Les Brigands - I masnadieri

Informations Description
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Informations générales

  • Compositeur :Giuseppe Verdi
  • Librettiste :Andrea Maffei
  • Année de création :1847
  • Lieu de création :Royaume-uni
  • Nombre d'acte :4
  • Langue originale :Italien
  • Maison d'opéra de la production originale :Her Majesty's Theatre

Description de l'Œuvre

Description Acte 1 Acte 2 Acte 3 Acte 4

I Manasdieri, un ouvrage basé sur une tragédie de jeunesse de Schiller (1759-1805), reçut un accueil enthousiaste lors de sa création, en présence de la reine Victoria dans le temple londonien de l’opéra italien, Her Majesty’s Theatre. La soirée était attendue comme l’événement marquant de la saison. C’était la première fois qu’un compositeur italien moderne écrivait un opéra pour Londres. Mais cet éclatant succès finit par s’amenuiser au fil des représentations, puis des années, jusqu’à la disparition complète de l’ouvrage qui ne connut qu’une éphémère et bien tardive résurrection à partir de 1951 pour le cinquantenaire de la mort de Verdi. Quelques grandes chanteuses comme Joan Sutherland voulurent alors s’illustrer dans le rôle d’Amalia, créé par la célèbre Jenny Lind, surnommée le « rossignol suédois ». La raison majeure de cet échec réside dans la faiblesse du livret dont les situations et les personnages n’ont pas su inspirer Verdi : il semble d’ailleurs appliquer des « recettes » sans chercher à se dépasser. Le livret fut écrit par le mari de la Comtesse Maffei, femme remarquable très proche des patriotes italiens et comptant parmi les plus fidèles amis de Verdi. L’ouvrage appartient à cette période que le compositeur a appelée lui-même ses « années de galère » durant lesquelles, pressé par les exigences du succès, il dut composer sans relâche pour répondre aux sollicitations des directeurs d’opéra. Cependant quelques pages magnifiques se détachent d’un ensemble un peu routinier comme le Prélude en ré mineur dominé par un solo de violoncelle, que Verdi composa pour son ami Alfredo Piatti, soliste de l’orchestre. Le premier acte s’achève sur un très beau quatuor qui annonce celui de l’acte 3 de Rigoletto (1851). La confession de Francesco à Moser préfigure le fameux duo de Philippe II et de l’inquisiteur dans Don Carlos (1867).

Résumé

L’action se situe en Allemagne au début du XVIIIème siècle. Carlo Moor, chassé et déshérité par son père, est devenu chef des brigands. C’est le propre frère de Carlo, le perfide Francesco, qui l’a discrédité auprès de leur père Massimiliano pour prendre le pouvoir et lui ravir sa fiancée, Amalia. Carlo parvient à retrouver celle-ci et à délivrer son père, que Francesco a emprisonné après l’avoir fait passer pour mort. Carlo jure de se venger, mais son père lui demande de pardonner. Amalia accepte d’épouser Carlo malgré sa condition déshonorante de chef des brigands, mais il préfère la poignarder et se livrer à la justice.

Acte 1

Chassé du château paternel par son père Massimiliano, Carlo Moor a rejoint une bande de brigands dont il est devenu le chef, tout en regrettant amèrement son choix. En réalité c’est son frère cadet Francesco qui est à l’origine de cette disgrâce. Il veut maintenant tuer son père en lui annonçant la mort de Carlo, puis convaincre sa fiancée, Amalia, de l’épouser. Francesco utilise Arminio pour faire croire à la mort de Carlo. Massimiliano s’effondre sous le coup du chagrin (quatuor : « Sul capo moi colpevole »).

Acte 2

Francesco triomphe tandis qu’Amalia pleure Massimiliano, mort de chagrin. Heureusement, Arminio, pris de remords, vient avouer à Amalia que Carlo n’est pas mort, pas plus que Massimiliano. De son côté, Francesco menace Amalia qui se refuse à l’aimer. Pour sauver un de ses compagnons arrêté, Carlo assiège Prague tout en se sentant déshonoré d’avoir à se battre aux côtés de brigands.

Acte 3

Amalia s’enfuit dans la forêt et retrouve avec joie Carlo, décidé à lui cacher son état de brigand (« Qual mare, qual terra »). Carlo découvre que son frère retient leur père prisonnier dans d’affreuses conditions. Il le délivre en jurant de se venger. Il confie le vieil homme à la garde de ses brigands.

Acte 4

Francesco a fait un terrible cauchemar qui le conduit à vouloir se confesser. Le père Moser refuse de lui accorder l’absolution pour ses deux crimes impardonnables : le parricide et le fratricide. Massimiliano demande à Carlo, qui ne s’est pas fait reconnaître, d’épargner Francesco. Carlo finit par avouer son état de brigand en demandant à Amalia de décider de son sort. Elle consent à l’épouser malgré le déshonneur qui les attend dans une vie de hors-la-loi. Massimiliano demande à la terre de l’engloutir tandis que les brigands réclament leur chef. Obéissant à la prière d’Amalia qui préfère mourir plutôt que de renoncer à lui, Carlo la poignarde, la sacrifiant aux brigands qu’il appelle « ses démons », puis il s’écrit : « Ora, al patibolo ! (maintenant, au gibet !) ».

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