Les Lombards à la première Croisade -...

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Informations générales

  • Compositeur :Giuseppe Verdi
  • Librettiste :Temistocle Solera
  • Année de création :1843
  • Lieu de création :Italie
  • Nombre d'acte :4
  • Langue originale :Italien
  • Maison d'opéra de la production originale :Teatro alla Scala di Milano

Description de l'Œuvre

Description Acte 1 - La vengeance Acte 2 - L’homme de la caverne Acte 3 - La conversion Acte 4 - Le Saint-Sépulcre

I Lombardi alla Prima Croceta fut conçu avec le désir de voir se renouveler la formidable réussite de Nabucco créé l’année précédente. C’est le quatrième opéra du jeune Verdi. Il répond à une nouvelle commande du très avisé directeur de la Scala, Bartolomeo Merelli, dont le soutien et les encouragements constituent un formidable tremplin pour les débuts de la carrière du compositeur. Après Oberto (1839) et Nabucco (1842), Verdi fait de nouveau appel à Temistocle Solera qui se voit confronter à une difficulté de taille : faire de l’épopée en 15 chants de Tommaso Grossi, relatant la croisade des Lombards, un drame patriotique ardent tenant en quatre actes seulement. Le livret multiplie les péripéties sans trouver de véritable dynamique théâtrale en dépit de l’utilisation de ressorts dramaturgiques forts, capables de susciter l’enthousiasme des partisans du « Risorgimento ». La postérité ne mettra pas I lombardi au nombre des grands Verdi même si l’ouvrage remporte un triomphe éclatant à sa création, notamment grâce au chœur du IVème acte (« O Signore dal tetto natio ») adopté par les patriotes comme le « Va pensiero » de Nabucco. On retrouve bien la même énergie, le même emportement musical autour de personnages emblématiques et la même puissance chorale, mais on peine à suivre une intrigue dont les incohérences soulignent la faiblesse dramatique. Des pages magnifiques ont sauvé I Lombardi de l’oubli comme les airs d’Oronte ou la prière de Giselda (« Salve Maria » acte I) et sa célèbre « cabalette de la vision » (acte IV). Parmi les interventions chorales au nombre de 24 (!), on peut distinguer le magnifique chœur des religieuses cloîtrées (« Gerusalem, Gerusalem, la grande » acte III). I Lombardi fut composé la même année que deux autres ouvrages marquants : le Don Pasquale de Donizetti et le Vaisseau fantôme de Wagner. Ce fut le premier opéra de Verdi donné aux Etats-Unis en 1847. Dans les années soixante, Luciano Pavarotti, Renata Scotto et Ruggero Raimondi, entre autres, s’illustrèrent dans cet ouvrage, qui semble être un frère malchanceux de Nabucco.

Résumé

Deux frères, Pagano et Arvino, aiment la même femme, Viclinda. Pagano ne pense qu’à se venger de son frère qui a épousé Viclinda. Il projette de tuer son rival et d’enlever sa femme mais dans la confusion du palais dont il a provoqué l’incendie, il tue par erreur son propre père. Pagano, devenu parricide, est exilé. Arvino conduit les Croisés en Terre Sainte, où sa fille Giselda est prisonnière du tyran Acciano. Elle aime d’un amour partagé le fils d’Acciano, Oronte, qui veut se convertir au christianisme, comme l’a déjà fait sa mère, Sofia. Pour délivrer sa fille, Arvino attaque Antioche dans laquelle il pénètre guidé par un mystérieux ermite. Quand sa fille apprend qu’il a tué Oronte et son père, elle se détourne de lui en maudissant ce crime. Arvino fou de colère, s’apprête à la tuer. Mais Oronte qui n’est pas mort, retrouve Giselda. Dans leur fuite pour échapper à la colère d’Arvino, il est mortellement blessé. L’ermite le baptise avant qu’il n’expire. Cet ermite providentiel n’est autre que Pagano désormais repenti. Blessé à son tour, il meurt en révélant sa véritable identité à Arvino qui lui pardonne le passé tandis que la ville sainte apparaît surmontée de la bannière des Chrétiens.

Acte 1 - La vengeance

Les Milanais sont réunis devant la basilique pour célébrer la réconciliation d’Arvino et Pagano, les deux fils du seigneur Folco. Dix-huit ans auparavant, Pagano a tenté de tuer son frère lors de la célébration de son mariage avec Viclinda, qu’ils aiment tous les deux. Arvino est désigné comme chef de la croisade lombarde. Mais Pagano est toujours assoiffé de vengeance (« O speranza di vendetta »). Viclinda et sa fille, Giselda, sont tourmentées par de sombres pressentiments (« Salve Maria »). Pagano projette de tuer son frère, mais dans la confusion, c’est leur propre père, Folco, qu’il frappe mortellement. Honni de tous, il doit s’exiler (« Orror !-Parricida ! »).

Acte 2 - L’homme de la caverne

Les années ont passé. Dans le palais d’Acciano, tyran d’Antioche, les musulmans jurent d’exterminer les Croisés qui les assiègent. Giselda est prisonnière d’Acciano. Elle aime d’un amour partagé, son fils, Oronte. Dans la montagne, un mystérieux ermite guide l’armée des Croisés lombards menée par Arvino, qui parvient à envahir la ville d’Antioche. Cet ermite n’est autre que son frère Pagano (« E ancor silenzio - Ma quando un suon terribile »), désormais repenti et méconnaissable sous son déguisement. Sofia, la femme d’Acciano, annonce la mort de son époux et de son fils Oronte, tués par Arvino et ses guerriers. Giselda accable son père en maudissant son crime (« No ! no ! giusta causa non è »). Arvino veut la tuer mais l’assistance s’interpose.

Acte 3 - La conversion

Dans la vallée de Josaphat, les chrétiens saluent Jérusalem (« Gerusalem ! »). Oronte apparaît soudain devant Giselda désespérée. Les deux amants quittent le camp d’Arvino, toujours en proie à une vive colère contre sa fille. Apprenant la présence de son frère dans son propre camp, il veut le tuer. Cependant, Oronte mortellement blessé, meurt en chrétien après avoir été baptisé par l’Ermite (« Tu la madre mi togliesi »).

Acte 4 - Le Saint-Sépulcre

Giselda, réconcilée avec son père, voit Oronte lui apparaître en songe. Il lui indique la fontaine de Siloé où les Croisés pourront se désaltérer. Les Lombards rêvent de leur patrie désormais lointaine (« O Signore dal tetto natio »). Ils se lancent au combat durant lequel l’ermite est gravement blessé. Agonisant dans la tente de son frère Arvino, Pagano lui révèle son identité (« Un breve istante »). Ayant obtenu son pardon, il meurt en contemplant les bannières des Croisés qui flottent sur Jérusalem.

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