Cardillac - Cardillac

Informations Description
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Informations générales

  • Compositeur :Paul Hindemith
  • Librettiste :Ferdinand Lion
  • Année de création :1926
  • Lieu de création :Allemagne
  • Nombre d'acte :3
  • Langue originale :Allemand
  • Maison d'opéra de la production originale :Semperoper Dresden

Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3

Adaptation de la nouvelle d’E.T.A Hoffmann, Mademoiselle de Scudéry (1819), Cardillac est le premier opéra important de Paul Hindemith (1895-1963). Le librettiste a considérablement modifié l’intrigue originale pour n’en retenir que le thème essentiel, la passion d’un orfèvre de génie, Cardillac, pour ses créations, à tel point qu’il va jusqu’à assassiner ses clients pour récupérer ces précieux bijoux !
L’ouvrage  témoigne du rapprochement du compositeur avec le mouvement de la « Neu Sachlichkeit », la « Nouvelle objectivité » qui s’oppose à l’expressionnisme. Hindemith affirme « comprendre les problèmes modernes, et pouvoir les résoudre » en appliquant les principes de ce courant esthétique né en Allemagne après 1918. Il s’agit d’écarter tout pathos et toute sentimentalité au profit d’une réalité abordée de la manière la plus « objective » possible. La musique devient autonome en se développant en dehors du livret. C’est une remise en cause radicale de la tradition wagnérienne selon laquelle la musique a pour finalité d’intensifier et de structurer l’action dramatique. Ainsi, la partition du troisième acte sera achevée avant même que le compositeur en ait reçu le texte définitif. Cardillac s’inscrit également dans le sillage du retour à l’esthétique baroque. L’avant-dernier des dix-huit numéros dont se compose l’opéra prend la forme d’une passacaille développée en 22 variations. Le choix de la forme musicale se veut constamment indépendant de la situation dramatique comme de la psychologie des personnages. C’est sous la direction de Fritz Busch (1890-1951) qu’a lieu la création de Cardillac, avec une mise en scène réalisée par un autre chef d’orchestre célèbre, Issay Dobrowen (1891-1953). Le succès n’est pas au rendez-vous. En 1952, Hindemith remettra lui-même en question cette conception très formaliste du théâtre lyrique qui lui avait valu de très nombreuses critiques. Il  révise sa partition en accentuant son héritage baroque. Mais c’est la version primitive qui est le plus souvent choisie en dépit des souhaits d’Hindemith. 

Résumé

Une série de meurtres inexpliqués plonge Paris dans l’affolement. Toutes les victimes ont un point commun : elles ont acheté un objet à Cardillac, un orfèvre de génie, sur lequel les soupçons vont bientôt se concentrer. Cardillac est tellement attaché à ses créations qu’il assassine ses clients… pour les récupérer ! Il finira lynché par une foule exaspérée de l’entendre revendiquer et  justifier tous ses crimes.

Acte 1

L’action se situe sous le règne de Louis XIV. On recherche l’auteur de plusieurs crimes commis à Paris. En échange d’une nuit d’amour, une Dame demande à un Chevalier de lui offrir le plus bel objet conçu par Cardillac, un orfèvre d’une habileté remarquable, qui est le seul trait d’union entre les victimes. Au moment où le Chevalier va remettre une ceinture d’or à la Dame, il est assassiné par Cardillac qui s’empare de l’objet.

Acte 2

Cardillac reçoit dans sa boutique un Marchand d’or qui décide de surveiller l’orfèvre, qu’il soupçonne d’avoir partie liée avec l’Enfer. Méfiant, Cardillac confie la surveillance de son atelier à sa fille qui reçoit la visite de son amant, un jeune Officier. Cardillac revient, absorbé par son prochain travail. Il reçoit la visite du Roi auquel il refuse de vendre quoi que ce soit car il ne veut pas être obligé de le tuer pour récupérer une de ses créations. Cardillac accorde la main de sa fille à l’Officier qu’il ne parvient pas à dissuader de lui commander une chaîne d’or pour sa fiancée. L’orfèvre prend son poignard et part à sa poursuite pour reprendre son bijou dont la privation lui est intolérable.  

Acte 3

Cardillac agresse l’Officier qui parvient à se débarrasser de lui en conservant la chaîne d’or. Mais devant la foule et la police, l’Officier accuse le Marchand d’or tout en révélant la véritable identité de son agresseur à sa fiancée, la propre fille de Cardillac. Torturé par le remords, l’orfèvre se dénonce en allant jusqu’à justifier ses crimes. Cette attitude provoque la fureur de la foule qui menace de détruire son atelier et ses œuvres. La populace excitée s’acharne sur Cardillac qui meurt en embrassant la chaîne d’or qui pend au cou de l’Officier, agenouillé près de lui aux côtés de sa fille.

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