Disparition de la basse allemande Kurt Moll suite à une longue maladie

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Nous évoquions un peu plus tôt le décès de l’immense maestro Alberto Zedda. Malheureusement, ce dernier fut précédé le 5 mars dernier par celui de la basse allemande Kurt Moll, disparu à Cologne à l’âge de 78 ans des suites d’une longue maladie.

Kurt Moll est né à Buir, près de Kerpen (en Allemagne) le 11 avril 1938. Il entre à l’Opéra de Cologne en 1967 avant de faire ses débuts à Bayreuth un an plus tard en veilleur de nuit dans Les Maîtres chanteurs de Nuremberg. Il faut cependant attendre encore un peu, en 1970, pour que son nom soit reconnu dans le monde lyrique grâce au Festival de Salzbourg où il interprète Sarastro dans La Flûte enchantée, un rôle qu’il reprendra par la suite sur les scènes du monde entier. Au répertoire mozartien qu’il approfondit s’ajoutent ceux de Wagner et de Strauss, formant les trois piliers qui feront de lui l’une des basses incontournables du XXème siècle. Parmi ses plus grands rôles, citons Osmin dans L’Enlèvement au sérail, le roi Marke de Tristan et Isolde, le funeste Commandeur de Don Giovanni, mais aussi Ochs, Daland, Gurnemanz, Rocco…

Si l’on compte finalement assez peu d’enregistrements de sa part au vu de sa riche carrière, il n’est toutefois pas totalement absent de cet exercice. On peut ainsi l’entendre aujourd’hui encore dans celui qu’il fit de la 9ème Symphonie de Beethoven avec le Wiener Philharmoniker dirigée par Leonard Bernstein, ou encore Le Voyage d’hiver de Schubert, immortalisé en 1983.

Il était également kammersänger des opéras de Bavière, d’Hambourg et de Vienne, et avait enseigné au Conservatoire de Cologne. Son timbre de basse ardent, unique, véritablement impressionnant et avec une expressivité comme il en existe rarement n’était déjà plus entendu sur les scènes lyriques depuis quelque temps : c’est à Bayreuth, où il fut révélé au grand public 38 ans plus tôt, qu’il fit ses adieux le 31 août 2006.

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