Attila - Attila

Informations Description
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Informations générales

  • Compositeur :Giuseppe Verdi
  • Librettiste :Temistocle Solera
  • Année de création :1846
  • Lieu de création :Italie
  • Nombre d'acte :4
  • Langue originale :Italien
  • Maison d'opéra de la production originale :Teatro La Fenice

Description de l'Œuvre

Description Prologue Acte 1 Acte 2 Acte 3

Le nom d'Attila évoque immédiatement la terrible cruauté d'un roi sanguinaire, « le fléau de Dieu », menant ses hordes de guerriers barbares à travers une Europe dévastée. Autour de cette personnalité farouche, inscrite en lettres de feu et de sang dans l'imaginaire collectif, Verdi a construit une œuvre forte marquée par ses aspirations dramatiques et musicales, mais aussi politiques. L'ouvrage est un parfait exemple de la production des « années de galère » dans lesquelles Verdi s'est trouvé engagé après le triomphe de « Nabucco » en 1842. Débordé par le succès, il doit sans cesse composer pour honorer ses nombreuses commandes. Attila connaît d'emblée un immense succès en suscitant l'enthousiasme des partisans du futur « Risorgimento ».
L'affrontement entre deux mondes, païen et chrétien, l'opposition entre oppresseurs et opprimés, l'entrelacement du destin collectif et des sentiments amoureux, tout montre que Verdi veut renouer avec le patriotisme militant de Nabucco et des Lombards. La partition est à la hauteur de cet enjeu même si on a pu souligner une certaine facilité dans des effets saisissants et grandioses : l'impressionnante apparition d'Attila, la formidable présence d'Odabella, le célèbre air d'Ezio: « Tu auras tout l'univers, pourvu que l'Italie reste à moi », la continuelle puissance des chœurs, sont autant de pages inoubliables auxquelles le public ne résiste pas.

Résumé

L'action se passe en Italie en 452. Dans les ruines d'Aquilée, Attila fait une entrée triomphale au milieu de ses hordes de Huns victorieux. On lui présente un groupe de prisonnières italiennes d'où se détache Odabella, fille d'un seigneur qu'il a tué récemment.
Attila est impressionné par la fougue patriotique de la jeune femme sans soupçonner qu'elle est galvanisée par la volonté de venger la mort de son père. Dans le camp adverse, le général romain Ezio veut traiter avec Attila, quitte à lui abandonner le monde entier en échange de l'Italie. Mais Attila refuse ses propositions. Ezio et Foresto, le fiancé d’Odabella, décident de profiter d'un banquet au cours duquel est fêtée la trêve décrétée entre Rome et Attila, pour attaquer les Huns et empoisonner leur chef. Parce qu’elle est déterminée à accomplir seule sa vengeance, Odabella prévient Attila qui lui offre de la faire reine en l'épousant. Mais Attila finit par surprendre Odabella qui continue à vouloir sa mort avec Ezio et son fiancé Foresto qu’elle jure aimer toujours. Attila découvre enfin la conspiration de ceux qu'il a épargnés. Tandis que les Romains se précipitent sur les Huns, Odabella poignarde Attila et venge enfin la mort de son père.

Prologue

Dans les ruines d’Aquilée, les troupes d’Attila fêtent leur victoire en acclamant leur roi. Uldino, son esclave breton a désobéi aux ordres de son maître en épargnant un groupe de femmes italiennes d’où se détache l’intrépide Odabella, fille du seigneur d’Aquilée tué par Attila. Fortement impressionné par le courage de cette indomptable prisonnière, le roi lui offre son épée qu’elle brandit avec fougue se jurant de s’en servir pour venger la mort de son père et délivrer son peuple. Ezio, l’envoyé de Rome, respecté d’Attila pour sa vaillance, vient lui proposer une alliance qu’il rejette avec mépris: « Tu auras tout l’univers, pourvu que l’Italie reste à moi ». Le jour se lève sur les bords de l’Adriatique : il est symbole d’espoir pour la troupe de rescapés que conduit Foresto, le fiancé d’Odabella, très inquiet de la savoir prisonnière du féroce Attila.

Acte 1

Odabella se lamente sur la mort de son père et s’inquiète du sort de Foresto qui surgit soudain devant elle, déguisé en barbare. Il l’accuse d’avoir trahi en se rapprochant d’Attila et elle doit le convaincre de sa détermination à se venger en évoquant l’histoire de Judith et Holopherne. Les deux amoureux se réconcilient. Dans sa tente, Attila s’éveille d’un horrible cauchemar qu’il raconte à Uldino. Devant Rome, un vieillard menaçant lui barrait le chemin en lui disant : « Arrière ! Ce sol appartient aux dieux… ». Attila se ressaisit et ordonne d’attaquer. Mais une procession s’approche, conduite par l’Evêque romain Leone en qui Attila reconnaît le vieillard de son rêve. Les Chrétiens saluent la puissance du Dieu éternel tandis que les soldats d’Attila demeurent stupéfaits devant la terreur de leur chef.

Acte 2

Dans le camp romain, Ezio vient de recevoir l’ordre de retourner à Rome car une trêve a été conclue avec les Huns. Il médite amèrement sur la décadence de sa patrie. Foresto lui révèle qu’Attila sera tué lors du banquet auquel il les a tous conviés pour fêter la trêve ; il propose de saisir cette occasion pour surprendre leurs ennemis et les massacrer. Ezio accepte et choisit la vengeance pour laisser son nom à la postérité. Attila accueille ses anciens ennemis dans son camp malgré les mises en garde des druides. Foresto révèle à Odabella qu’une coupe empoissonnée sera présentée à Attila par Uldino et la jeune femme le prévient lui sauvant la vie et trahissant les siens pour pouvoir accomplir seule sa vengeance. Elle demande pour récompense que le sort de Foresto lui soit confié et Attila s’engage à en faire sa reine pour lui témoigner sa reconnaissance. Elle presse Foresto de s’enfuir tandis qu’il jure de se venger de l’incompréhensible trahison de sa fiancée.

Acte 3

À l’aube, Foresto attend qu’Uldino l’informe du déroulement du mariage d’Attila et d’Odabella dont il n’a toujours pas compris l’étonnante trahison. Ezio vient lui rappeler que ses hommes n’attendent qu’un signe pour attaquer les Huns. Arrive alors Odabella, déchirée par la perspective de devoir épouser le meurtrier de son père. Elle redit son amour à Foresto sans parvenir à le convaincre. Attila, cherchant sa future épouse, surprend ses trois ennemis réunis et les accuse d’ingratitude et de trahison. Ils lui répondent par un déchaînement de haine. Au milieu des cris victorieux des Romains qui se précipitent sur le camp des Huns, Odabella transperce Attila avec l’épée qu’il lui avait donnée, accomplissant ainsi elle-même sa vengeance.

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