Don Pasquale - Don Pasquale

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Informations générales

  • Compositeur :Gaetano Donizetti
  • Année de création :1843
  • Lieu de création :France
  • Nombre d'acte :3
  • Langue originale :Italien
  • Maison d'opéra de la production originale :Théâtre Italien de Paris

Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3

Pour faire silence, ou pour résumer, en quelques secondes, la frénésie qui va bientôt s’emparer du plateau, Donizetti déclenche une sorte de cataclysme sonore en lever de rideau. Puis subitement, l’orchestre s’assagit et laisse s’envoler deux superbes mélodies – la première, mélancolique, la seconde, vive et espiègle – que reprendront plus tard les deux tourtereaux, Ernesto et Norina. Comme il n’y a pas de bonne comédie sans poil à gratter, Donizetti glisse dans leur idylle le parfait vieux ronchon, Don Pasquale, l’un des rôles de basse bouffe les plus désopilants écrits par Donizetti : ses mots fusent à un rythme insensé, et ses ripostes à Norina jaillissent avec une verve contagieuse. Sur une musique limpide, oscillant d’élégantes demi-teintes en emballements soudains, Don Pasquale a le pouvoir et la précision des meilleures pièces comiques. C’est du Feydeau avant l’heure.

Résumé

Peu tendre avec son neveu Ernesto, qu’il préfère déshériter plutôt que de le voir avec une épouse qu’il désapprouve, le vieux Don Pasquale choisit de se marier : ainsi, sa fortune ira à sa future chère et tendre. Le Docteur Malatesta lui propose son aide : pourquoi Don Pasquale n’épouserait-il pas sa sœur, la douce et docile « Sofronia » ? En réalité, Sofronia n’est autre que Norina, la fiancée d’Ernesto : convaincue par Malatesta que le meilleur moyen de s’unir à Ernesto est d’épouser d’abord le barbon, Norina accepte le marché. Mariée au barbon, elle se montre vite une épouse infernale, malmenant le géronte qui commence à regretter son choix. Persuadé que sa Sofronia le trompe et rencontre un amant en secret, Don Pasquale tente de la piéger, mais le guet-apens se referme sur lui : comprenant qu’il s’est fait berné, Don Pasquale reconnaît aussi que le mariage n’est pas fait pour lui… Il accepte l’union d’Ernesto et de Norina. 

Acte 1

Le barbon Don Pasquale déclare à son médecin, le Docteur Malatesta, qu’il veut prendre épouse. Et ce, dans le but de déshériter son neveu Ernesto, dont il conteste les fiançailles. Se marier ? Mais pourquoi pas avec sa sœur, une beauté tout juste sortie du couvent, lance Malatesta ?

La « sœur » de Malatesta est en réalité Norina, la fiancée d’Ernesto. Le malin Docteur a convaincu Norina d’accepter le mariage avec Don Pasquale, de façon à pouvoir se rapprocher d’Ernesto. En pleine lecture d’un roman sentimental, Norina s’apprête à endosser son rôle de sage épouse…

Extrait : « Quel guardo il cavaliere… So anch’io la virtu magica »

Acte 2

Déshérité par Don Pasquale, trahi par Malatesta qu’il croyait être son ami, Ernesto, qui ignore tout du stratagème, chante son désespoir – il a, de surcroît, perdu sa Norina, sur le point de se marier avec son oncle !

Présentée par Malatesta comme la douce et timide « Sofronia », Norina change de nature à l’instant même où elle épouse le barbon : elle exige argent, bijoux, et se transforme en femme autoritaire. 

Acte 3

Don Pasquale commence à regretter son choix… Mais les ennuis ne font que commencer pour lui ; « Sofronia » le mène par le bout du nez, sort seule au théâtre, et va même jusqu’à le gifler !

Persuadé que sa Sofronia a un amant, Don Pasquale échafaude un plan avec son (faux) complice le Docteur Malatesta, au cours d’un duo où les deux voix de baryton semblent courir l’une derrière l’autre. Au terme d’une nouvelle ruse, Don Pasquale comprendra qu’il a été joué, et que le mariage n’est pas fait pour lui : il pardonnera à tous, après avoir approuvé l’union de son neveu Ernesto et de Norina.

Pour aller plus loin

Soixante-neuvième ouvrage composé par Gaetano Donizetti (1797-1848), Don Pasquale est habituellement considéré comme l’apothéose et le « chant du cygne » de l’ « opera buffa » italien. Après Linda di Chamounix (1842), comédie larmoyante avec « scène de folie », quels motifs poussent Donizetti à délaisser le mélodrame romantique et ses fragiles héroïnes pour renouer avec la légèreté et la verve jubilatoire de l’ « opera buffa » – qui semblait alors avoir perdu toute possibilité de renouvellement ?
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