Chroniques liées à Ted Huffman

Le point de vue d’Alain Duault : Werther à l’Opéra-Comique, la...

Alain Duault

« A-t-on entendu dire des jeunes modistes qu’elles fredonnaient la Passion selon Saint Matthieu ? Je ne le crois pas. Tandis que tout le monde sait qu’elles s’éveillent le matin en chantant Manon ou Werther. Qu’on ne s’y trompe pas. C’est là une gloire charmante qu’envieront secrètement plus d’un de ces grands puristes qui n’ont pour réchauffer leur cœur que le respect un peu laborieux...


L’Académie de l’Opéra national de Paris fait swinguer Street S...

Thibault Vicq

L’exil contraint de Kurt Weill aux États-Unis (après une courte période à Paris), suite à l’accession d’Hitler au pouvoir, aura inspiré au compositeur de grandes pages de la comédie musicale ou de l’opéra aux sonorités jazzy, dans lesquelles il ne sacrifiera pas les préoccupations sociales de son temps. Pas avec autant de verve, certes, que dans ses collaborations avec Bertolt Brecht ou Georg...


Sonntag aus Licht de Stockhausen, mégarituel à la Cité de la m...

Thibault Vicq

Dans les sept opéras du cycle Licht de Stockhausen, la première erreur du public serait de vouloir tout comprendre, de chercher une explication tangible à ce qu’il voit, entend et (res)sent en salle. « Superformule » divisée en sept parties (pour chaque jour de la semaine), références à trois figures bibliques et mystiques (Ève, Michaël et Lucifer), altérations de l’audition liées...


Un crépitant Couronnement de Poppée au Festival d’Aix-en-Prove...

Thibault Vicq

L’immoralité du Couronnement de Poppée peut bien sûr mener à des réflexions conceptuelles sur une scénographie novatrice, mais la matière intrinsèque de l’œuvre se nourrit essentiellement des jeux de pouvoir et de passion, donc du jeu à proprement parler. Le metteur en scène Ted Huffman affectionne les plateaux immaculés pour en faire des échiquiers de relations humaines. Cette saison, la...