Informations générales
- Date de naissance:16/12/1847
- Date de décès:28/01/1903
- Nationalité:France
Biographie
Si Augusta Holmès (1847-1903) grandit dans un environnement très culturel (Alfred de Vigny est son parrain), sa mère n’apprécie pas la musique et refuse que sa fille s’y consacre – qui suit une éducation littéraire et linguistique. Il faudra attendre le décès de sa mère en 1858 pour que la jeune Augusta Holmès débute des études de musique auprès de Mlle Peyronnet, qui se révèleront fructueuses.
La jeune femme étudie d’abord le piano (et devient une pianiste réputée), puis l'orgue, l'harmonie et le contrepoint auprès d'Henri Lambert. Elle se consacre surtout à l’apprentissage du chant avec Guillot de Sainbris, et à la composition notamment auprès de César Franck. Parallèlement, Augusta Holmès fréquente assidument les salons parisiens – elle y côtoie notamment Camille Saint-Saëns qui la demande en mariage à deux reprises. Elle y chante en s’accompagnant au piano et compose ses propres mélodies (textes et musiques) pour les interpréter.
Augusta Holmès rencontre plusieurs compositeurs contemporains, notamment Rossini qui l’encourage à poursuivre une carrière musicale, mais aussi Jules Massenet avec qui elle entretient une correspondance assidue ou Charles Gounod. Elle croise surtout Richard Wagner qu’elle admire passionnément : en 1869, elle assiste à la création de L'Or du Rhin (en compagnie de Franz Liszt) et en 1876, elle se rend à Bayreuth pour l’inauguration du Palais des Festivals et la création de L'Anneau du Nibelung.
Augusta Holmès laisse un répertoire vaste. De nombreuses mélodies, de la musique pour piano ou encore de la musique symphonique avec ou sans voix. Elle compose également quatre opéras : le poème musical Astarté et le drame musical Lancelot du lac en 1870, puis l’opéra en un acte Héro et Léandre en 1875 et enfin La Montagne noire, composé en 1884 et dont elle signe aussi le livret. Ce dernier opéra, en quatre actes, fait l’objet d’une création au Palais Garnier en février 1895 (c’est rare pour une compositrice), mais le succès populaire reste modeste – treize représentations avant que l’œuvre ne soit retirée de l’affiche. Affectée par cet échec, Augusta Holmès ne composera plus d’opéra.
À la fin de sa vie, ruinée, Augusta Holmès survit en donnant des cours de piano et de chant, alors que sa musique lui rapporte peu. Elle meurt à son domicile parisien le 28 janvier 1903, vraisemblablement d’une crise cardiaque. Augusta Holmès est enterrée au cimetière Saint-Louis de Versailles, dans un tombeau sculpté par Auguste Maillard où sont inscrits deux vers issus de sa symphonie avec voix Lutèce : « La gloire est éternelle et la tombe éphémère ; Les âmes ne font point d'adieux ! »

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