Les Masques (1901) et Isabeau (1911). Iris présente de nombreuses similitudes avec Madame Butterfly (1904) de Puccini.  Confrontées à l’égoïsme masculin, les deux héroïnes ont  en commun la fragilité et la naïveté qui font les proies faciles.  Cependant, l’orchestration de Mascagni n’obéit pas à la volonté de stylisation exotique privilégiée par Puccini. L’inventivité instrumentale et harmonique de Mascagni se déploie particulièrement dans le troisième acte. Iris séduisit le public jusqu’au milieu du XXème siècle. De grands chanteurs s’y sont illustrés dont le célèbre Caruso. Rosetta Pampanini (1896-1973), grande interprète puccinienne et créatrice de Butterfly, a chanté le rôle de la petite japonaise qui sera aussi magistralement incarnée par Magda Olivero (1910-2014).

Résumé

Deux hommes menacent la tranquillité et le bonheur d’Iris, la fille de l’Aveugle : Osaka, un jeune oisif, et Kyoto, le proxénète. Osaka désire la jeune fille et Kyoto se propose de la lui livrer. A la faveur d’une représentation donnée par des comédiens ambulants, Iris est enlevée par Kyoto qui la conduit dans sa maison de geishas pour la vendre au riche Osaka. Bien que la jeune fille ait résisté à toutes les séductions, son père la maudit sans pitié. Désespérée, elle se jette par la fenêtre. Les rayons du soleil l’emporteront au royaume de l’éternelle félicité.

Acte 1

Au matin Iris se souvient d’un terrible cauchemar qu’elle a fait durant la nuit : deux monstres ont emporté sa poupée tombée malade. La belle Iris prend soin de son père, l’Aveugle, quand arrive une troupe de comédiens auxquels se sont mêlés Osaka, un jeune homme riche qui a remarqué Iris, et Kyoto, le proxénète. La jeune fille suit avec émotion le spectacle qui évoque une jeune geisha vendue par son père, puis sauvée par Jor, le fils du soleil, qui l’emporte dans le royaume éternel. C’est Osaka qui interprète le rôle de Jor. Kyoto parvient à enlever Iris. Il jette quelques pièces sur le seuil de la maison de son père accompagnées d’une lettre annonçant le départ d’Iris. L’Aveugle veut partir à la recherche de sa fille qu’il maudit en pensant qu’elle l’a abandonné.

Acte 2

Iris se trouve maintenant dans la maison de Kyoto en compagnie d’autres geishas. Elle se croit d’abord au paradis puis elle est gagnée par la terreur devant Osaka quand elle réalise qu’il n’est pas le « fils du soleil », rôle qu’il tenait dans la représentation théâtrale à laquelle elle a assisté. Osaka commence à se lasser de la résistance d’Iris. Le proxénète a alors une idée : il habillera somptueusement Iris qu’il exposera ensuite au public comme une enseigne vivante de sa maison de plaisirs. La foule se masse provoquant de nouveau le désir d’Osaka bien décidé à récupérer sa proie. Soudain l’Aveugle surgit en maudissant sa fille qui espérait trouver refuge dans ses bras. Au comble du désespoir, Iris se jette par une fenêtre de la maison donnant sur un précipice.

Acte 3

En fouillant les égoûts, des chiffonniers découvrent Iris qui revient à la vie avec un seul mot : « pourquoi ? ». Défilent devant ses yeux  ceux qui ont été ses bourreaux : Osaka et son désir, Kyoto et sa cupidité, l’Aveugle et son égoïsme. Reste le soleil qui emporte la jeune fille dans ses rayons jusqu’au royaume de l’éternelle félicité.

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