L'Empereur d'Atlantis - Der Kaiser vo...

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Informations générales

  • Compositeur :Viktor Ullmann
  • Librettiste :Peter Kien
  • Année de création :1975
  • Lieu de création :Pays-bas
  • Langue originale :Allemand
  • Maison d'opéra de la production originale :Dutch National Opera

Description de l'Œuvre

Description

Un empereur aussi ridicule que dément décrète la guerre ultime, celle qui achèvera de décimer son peuple. « Mais la Mort, offensée mortellement par l’agitation, le rythme exagéré et la mécanisation de la vie moderne, brise son épée et décide de donner une leçon à l’humanité : désormais, nul ne pourra plus mourir ! » Les soldats s’affrontent en vain et redécouvrent l’amour. Un peuple commence à se relever. Le principe même de la vie renaît. Mais peut-on vivre dans un monde où l’on ne peut mourir ? Comment ne pas penser au Dictateur de Chaplin devant ce tyran confronté comme un enfant aux limites de sa toute-puissance ? L’Empereur d’Atlantis est une formidable pièce à charge contre tous les totalitarismes. On y sait rire en pleurant.
Élève de Schoenberg, Viktor Ullmann (1898-1944) est interné en 1943 à Terezín, camp dont l’absolue perversité propagandaire abusa en son temps le Comité international de la Croix-Rouge. C’est là qu’il compose L’Empereur d’Atlantis sur un livret de Peter Kien. De Weill à Hindemith, sa partition pour sept solistes et un ensemble instrumental de treize musiciens voyage entre musique savante et populaire. Joyeuse ou poignante, mais toujours traversée d’une vitalité qui nous laisse interdits d’admiration, elle emprunte aussi bien au jazz qu’à l’expressionnisme viennois ou au cabaret. 

Résumé

Arlequin, incarnant le principe de la vie, et la Mort se plaignent de cette époque malheureuse dans laquelle ils n’ont plus de place. Les hommes ne savent plus sourire et ne respectent même plus la mort. L’Empereur édicte un décret imposant la guerre entre ses sujets. Vexée,  la Mort se venge en brisant son épée : les hommes ne pourront plus mourir. Abasourdi, l’Empereur constate que les exécutions publiques deviennent inutiles : Les prisonniers restent en vie. L’empereur s’attribue auprès de ses sujets ce bienfait : l’octroi de la vie éternelle. La guerre générale. Nul ne se bat plus puisque l’on ne peut plus se tuer. Un soldat et une jeune fille se retrouvent comme des êtres humains dans la compassion et l’amour. L’anarchie s’étend. Arlequin fait ressurgir les souvenirs d’enfance de l’Empereur, qui devient fou. La Mort promet de délivrer le peuple de toute souffrance si l’Empereur est prêt à mourir le premier. L’Empereur accepte. 

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