L'Opéra National de Lyon annonce sa saison 2015-2016

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Comme de coutume, ce week-end, l’Opéra National de Lyon profitait du coup d'envoi de son festival de printemps annuel (nous y reviendrons) pour dépeindre à grands traits le programme de sa saison 2015-2016 dans le cadre d’une conférence de presse. Une saison dévoilée par le directeur de la maison d’opéra lyonnaise Serge Dorny, et placée cette année sous le signe des « Voix de la liberté », devant faire écho à « une actualité sombre, inquiétante et violente parfois ». Selon le directeur de la maison lyonnaise, « l'art est indissociable de la prise de risque » et à ce titre, Serge Dorny revendique une prochaine saison particulièrement éclectique, à la hauteur de la réputation des productions novatrices et originales de l'Opéra de Lyon.

C’est donc La Damnation de Faust de Berlioz qui ouvrira la prochaine saison lyonnaise, dans une production imaginée par David Marton (créateur de Orfeo ed Euridice donné actuellement dans le cadre du festival de printemps), confié à la baguette de Kazushi Ono (qui, on l'évoquait, cèdera sa place à partir de septembre 2017 au jeune chef italien Daniele Rustioni) et qui marquera l'entrée en fonction du Britannique Philip White comme chef de chœur (poste qu’il a occupé à l'Opéra de Copenhague de 2004 à 2012, ainsi qu’au Festival de Bayreuth en tant qu’assistant depuis dix ans). Kate Aldrich, Charles Workman et Laurent Naouri complètent le plateau vocal de la production.

L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau de Michael Nyman, présenté comme un « cas clinique mis en musique » fera partie des reprises, aux côtés notamment de Lady Macbeth de Mzensk de Chostakovitch (pourvue d’une belle distribution avec Ausrine Stundyte, Peter Hoare, John Daszak et John Tomlinson, dans une mise en scène confiée à Dimitri Tcherniakov pour sa première collaboration avec l'opéra de Lyon). On retient  en outre La Juive d’Halévy (donnée dans le cadre du festival de printemps 2016 puis en septembre), dans une mise en scène d’Olivier Py et dirigée par Daniele Rustioni avant sa prise de fonction et l'imposant Le Roi Carotte de Jacques Offenbach, avec à cette occasion le retour de Felicity Lott dans une mise en scène de Laurent Pelly (réduite et simplifiée au regard de la version orignale de six heures pour quarante interprètes).
Le Théâtre de la Croix-Rousse accueillera quant à lui sur ses planches une autre œuvre d’Offenbach : le rare et extravagant Mesdames de la Halle, imaginé par Jean Lacornerie et porté par le Studio de l’Opéra de Lyon.

Chaque année, le festival de printemps enchaîne les créations et les oeuvres de répertoire. L'édition 2016 du festival, intitulé cette fois « Pour l’humanité », sera donc l’occasion d’entendre une création de Michel Tabachnik consacrée à Walter Benjamin : Benjamin dernière nuit (une commande de l'opéra de Lyon), La Juive d’Halévy (mise en scène par Olivier Py), puis Brundibar, une création mondiale d’Hans Krása au Théâtre de la Croix-Rousse, ou encore la reprise de L’Empereur d’Atlantis au TNP de Villeurbane.

Enfin, avant d’entendre L’Enlèvement au Sérail qui reviendra en cloture de la saison après 30 ans d’absence sur les planches lyonnaises, confié à la baguette de Stefano Montanari qui y mènera notamment Jane Archibald et Cyrille Dubois dans une mise en scène signée du libanais Wajdi Mouawad, l’Opéra de Lyon présentera la nouvelle production de Iolanta/Perséphone signée Peter Sellars, programmée l’été prochain au Festival d’Aix-en Provence.

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